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FABRICE GUICHARD

Occupation
Interests
comme un bon Sagitaire , j'aime la vie et elle me le rend bien


faute de connaissance mon peuple se perd ( l'Eclesiaste )

Ilne faut point prendre au peuple sur ses besoins réels pour les besoins imaginaires de l'Etat .( Montesquieu )

TOP SECRET

Il n'y à rien de nouveau sous le soleil,à part la vie .....!
August 19

SUITE (d'une vie difficile " la mienne" )

 

LE FILS GENANT.....Mais ,

VOUS N'AUREZ PAS MON ÂME

 

SUITE ( d'une vie difficile " la mienne " )     

Un coup de coude me réveille de ma torpeur , "  hé Guichard tu viens " , me dit Guillot qui serà mon copain pour longtemps .

D’abord cette école elle est moche , je m’y sent mal , elle est toute en béton , la cour n’à pas de vieux platanes qui perdent leurs feuilles à l’automne qui crissent sous nos pas quand on marche dedans ....c’est pas une école , c’est un poulailler à gosses .. !

-" Avancez derrière dit le Maître... ! " en criant dans notre direction .

-" j’aime pas cette école , elle est moche .... ! "

-" hein qu’est-ce que tu dis... ? " dit Michel Guillot

-" rien ...rien...murmurai-je "

nous passons sous le préau , puis au fond à droite deux portes battantes bleues nous attentaient comme pour nous avaler notre liberté , des escaliers nous portent jusqu’au premier étage ou un grand couloir dessert les classes , les couloirs servent aussi de vestiaires pour nos manteaux .

Nous entrons dans la deuxième classe , je suis en CM2 avec l’instituteur Monsieur PEÏTRONKI ; petit bonhomme de la taille de napoléon et à l’allure goguenarde , doublé d’un œil mauvais ....gare à nos abattis , on va en chier (c’était un ancien garde mobile selon des sources de je ne sais pas où....).

Il est vrai que nous ne sommes pas très loin de la fin de la guerre (22 ans) en pleine période de renouvellement de la France pour créer des logements à ceux qui avaient reconstruits ce pays , et que le pays avait besoin de forces vives pour cela ; d’où le nombre de camarades étrangers venus nous aider et s’aider eux-mêmes en s’installant près des chantiers géants près de chez nous .

Et puis il y avaient ceux qui fuyaient l’Algérie où les conflits avaient éclatés .

Voici à peu près mon époque .(1962) , les années Twist / Age tendre et Tête de bois (Albert Raisner) , le King (Elvis Presley,Johnny Haliday et Sylvie Vartan, Françoise Hardy , Richard Antonny , Claude François qui montait en flèche ....,Piaf  et son manège,et celle qui avait inventé l'école ...France Gall...non c'est Charlemagne l'école ..et Bécaud, et Aznavour , et tous les autres ...)

Et la TV qui arrivait dans les foyers doucement , les premiers feuilletons , Ivahnoé...Zorro et le sergent Garcia.., la Piste aux étoiles et le Clown Zavata ..., et les grands films du dimanche soir . Que de boulversements dans ce pays et dans le monde qui continue d'avancer sans cesse .

-"  Clac ..... ! " fait la règle du Maître sur son bureau .

-"  Asseyez-vous .... ! " dit l’autoritaire nabot ...il est si petit qu’on pourrait jouer avec .

Un petit brouhaha et nous voici tous assis attendant la suite ....

Puis Petronki nous récite son blabla avec une tronche qui te donne envie de te tirer dare dare ..

-" ouvrez vos cahiers de brouillon , on và écrire une liste des choses à acheter et que vous aurez besoin tout au long de l" année.... "

-" hé bé çà commence bien " pensais-je , avec l’argent qu’il y à a la maison çà va encore gueuler ( chez-nous on jure pas ...alors j’en profite dans ma narration ...vous permettez chers lecteurs , c’est un plaisir pour moi , j’ai été frustré .....)

Après ces quelques lignes de futures emplettes à ramener dans nos chaumières, nous avons droit à un coup de règle de bureau (c’est une manie ) .

Pour aujourd’hui , nous allons faire connaissance , vous allez vous lever à l’appel de votre nom et dire où vous habitez ...

Et c’est parti pour un tour ...au mien quelques garçons se foutent encore de moi et de mes grandes oreilles ...

-" hé Roquet les belles oreilles ..... ! "

-"  Clac,clac,clac.....çà suffit rugit le Maître ... "

-"  Guichard assiez-toi à ta place .. "

j’obtempère de bonne grâce et remarque un moineau sur le sapin de la cour (l’unique sapin ) , ses branches viennent contre la fenêtre où je me suis assis , et je me mets à penser que c’est bien d’ètre un oiseau....

puis la sonnerie retentit pour nous libérer à la récréation , bousculades dans le couloir où les autres classes sortent aussi , croche-patte avec moquerie à la clef "  hé babar attention tu và t"envoler .... "

" c"est pas babar c"est Jumbo " dit un autre ..... !

Ben c’est ma fête .....et en plus ils sont plus musclés que moi ces moqueurs là .....comment je vais m’en sortir moi .... ?

Faut que je vous dises ( toi lecteur ) , que je pesais pas lourd , j’étais chétif et malingre , je mangeais pas bien chez-nous ; non pas qu’il n’y avait rien à manger , mais la nourriture m’écœurait . Donc je grandissait sans grossir .

 Arrivés dans la cour de récré .....je cherche Dominique (mon frère ) , et je le trouve ...on échange des banalités et puis il part s’amuser de son côté pendant que je repère des grands cons qui me dévisagent d’une façon pas catholique .....ils viennent sur moi goguenards en rigolant poendant que je me carapate vers les toilettes ....ouf... !

" çà pue là dedans " pensais-je en me soulageant .

Puis je repère les lieux sous le préau pour voir où sont les gugus moqueurs ; je vois les maîtres sous le préau à discuter dans un coin pendant qu’un autre , sifflet à la main surveille la cour ....de temps en temps , un coup de sifflet part et des gamins s’éparpillent comme une volée de moineaux .

D’autres enfants jouent déjà aux billes ou aux osselets comme si l’école avait commencé il y à trois mois ....les osselets il và falloir que j’essaye .

La sonnerie me fait sursauter , c’est déjà l’heure de rentrer en classe jusqu’à midi.

Puis j’essaie de repérer Doudou pour lui dire de m’attendre à 11h1/2 devant la porte pour rentrer ensemble ; de loin je lui fait un signe en articulant bien «  tu m’attendrà …. ! » , d’un signe de tête il dit oui .

 

11h30 nous sommes dehors , le meilleur moment et le plus casse pied à cause des moqueurs qui se foutent de ma gueule et de mes oreilles …j’en ai marre . !

Et c’est des bousculades , des  coups de pieds , mais qu’est-ce que je fais ici , et Reims quand est-ce que j’y retourne …j’en ai assez .

Nous rentrons par le raccourci en tirant sur les branches des cerisiers qui souffrent avec tous ces gamins gourmands .

Puis traversant la rue , nous tombons sur le terrain de l’église St Curé d’Ars avec le batiment en préfabriqué qui nous sert de cathéchisme  avec la petite sœur qui nous l’enseigne ….elle est marrante ; elle est aussi petite que nous , et gentille .

J’aime bien le cathéchisme , j’apprends plein de trucs sur ce qu’on voit pas , mais moi j’y crois car je sens que c’est vrai qu’il y à quelque chose au-delà de notre entendement ; il y à une force qui nous entraîne et nous pousse toujours plus loin , même qu’on ait pas envie d’y aller , on y và parce qu’on sent que c’est çà , que c’est logique et naturel ; il ne peut pas en être autrement.

 Ce n’est pas une obligation , c’est une constatation qui fonctionne avec notre moi intérieur , et le mien est intact depuis pas mal de temps , je ne l’éteindrai jamais cette lumière qui me guide .

 

Entre temps, Doudou m’à rejoint au catéchisme car il a l’âge d’y être et puis çà fait peut-ètre également une garderie pour reposer les parents …..

De temps en temps nous avons le Père Cuchet , c’est un petitout plein de nerfs qui bouge partout , c’est un nerveux qui voit tout .

 

Et puis il y à le Père Rolland …. Haaa …le Père Rolland c’est quelque chose d’important dans ma vie, c’est un être que j’aime et qui m’à aidé à comprendre certaines choses , j’allais le voir au presbytère qui était dans un pavillon , une maison , villa jouxtant la monnaie , dans une rue sans issue qui débouchait sur une petite placette ronde avec trois ou quatre cerisiers  .

Il m’à expliqué la foi, les choses de Dieu en général …..Il était si bon professeur que je pigeais tout à la perfection ; et c’est à ce moment là qu’il m’à demandé si je voulais être servant de messe (enfant de chœur ….), j’ai accepté à condition que Doudou soit avec moi.

Alors tout s’est précipité, nous avons dû faire notre communion solennelle  je crois dans la foulée, Chantal notre sœur l’à fait en même temps ainsi que notre jolie cousine Marie–Claude. (nous avions 12/13 ans )

 

Puis nous sommes devenus des servants de messe très accomplis, goûtant le vin blanc de messe, mettant de l’eau dans la bouteille pour remonter le niveau ( Pfffff …j’en connais d’autres qui l’on faits aussi  ) . Nous avions après la messe les baptêmes de bébés , et les parains souvent nous donnaient des pourboires conséquent , au début on y donnait à notre mère et puis on a tout gardé pour nos bonbons et autres ( je me suis payé mon 1er 45 tours …No Milk Today …d’Herman’s Hermits …Wouahhhh… !! ) .

 

      Cette époque musicale   1966…. !!  Beautiful

 

Puis de Messes en messes nous avons grandis dans nos chemins intérieurs respectifs Doudou et moi ; nous allions de découvertes en découvertes sur tous nos plans …on les connaissait pas tous car nous étions pratiquement interdits de sortir de la maison ; moi qui était  à Reims dehors du matin au soir, j’en souffrais énormément. IL nous était impossible d’aller en bas avec les copains discuter comme les autres …mais de temps en temps on pouvait aller patiner sur le trottoir bien en vue du balcon ( la mère surveillait tout …normal  dans un sens ) , mais ce que j’horripilait le plus c’était ces interdictions continuelles ; les surveillances de rentrée d’école à la minute près , et le reste .

Et les devoirs en rentrant ….la question sordide, le couteau dans la plaie :

« T’à des devoirs aujourd’hui …? »  disait ma mère.

Moi je répondais toujours « Non non…… ! », surtout quand un problème de robinets qui fuient nous était donné à faire ou à quelle heure un train à la con va t’il passer dans une gare à la con, tout en tenant compte de sa vitesse à la con et à quelle heure il và croiser un autre con de train  de marchandises ....ce que j’e m’en balance et contre-fous de savoir çà pour rouler avec mes patins à roulettes sur mon trottoir préféré.

Qu’est-ce qu’ils peuvent me gonfler ces adultes qui sont là pour emmerder les gosses  au lieu de les aimer tout simplement.

Et mon Reims …il est où mon Reims … ?

Quand est-ce que j’y retourne …. ? 

Pendant ce temps là, je préférais apprendre au catéchisme l’histoire de Jésus-Christ  Noé et les autres de sa bande …çà c’était de la belle histoire qui tenait la route.

Et ma foi grandissait grâce au Père Rolland à qui j’avais demandé comment je pouvais devenir prêtre …

Il m’avait répondu je crois : «  faut demander à tes parents …! »

Ben si je demande à mes parents, je vais me faire tuer …. Je n’ai pas demandé.

Les saisons passent et se ressemblent à mourir d’ennui, j’en ai marre de cette école pourrie où tous les gosses me tapent dessus, je vais me tirer de cette ville où rien ne m’attache…si peut-être Doudou, ce petit Frère qui me suit partout.

Mais je veux revoir Mam Marti …où est elle …et ma grand-mère et ma famille … ?

J’en ai marre…….. !

 

La Punition des robinets

 

C’est vendredi, quatre heure et demi ….

J’attends Doudou qui traîne toujours comme moi pour sortir, ce qui nous rapproche moins vite de la maison où nous allons êtres enfermés tout un week end  .

Surtout, avec dans mon cartable un fameux devoir de problème à rendre le lundi au père Pétronki qui me bafferait à tous les coups...

Hé bien pour tout vous dire, pas pressés de rentrer  au Peupliers  ( notre immeuble de dix étages )  .

Bon j’ai peut être une solution…..je vis dire encore que j’ai pas de problème à calculer, ou du moins je vais éviter d’en parler, je ne parlerai que des autres devoirs courants et qui m’ennuient moins.

Bon traversé du raccourci, les cerises sont déjà loin, par contre il commence à faire un peu chaud et les feuilles abondantes de ces braves arbres nourriciers du mois de mai ous donnent leur ombre bienfaisante et rafraîchissante.

Nous traversons la rue au bout du raccourci et nous sommes sur le terrain de l’église et du catéchisme ; nous traînons un peu Doudou et moi , mai sans intérêt car les autres gosses ont déjà chez eux devant leur TV .

Nous rallongeons un peu le chemin  en passant par le centre commercial pour lécher la vitrine du bureau de tabac où  sont stocké les bonbecs …. On se mouille un peu les pieds au bassin de béton qui se trouve au milieu de ce centre, et nous ressortons pour trouver la rue qui une fois traversée nous plonge en plein cœur d’une immense pelouse interdite  car toute neuve …les gardiens veillent dur.

L’immeuble les Ifs est encore en construction sur la droite ; il est long comme un train , mais parlons pas de train çà me rappelle des trucs pas bien pour le moment .  

Poufff…. !  Traversée de cette pelouse, les peupliers sont là autour de nous majestueux déjà, que se soit les arbres ou notre immeuble  ils sont là, c’est grand dix étages …mais pas autant que ma cathédrale de Reims.

Nous sommes au pied de l’immeuble, et nous devons rentrer, c’est un calvaire, çà me déchire le cœur, je suis mal dans ma peau, triste à mourir .

-« Bonjour maman … ! » disons-nous en cœur Doudou et moi ( et pourquoi Doudou…c’est pas un prénom çà … ) .

-« Et alors c’est à cette heure que vous arrivez… ? »

Je vais vite ranger mon cartable dans notre chambre pour qu’il se fasse oublier, et nous allons goûter un bout de pain et une barre de chocolat .

Je traîne, je vais aux toilettes pendant un certain temps, le temps d’oublier les devoirs ou de les faire oublier à une certaine personne.

-« Les garçons, vous avez des devoirs …. ? Montrez-moi vos cahiers de copies… ! »

Aie, aie, aie…, moi malin j’avais pas noté le problème et bon je montrais bon gré , mal gré e cahier .

-« bon bon … Chantal … ! , tu và voir chez Pegoraro les devoirs que lui il à , tu me ramène ce qu’il notera » … !

-« oui maman dit Chantal ….. »

J’étais cuit et recuit et bon pour une bonne engueulade  et privations en tout genre avec en prime ce satané problème à faire …ha elle était forte pour faire des coups comme çà la Mère Guichard.

Bien entendu Chantal est redescendue avec ce foutu problème , de cette donneuse de Pégu ..!

Hé ben j’y ais pas coupé, je suis resté tout le vendredi soir à rien comprendre à ce foutu problème qui n’avait rien  faire dans ma tête  qui était pleine d’autres questions en tout genres , et qui voulait se barrer à Reims ; et encore tout le samedi , puis le dimanche fermé à clef dans la chambre des parents en les regardant partir en voiture (la Trianon ) pendant que je devais par obligation faire ce problème pour satisfaire tout le monde .

Hé ben j’ai essayé, j’y ai rien compris, quand tout le monde est rentré de promenade , je me suis pris encore des baffes  et des remontrances à vouloir fuir au galop pour rejoindre Reims où j’apprenais bien à l’école parce que j’étais heureux .

A la découverte de mon corps

 

Je suis à un âge où le corps d’un adolescent change et se transforme sans cesse.

Je suis tout simplement malingre car je ne mange pas beaucoup, je n’ai jamais faim et le fait de me mettre à table m’ennuie énormément, car, ce n’est pas un moment de plaisir, mais d’obligations en tous genres.

-« Mets pas ton pain à droite, pas les coudes sur la table…! » ordonne papa Guichard.

-« Finis ta viande, tu ne sortiras pas de table tant que tu n’auras pas terminé ton assiette.. ».

Et je restais des heures devant cette assiette (avec Fanfan elle aussi) de viande dure à mâcher, moi qui préférai les bonnes blédines de Mam Marti, ou un bon bol de chocolat chaud avec des tartines de beurre.

Mais je grandissais quand même, et je me demandais pourquoi ma bistouquette se dressait si fièrement le matin, si bien que j’en étais gêné pour me lever et aller au WC, ou déambuler dans le couloir devant tout le monde. 

Puis un jour, ma grande sœur Catherine que j’aimais comme une mère car elle était gentille, se trouvant dans la cuisine un jour ou nos parents était absents je crois, devait se poser les mêmes questions que moi sur l’autre sexe, et à trouvé la solution en me faisant découvrir le sien tout en échange de mon anatomie malingre.

C’était pas mal quand même de voir comment est une fille, toucher un peu aussi ces bosses que nous garçons à l’école appelions des nichons, car la poésie ne nous étouffait pas.

 La semaine prochaine on découvrira le bas du corps ; ben quel programme, surtout que je m’en foutais un peu ; je n’avais pas l’âge de ces choses là.

Puis plus tard …..C’est Chantal qui a voulu découvrir aussi, ben là je me demandais bien pourquoi moi. Ben c’est pratique, car quand on est tous fermés dans une maison avec interdiction d’aller en bas s’amuser avec nos copains ou copines inexistantes pour ces dernières …on se découvre entre frangins pour se dépuceler l’esprit …..Et plus.

Je tenais à parler de cet intermède pour plus tard.(vous verrez pourquoi)

 

Ecole buissonnière avec les copains

 

-« Allez les garçons debout c’est l’heure …! » dit notre mère

Bon ben on se lève, pipi et tout le reste suit aussi, déjeuner à la soupe (beuurkk…) , le cartable au bout du bras (lourd le cartable ) , puis nous prenons le chemin de l’école .

Mon copain Guillot Michel me rejoint avec son demi-course, sacré vélo, des fois il me le prête et je n’arrive pas à lui rendre car j’aime trop çà.

J’en fais des tours de vélo ….quelle chance il à d’en avoir un.

Ce jour là avant d’arriver devant l’école, avec un autre copain (je ne sais plus lequel), on décide de faire péter l’école, on n’ira pas, ben tiens ho… !

On ira sur les bords de l’Isère à la découverte de cette campagne qui longe notre rivière.

Et pour plus de facilités et moins d’encombres, nous prenons les chemins buissonniers cela va sans dire ; celui qui nous emmène à canard, vers la maison des rameurs qui n’existait pas à l’époque.

Nous prenons donc vers l’Est, tout droit à travers les champs boueux (bonjour les godasses), jusqu’à la Joyeuse qui se jette dans l’Isère.

A cet embranchement nous remarquons une barque amarrée à un tronc , et nous décidons d’aller faire un tour avec , mais ce n’est pas si facile que cela de grimper à bord de ce frêle esquif qui balance tout le temps d’un côté et de l’autre ….nous n’avons pas la technique .

Si bien que notre copain de fortune tombe à l’eau ….quelle poisse ; cet andouille nous sape notre après-midi, car Michel est allé le chercher, moi j’ai marché dans l’eau au bord pour agripper Michel de peur qu’il se noie, qui lui-même tenait l’autre pour l’aider.

Nous étions tous les trois trempés, sous les arbres, le soleil brillait moins fort ce jour là et nous commencions à avoir froid avec nos vêtements mouillés.

 

 

 

J’ai la présence d’esprit de dire :

-« les gars faisons du feu pour sécher nos habits car on va se prendre une rouste si nous revenons trempés de la sorte … ! »

Et comme nous avions déjà commencé à fumer des cloppes en douce(les fameuses P4), nous avions toujours une boite d’allumettes sur nous, et il fut facile de faire du feu avec tout ce bois qui nous entourait.

-« Tu parles d’une journée, ben on n’est pas encore rentrés secs chez-nous » disait Michel

Et l’autre qui se confondait en excuses –«  c’est de ma faute, je n’ai pas fait exprès, j’ai glissé, c’est plein de vase au bord »

Effectivement à cet endroit là il y avait beaucoup de vase et de profondeur.

Le copain aurait bel et bien pu se noyer, nous l’avons échappés belle.

Nous avons attendus longtemps avant que nos affaires soit sèches, 2 heures au moins près du feu sur des branches plantées en terre ; des vrais robinsons de pacotille.

Nous avons remis nos vêtements à moitiés secs et puants la fumée  pour enfin rentre chez-nous avec l’appréhension de se faire engueuler .

Mais en rentrant, rien ne s’est passé car la parade à été vite trouvée,

-« Bonjour Mman »

-« Mais qu’est-ce c’est que cette odeur de fumée….. ? »

-« Rien, y’ un chantier qui faisait un grand feu de planches , j’ai regardé les ouvriers faire »

-« Oui ben va te changer et te laver car çà sent pas bon »

Et bien je ne me suis pas trop mal débrouillé pour cette fois …..ouf… !

Bien heureux que cela se termine comme çà .

 

Le lendemain, je demande  Michel comment cela c’est passé avec sa mère, il me répond :

-« Ho ben elle était partie faire des commissions, je me suis lavé et changé et puis c’est tout »

Ben oui, nous les commissions, c’était la maison Chartier qui nous livrait toute les semaines, et ce qui se consommait tous les jours, c’est nous qui y allions au supermarché en face, de l’autre côté de la pelouse sous haute surveillance de la mère du haute de son balcon du 4ème étage des Peupliers (notre tour de 10 étages).

Au rez de chaussé il y avait notre copain ……………et ses sœurs sublimes.

au second Antoine Valenti (l’Italie) , c’est dans cette famille que nous regardions Zorro , Ivanhoé , la piste aux étoiles avec en fond les cris des petits Valenti qui disaient à leur mère :

–« Maman…..café au lait …. ! » sur un ton de commandement de petit mâle Italien

Et Cette bonne Madame Valenti obtempérait avec gentillesse pour eux  (je voyais la différence de cette mère avec la mienne ….)

 

 au troisième la famille Kitch, trois sœurs aussi, au quatrième il y avait nous, au cinquième la famille Vella ….Catherine ma sœur seras amoureuse de Bernard et se mariera avec Jean-Paul ; toujours au cinquième La famille Rouméas ….la fille la plus jeune me plaisait bien et j’espérai toujours devenir son copain..Mais comme nous ne sortions jamais que pour les commissions ….basta .

Au sixième étage Pegoraro la donneuse de devoirs en tous genres (les devoirs).

Et puis plus haut je ne m’en souviens plus, de visu si, mais j’ai oublié les noms.

 

Il y en avait du monde dans cette tour des Peupliers, et autour bien sur plein de Peupliers plantés avec des pelouses vertes où il était interdit de marcher , le garde veillait .

Le chien loup :    Wouffff…. !  çà choppe et çà mord

 

De temps en temps j’allais au bureau de tabac en face des Ifs, qui se trouvait être une vieille ferme.

Il y avait un chien loup énorme puisque je n’étais pas bien gros, et ce jour là en approchant de la ferme.

 De loin je vois ce Chien énorme arriver comme un taré, bavant et hurlant comme une bête enragée.

Bien sûr je recule et le chien s’avance toujours sur moi, si bien, que je rebrousse chemin à toutes jambes en pensant échapper au fauve qui me rattrape, et me mords dans le dos.

Je rentre en me plaignant du dos, mais sans cigarettes pour notre père...

Si il à pas ses cloppes, il va être énervé ce soir ….ben il tapera dans sa boîte à mégots où il y à des réserves pour les jours noirs.

C’est qu’on à même u jours de disettes ramassés des mégots pour notre père afin qu’il puisse fumer ….vous avez faits déjà çà vous … ?

Je n’ai même pas eu le temps de prendre l’ait et de flâner un peu dans la rue à cause de ce clébard, c’est pas vrai çà …j’en ai marre de ce pays, de ces immeubles où tout le monde s’entasse comme des poules de batterie …il est où mon Reims … ?

 

LE   VERCORS et les Grands Goulets :

 

Dimanche, notre père nous emmène dans la Trianon (Simca )

          Sa 1ère voiture (Trianon)                           Puis la 2ème ( L'Ariane )

                           

      Elle était de la même couleur                  Pour celle-ci m'en souviens plus

Elle était grande cette voiture et on était fiers de se balader dedans, on était un peu serrés derrière à Quatre, mais Fanfan passait devant sur les genoux de notre mère pour que nous rentrions tous dans la voiture. je l’aimais bien cette voiture, on dirait une voiture Américaine, là où il y à les cowboys …. !

Nous voici partis pour le Vercors, cette grande montagne qui nous surplombe tous les jours, qui veille sur nous comme une mère, qui nous donne de beaux orages pour arroser le blé du printemps, de la fraîcheur l’été sous ses grands arbres, de la neige pour la luge l’hiver pour glisser dessus …tout quoi ….c’est mère Montagne.

Mais alors pour y aller là haut sur la montagneuuuuu…..çà me rappelle une chanson çà.

La voiture prend la route qui tourne et qui tourne, et çà tourne aussi dans mon estomac qui se retourne et se retourne comme ma mère retourne mes poches pour laver mes shorts …j’en suis malade mais je dis rien pour pas arrêter la voiture car le père và peut être râler qui sait, ou bien notre  mère …

-« Houlà…viiite chéri arrête la voiture fanfan và vomir … ! »

Beurrk…… moi aussi pensais-je.

Ouf… ! , la voiture s’arrête et tout le monde descend pour prendre l’air ; çà fait du bien à l’estomac, et à notre Père qui grille un clope pour se détendre . 

Bon allez …..on remonte pour attaquer les Grands Goulets ; moi çà và mieux , je vais profiter un peu du paysage qui est si beau , j’avais jamais vu çà ; bon sang que c’est beau … !

Voilà les premiers goulets.

Les goulets sont simplement de petits tunnels très courts  espacés les uns des autres sur des kilomètres et de leurs voûtes tombe des gouttes d’eau en saison douces, et il y pend des glaçons l’hiver. En voiture il est impossible de s’arrêter quand on a commencé à rouler dans les goulets à part sur les espaces prévus à cet effet quand on les rates pas ….

J’ai encor mal au cœur, vivement qu’on revienne à la maison, je suis mieux à lire mes livres du club des cinq, car j’ai pas fini celui que j’ai commencé. (La Palisse...).

 

Le   Timbre à Viré et l'évasion est ratée

 

-« Asseyez-vous… ! » obtempère le Maître (instituteur)… 

 Ce matin le dispensaire est venu pour nous coller des timbres en vue de la préparation aux vaccin de la tuberculose qui à tant fait de victimes ces dernières années .

Nous passons à tour de rôle devant le bureau du maître pour avoir droit à ce timbre collé sur notre plexus ; que nous garderons pendant au moins huit jours.

Au bout de trois jours le mien commençait à me gratter sérieusement … et çà énervait .

 

La semaine suivante donc, la même personne venait nous els enlever et un médecin nous examinait l’endroit où était collé ce foutu timbre. Là où était collé le mien c’était tout rouge, plein de petits boutons et çà grattait vilain …on disait alors que le timbre avait viré.

Alors on passait à la radio des poumons ; et là j’ai entendu qu’on disait –« il à un voile sur les poumons, faut l’envoyer en préventorium (genre de Sanatorium en moins grave) …du préventif.

Et me voilà chez moi à voir les préparatifs de linge étiquetés à mon nom pour pas les perdre dans les grandes lessives du préventorium qui se trouvais à Autrans dans l’Isère , au moment des jeux Olympiques d’hiver .

Je me suis donc retrouvé dans cette maison de repos où l’oxygène abondait , où on se caillait les miches , où les montagnes étaient si belles , avec pour numéro d’immatriculation le 117 gravé au fer rouge sur ma brosse à dent au manche bleu …ce numéro m’à poursuivi sur tout ce que j’avais sur moi et dans mes placards pendant 9 mois .

Le matin , le midi et le soir avant de manger on nous faisais avaler presque de force de gros cachets rouges impossible à déglutir tellement ils était énormes ; si bien que , je les balançait dans le radiateur à côté de moi ….je me suis fait prendre comme un bleu , on m’à changé de place , plus de radiateur , mais ….mon voisin de table croyant que c’était des bonbons bouffait les miens ; j’avais donc un nouveau mangeur de cachetons . (c’est du vécu j’vous dis …).

 

Pendant ce temps , je foutais toujours rien à l’école du prévent , car les maîtres étaient cools avec nous puisque qu’on était sensés êtres des petits malades …..nous prenions beaucoup l’air dehors pendant que les surveillants se les gelait sous les préaux .

Un jour avec mon copain René (un autre …) ….René Faure , le fils du monsieur qui avait été me chercher à Reims avec ma mère ….j’ai mes sources .

Donc un jour de longue sortie , pendant que les surveillants se les caillait toujours , j’ai eu une idée saugrenue ( ben ouais ) de faire un igloo avec la neige abondante et épaisse qui recouvrait le devant des pentes du prévent  pour nous abriter du froid et pour s’amuser aussi .

 

Et nous voilà mon René et moi à construire cet édifice que nous avons bien réussi grâce aux blocs de neige durcis et montés comme des briques les uns sur les autres jusqu’à réussir à faire l’arrondi du toit comme un vrai Igloo , avec son entrée en tunnel  . Et tout çà pourquoi , je vous le donnes en mille ….. ?

Pour me barrer de ce Prévent de merde où on bouffe des cachetons à nous foutre malades .

 

Le lendemain, on à pris des couteaux de cantine qui coupent jamais rien , piqué deux ou trois tranches de pain , gardés deux pâtes de fruit du goûter , et on décide de foutre le camp à la prochaine sortie en se cachant dans l’igloo.

 

Nous sommes donc à attendre que la cloche de la fin de la sortie sonne , bien calés dans notre Igloo , on était bien , pas trop froid et confiants .

Renée me demande : «  mais comment on va trouver notre chemin pour renter à romans … ? »

Je lui réponds : « Facile …….on suit les rails du train , j’ai vu en venant que c’était tout droit , t on arrive chez-nous tranquilles » .

Ben oui quoi  !

Et bé René il s’est dégonflé , on est sortis de notre Igloo , il n’y avait plus personne dehors , personne ne nous avait vus ni remarqués absents ; on est remontés dans nos chambres et on à vaqués à nos occupations du soir .

 

Je revois de temps en temps René qui travaille chez un Chausseur connu, il est toujours le même , souriant , malgré son handicap ; c’est un bon gars .

Mais le numéro 117  avait raté son évasion  .

Et ce soir là en cherchant le sommeil dans ce lit de dortoir de 30 garçons d'un côté et autant de filles de l'autre séparés par la cabine du surveillant je me suis surpris à penser à toutes sortes de choses , la vie , les sentiments des proches , parents , Père , mère et tout le reste , frères , soeurs ...je pigeais toujours pas ce qui m'arrivais .

Au troisième la famille Kitch :     le Secret de famille

Haaaah   la famille Kitch …   juste sous nos pieds, en dessous , là où le danger guette … !

Un jour où je crois me souvenir, notre mère avait été fatiguée nerveusement et partie en stage de soins à la Teppe ( maison de repos ) ,  La voisine du dessous qui surveillait d’un oeil avisé la maisonnée Guichard à la demande de notre père , à eu la malencontreuse idée de poser son regard sans le faire exprès , dans le livret de famille  Guichard ….. !

Wouaahhh …. ! 

Elle à vu que chaque enfant appartenait pour certains à la mère et les autres au père qui en avait reconnu par amour pour la mère , qui elle  , se planquait d’une jeunesse ratée .

HOOooooo  … !    quel bazar elle à mis la voisine Kitch…elle qui était si gentille avec nous tous ;nous qui partions en vacances avec eux et eux avec nous .( j’ai des photos )

Ben çà a bardé vilain , on l’à plus revu la voisine ….mais elle à rendu un grand service aux enfants Guichard qui se sentaient un peu plus dans le vrai …faut pas cacher la vérité aux enfants …jamais !

 

                                           07 Sept 2008  :    00h:36

                                           à  bientôt pour la suite (mais çà vient  ...patience )

                                   

 

 

May 09

BARBE ROUSSE * ( La poésie est une musik ..!)..4477 Visites

TOP SECRET du poète( Pourquoi j'écris...?)

                                                 

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POURQUOI J'ECRIS          

 

Voilà ! je suis au bout de ma plume,près de toi;

Quand elle écrit pour plus tard,mon âme extrapôle,

Se promène et s'installe comme étant aux abois;

C'est une âme de Poète qui se donne à son rôle.

Ce n'est pas une intelligence,c'est une éffluve !

Un soupçon d'aventure,un coin de paradis !

Une école intérieure,la lave d'un Vésuve !

C'est l'empreinte d'une vie,la parole d'un Ami.

C'est cela un poète,une douce musique

Qui peut devenir dure ou triste quand on n'aime pas;

Arogante et drôle ou bien même nostalgique,

Que gouverne la Muse depuis mes premiers pas.

Ce sont les enfants qui nous comprenent messieurs !

Car le poète regarde son âme comme un miroir;

C'est ainsi que j'écris les mots simples et luxueux

Que me souffle mon double quand la nuit se fait noire.

C'est une valeur intérieure,un joyau vermeil.

Je suis riche à millions et possède des diamants,

Des forêts et des lacs où les ours sommeillent,

En rêvant à un aigle gracieux dans le vent.

C'est pour cela que j'écris ,bien mieux ,je transcris !

Car mon esprit explose en un millier d'étoiles

Enveloppant mon coeur et cette âme qui crie

Sur le papier comme le peintre sur sa toîle.

Les mots et les syllabes nous viennent souvent d'un jet,

D'une lumière,d'une parole que l'on a prononçée,

Par une présence,d'un lieu ou d'un court trajet;

De nos joies , mais aussi de nos âmes délaissées.

Car souvent nous sommes seuls quand s'éclairent les lampions,

Et personne ne voit ce que nous ressentons !

Tout sujet nous réveille,même une larme sur une joue;

Alors nous écrivons,c'est notre rendez-vous !

Rendez-vous à nos mots car nous sommes orateurs

Des oublis ! là où notre langue s'est désséché,

La plume déverse sa verve pour l'amateur

D'âme blessée,sensible et non pas si cachée.

Voilà pourqoi j'écris ! comprends-tu à présent

Le doux murmure de mon ètre ? il semble etre ailleurs;

Dans un nuage,comme le dit l'homme railleur,

Mais non ! il est bien là accompli et vivant.

Je te semble mystérieux,ouvre bien les yeux !

Contemple ma musique,tu connaîtra mon âme,

La partition est claire , rythmée c'est merveilleux;

Si tu ne comprends rien , c'est que tu est un âne !

Mais l'âne est mon Ami et tu l'es toi aussi;

Il vaut mieux ètre ainsi têtu et capricieux

Que voleur et barbare que le monde déprécie,

Ou bien un dictateur,assassin disgracieux.

Je peux tout écrire,tant que l'encre coulera

Au fil de mes doigts que mon coeur veut guider;

Car je peux voir dans les volutes d'une fumée,

L'Amérique toute entière,les chutes du Niagara.

Je n'ai pas besoin de prendre l'avion bruyant

Pour atterir sur une île merveilleuse et belle,

Un livre d'images me suffit et ,bien souvent

Je voyage de pays en pays en plein ciel.

C'est pour cela que tous disent que je suis un rêveur !

Que je ne sers à rien,mais ils sont dans l'erreur,

Car ils taisent l'émotion qui vibre au fond d'eux même

Oubliant la valeur des écrits et du Thème.

Ma parole s'oublie et ma plume l'éveille,

Je peux ètre distrait et oser un travail,

Ecouter un discours et rester en éveil

De la résonance d'un mot où que j'aille.

Je suis deux,je suis moi,ma parole et mon âme,

Et cela persécute tous ceux qui me cotoient;

Leur offrant du plaisir et quelquefois des larmes,

Car il est dur d'ètre Poète autant que Roi.

Il faut se partager et c'est toute une astuce

Entre la vie présente et l'écrit du moment,

Pour l'Amour d'une amante et de tous ses foetus

Qui naissent pour la patrie et prématurément.

C'est un bien que d'écrire pour que l'on se comprenne,

c'est pourquoi j'use l'encre de ma plume Amoureuse

Des mots;comme l'eau l'est aussi de La FONTAINE,

Qui chante sa mission d'une rime glorieuse.

Je fais jouer les lettres avec mignardise

Et je m'amuse de tout,même d'un petit ''T'',

Qui vous met dans l'embrouille et puis vous tyranise.

Ce quatrain me régale et je vous l'ai jeté.

On peut tout faire,un point,un signal s'esclame !

Une virgule reprend l'air et passe à la suivante,

Suivie;d'un point virgule avant le petit drame ;

Que vous impose l'accent d'une fin triomphante.

C'est ainsi que j'écris avec ma matère grise

Qui ne se prend jamais pour un grand littéraire,

Mais qui sait transposer les principes à sa guise

Pour celui qui lira s'il n'est plus terre à terre.

Comment doit'on faire,comment doit'on lire les Vers ?

Avec le ton d'un ètre qui écoute son coeur !

Battre à l'unisson en se moquant des travers

Que lui inflige le temps sans penser aux heures.

Oh enfant de l'instant ! si tu est un Poète;

N'écoute pas les grands et poursuis donc ta sieste,

Qui t'offrira les mots et la rime poétique

Que d'autres ont découvert à force de pratique.

Puis tu prendra ta plume et inscrira les sons

Plus merveilleux les uns que les autres pour moi;

Puis tu essaiera d'en créer une chanson

Que t'offre les Pensées d'un homme Champenois

 

REIMS,ville natale,

tes bouchons explosent

commme le peintre sur sa toîle.

 

la photo : facede nord de la mairie , sécu , poste et la place pour jouer aux boules

 

                   XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX

 

poesieuniverspelle@yahoogroupes.fr

On croirait lire du HUGO.
Belle promenade, ca vaut le coup de revoir certains passages pour rendre le texte encore meilleur. ( ce compliment est ma plus belle récompense...... mission barbe rouse)

 

             MISSION BARBE ROUSSE

              barbe Rousse

 

Dans sa barbe rousse il pensait,pensait sans cesse

A toutes ces barbes bleues qui gardent leur couleur;

Il pianotait sur un clavier son manifeste

Pour que la scène d'un théatre lui rende honneur.

 

Le rideau est lourd et se lève devant sa face

Pour que ses yeux brillent un peu plus sous le soleil;

Là devant lui les acteurs vivent sa dédicace

Tel que le vit un jour de gloire Monsieur CORNEILLE.

 

Il n'oublie pas de sa province Monsieur BRASSENS

Et son cheval qui galoppait dans ce grand vent,

Ni son TOULON qui est un petit PORT au PRINCE

Quand l'estivale se met à nue pour l'estivant.

 

Et il pensait,et il pensait bien trop longtemps

A tout,ces drôles de gens,et toutes ces barbes bleues;

Qui vont sans cesse et pire,contre le mauvais temps,

Contre leur vantardise et leurs sourires....Parbleu !

 

Barbe Rousse supportait toutes ces aventures

Et le sort de la femme caressant son enfant;

Il se construisait seul dans une architecture

Qui devint le Palais d'Orthographe qu'il défend.

 

Il passait des heures entières auprès de la lampe,

Et elle brillait aussi pour la beauté des mots ;

Son coude s'était usé adossé au bureau,

Mais la plume dictait sans honte son estampe.

 

Barbe Rousse à trois femmes,2 enfants et 2 chats,

Ils ne sont pas au bord des phrases de l'océan

Qui se jette à ses yeux,mais pourquoi est-ce lui

Que le ciel à choisi pour maître de céans ?

 

Qui peut le dire si ce n'est pas ce simple écrit!

Peut ètre ces barbes bleues qui l'ont souvent contré,

Ou bien tous ses Amis qui l'ont si mal décrit;

Il n'avait jamais su dessiner son portrait.

 

Puis il a pris la route,le sac d'exclamations,

Et dans un ruisseau d'encre a baigné son idée

D'une lumière blanche transformée d'ambitions;

Que diriez-vous de suivre un peu ce Farfadet ?

 

De lire son histoire et suivre ses pensées!

Il veut vous énnoncer le but de son Art

Et vous réconcilier dans cette belle Odyssée;

S'y efforcera-t'il même s'il est un peu tard?

 

C'est l'effort de sa vie et son seul rendez-vous,

Il a voulu fixer les plus grandes de ses heures

En vous volant les vôtres de ROMANS au PEROU;

Ainsi il a choisi d'etre un homme transcripteur.

 

Surprenez ses phrases et essayez de rejoindre

L'acteur silencieux qui demeure en vôtre coeur.....

Le sentez-vous bondir quand il veut vous dépeindre,

Une toîle de SESAME trônant au Sacré-Coeur ?

 

Les monts et les vallées défilent devant ses yeux

Comme la rivière du Gers devant ses rives,

Il suit les rires discrets des enfants et des vieux

En souhaitant que ja.!mais,jamais on l'en prive.

 

Il ne devinait pas que le sourire existait

Parce qu'il lui était caché dans sa jeunesse,

Il rencontrait des bras qui le tarabustait

Encore et encore sans craindre son mini-stress.

 

Puis il a grandi dans les rues et les couloirs,

Là où il pouvait se retrouver,ètre un autre;

Le compagnon de route attendu au parloir

S'était fait confident pour les âmes et ses hôtes.

 

Barbe Rousse écoutait sans cesse ses ainés,

Ces joueurs de boules,tueurs de temps passé;

Il suivait les conseils de leurs bonnes années

Pour engloutir les heures d'un savoir bien pensé.

 

Que le temps était court,teignant les cheveux gris

Aux hommes et aux femmes postulants pour cet honneur;

Qu'il fallait les respecter,même rabougris,

Car de les écouter est un porte- bonheur.

 

Encore un peu de temps pour ajuster un mot,

Pour suivre une marmotte dans la clairière d'un bois,

Ou se rincer la glotte avec les communaux,

Il prenait l'temps de vivre comme robin des bois.

 

Hà ! c'était une ombre Barbe Rousse à l'époque,

Ses discours partaient comme une flèche vers les seigneurs,

Qui le prenaient souvent pour un homme loufoque;

Mais ils ne pouvaient rien contre ce Gribouilleur.

 

Car ses mots tranchaient l'erreur comme un sabre arabe,

Le désert serait plus doux pour ces gouverneurs,

Que de lire l'alphabet de cet homme redoutable

Qui n'a pas peur de prendre à partie ces meneurs.

 

Vous faites la sourde oreille à ce peu de morale,

Quand bien même vous lisez,vous ne comprenez rien;

Vous êtes comme le poisson qui gire dans son bocal

Emprisonnés sans doute comme le galérien.

 

Mais changeons de sujet ,la fauvette l'appelle !

Le printemps se présente à ses yeux éblouis,

Et il le reconnait au vol de l'hirondelle;

Et à la flânerie du passant ébahi.

 

Il présente ses voeux à la fleur qui sommeille

Et attend l'éclosion du bourgeon paresseux;

Suit de son regard la sautillante corneille

En songeant aux paroles que conseille LAO-TSEU.

 

''Connaître les autres,c'est sagesse,

Se connaître soi-même,c'est sagesse supérieure;

Imposer sa volonté aux autres,c'est force,

Se l'imposer à soi-même,c'est force supérieure.''

 

Ainsi se prononce le sage attentionné,

Et les heures s'éclairent quand la nuit se fait noire;

Ainsi grave t'il les prhases affectionnées

Pour les hommes de bon sens en dépit des grimoires.

 

Le soleil s'épuise et réchauffe la terre

Que le bipède trompe en enfouissant l'ordure,

Electrons et neutrons suivent l'interstellaire

En combinant l'ozone de notre iperstructure.

 

Barbe Rousse marmonait dans cette indifférence

Une psalmodie que l'expérience lui dictait,

Pour la postérité de VENISE à FLORENCE

Où la véhémence des mots se reflétait.

 

Les textes ne lui suffisaient plus,il dut parler!

Il ne pouvait plus taire ce feu qui le brûlait,

Ces balbutiements qui le dérangeaient sans cesse

Depuis des temps commme une épée de DAMOCLES.

 

Même ses proches ne comprennaient pas sa mission;

Il était sursitaire et passait tout au crible,

Ses pensées se suivaient et semblaient impossibles

A réaliser par l'homme en mal de réflexion.

 

Il devait soigner les âmes et les corps meurtris

Par le manque d'oxygène et l'envie d'éspérance;

Quel effort faisait donc toutes ces industries

Pour que l'homme apprécie l'air de son Ranch .

 

Mais il n'était pas seul à bramer ses Poèmes,

Charles LECOMTE de LISLE était avant lui,

Et il reprenait les hommes pour leur Anathème

Que Barbe Rousse avait gardé en usufruit.

 

''Hommes!,tueurs de DIEU,les temps ne sont pas loins,

Où sur un grand tas d'OR vautrés dans quelque coin

Ayant rongé le sol nourricier jusqu'aux roches,

 

Ne sachant que faire,rien,ni des jours ni des nuits,

Noyés dans le néant des suprèmes ennuis,

Vous mourrez bêtement en emplissant vos poches !''

 

Et c'était le drame,c'était le grand reproche,

Que fait'on si les mots bousculent encor'sa tête?

Suivrez-vous donc cette musique et ses doubles croches,

Ou dresserez-vous encore vôtre grosse crête?

 

Le rossignol chante à sa porte et il l'envie

De reproduire la partition qu'il affectionne,

Des PYRENEES elle se propage à VARSOVIE

Et vient émigrer dans le parc de CARCASSONNE.

 

C'est aussi le prix du Silence et de la Paix

Que Barbe Rousse s'était promis de protéger,

Mais personne n'y croyait et l'homme sortait l'épée

Souhaitant par la force arriver à l'Apogée.

 

Les Barbes Bleues tranchaient les gorges et l'Amitié,

Ils ne savaient rien faire d'autre sur cette terre....

Dominer,dominer,se battre à sassiété

Pour acquérir cette planètte en propriétaires.

 

Et les Poètes souffraient et se consummaient

En affûtant les griffes ascérées de leurs plumes,

Pour que le bon sens ne reste pas aux "guillemets"

Et ne soient pas reconnus à titre "Posthume"!....

 

Ils n'abusaient jamais de ce qu'ils écrivaient,

Ni de l'encre posée sur une page blanche;

Vous ne pouvez savoir ce qui les captivait,

Car leur tête était prise du lundi au dimanche.

 

Même le temps ne pouvait jamais rien pour eux

Et ils s'abandonnaient à leurs discours en vain;

Devant un café crème fumant et mousseux

Traçant dans la vapeur un souffle d'écrivain.

 

Les Alexandrins sont comme un fleuve de lave,

Et la force des Vers comme un soc de charrue,

Où les mots se répètent de salves en salves

Pour répercuter en écho au fil des rues.

 

Le Poète est une âme pure faite en diamant

Où le mensonge peut blesser au bord de ses lèvres;

Et s'il préfère écouter le chant des Amants,

C'est parce-qu'il le compose adossé à son cèdre.

 

Vous ne pouvez comprendre l'émotion de ses nuits

Qu'en saisissant le sens de sa propre vertu,

Le chemin qu'il poursuit n'est qu'une ombre qui luit

Celle de la Muse où la lumière se situe......

 

Barbe Rousse plissait les yeux dans cette clarté

Innondante d'Amour et de félicité,

Puis partant dans un songe au fil d'un arc en ciel,

Il regagnait son île dans l'éclair d'un soleil.

 

A peine arrivé il s'asseyait sur la plage,

Où le sable reflète ses milliard d'étincelles,

Où le cri des oiseaux rejoint celui des mages,

Où l'extraordinaire lui offre un carrousel.

 

Et il se prend au jeu,et semble émerveillé

Du cadeau somptueux que lui donne la vie,

Il n'en crois pas ses yeux et veut se réveiller,

De ce beau paysage,splendide paradis.

 

Le décor n'est pas comme en bas,triste et perfide,

Mais bien comme le pensent les pauvres et les mendiants;

Fait de joie et de paix comme au temps d'ATLANTIDE

Où l'homme était heureux et surtout clairvoyant.

 

Les montagnes se dressent à rejoindre les dieux ,

Un pour chaque individu qui passe auprès d'eux;

Les ruisseaux et les lacs analogues au cristal

Sont bordés de milles fleurs et de bois de santal.

 

Les chemins de promenade pavés de marbre rose

Aboutissent aux clairières où chante une fontaine,

A cet endroit se joue les notes de BERLIOZ

Où se mèle le son d'une Cloche Tibétaine.

 

Les parfums ennivrants se mèlent aux couleurs

Des plantes exotiques où le vert se surpasse;

Parmis cette verdure un léger vent éfleure,

L'âme de PLATON que soutient le Grand ATLAS.

 

En avançant un peu plus le long du chemin

Accompagné d'un ruisseau où baigne le jonc,

Et,passant le pont d'architecture de Romains,

Une esplanade nous acceuille parmis des pigeons.

 

La grand place est de Jade et les bancs d'Emeraude,

Un kiosque à musique retient encor un orchestre

Vétu d'Or et de satin bleu pour gorges chaudes,

Baritons,Ténors,dirigés par un grand Maître.

 

Les roulements de tambours marquent l'instant présent,

Puis une flûte traversière entame un jeu

De partition avec le bason pesant,

Q'un piano de verre égaye d'un son courageux.

 

C'est une symphonie,celle de Barbe Rousse !

Elle chante pour le peuple venu se reposer

A l'ombre de ses mots sortis du grand Larousse;

Pour Maître HUGO,le retraité de GUERNESEY.

 

Une fontaine un peu plus loin s'écoule en pluie

Dans une vasque de bronze et de cuivre martelé,

Où,des tourterelles roucoulent en compagnie

D'un couple de rossignols et de roitelets.

 

C'est un lieu de beauté où flane la mémoire

Des Alexandrinistes que le temps n'oublie pas,

LAO-TSEU et BRASSENS se racontent DUMAS

En buvant l'elixir de jeunesse et de gloire.

 

Mais continuons encor et scrutons les visages,

Ils sont presque tous là !Les autres dorment'ils encor!

Ou sont'ils dans un sage et divin paysage,

Ou perdus en chemin dans un sombre décor ?

 

MOZART et BEETOWEN s'échangent quelques croches

Et portent sur eux la clé de Sol des Rois;

Plus loin COLUCHE et de GAULLE se sentent plus proches

De RUBENS repeignant le cheval de Troie.

 

Barbe Rousse est certainement dans le Paradis

Car il sent dans son corps le sol qui magnétise;

Voici VOLTAIRE et ROUSSEAU auprès de MOISE

Racontant l'exploit de la Mer Morte à VERDI;

 

Et RONSARD dans ce coin achevant la "Franciade"

Pour le plus heureux des Rois de France,Charles IX,

Entouré des filles d'Atlas,les sept Pleiades

Resplandissantes de la lumière de ZEUS.

 

Quelqu'un tape son épaule...Est'il là aussi..?

S'il peut ressentir cet effet,regardons qui...!

"Laurent ! enfin je te retrouve,tu est aussi

Vivant parmis eux,même ton idole...TCHAIKOWSKY ".

 

C'était son père,il savait qu'il le reverrait;

Le coeur content il continuait sur une avenue

Bordée de peupliers et de petits fourrés,

Tout était si beau que son âme était émue.

 

Chose étrange....un sentiment de calme et de Paix

Accentuait l'émotion de notre avanturier,

Ce silence l'emplissait curieusement de respect

Et de délectation joyeuse,mais contrariée;

 

Dans le monde les hommes et du temps qui se passe,

L'existence de la paix oublie sa fière allure,

Si Barbe Rousse est atristé,c'est qu'il rêvasse

Au temps qui se fond enfin en caricature;

 

Ici on se repose enfin et l'on respire

L'air de jouvence sans penser au surlendemain,

Et l'on visite sans heurts ce celeste empire

Où flotte le parfum des roses et du jasmin.

 

Au bout de l'avenue un Palais étincelle

De mille feux de richesses pour les yeux de tous,

Il est fait de cristal et de formes isocèles

Avec trois tours de jaspe du pays de NEGOUS.

 

Une nuée Arc en Ciel s'élève du centre,

Serait-elle en liaison avec un autre monde ?

Comment le savoir à moins de visiter l'antre,

Ou admirer la vue sur le chemin de ronde.

 

Vu de loin le Palais semble immense et très haut,

Mais l'effet d'optique est tel qu'il n'est pas si près,

Il faut pour l'atteindre accéder à des niveaux,

De degrés en degrés il faut se concentrer.

 

Mais en levant les yeux la lumière vous aveugle,

La puissance de l'éclat est d'une telle énergie

Qu'il faut se mettre en accord avec ce grand oeuvre,

Avec l'espace,le ciel,et la cosmologie.

 

Puis une fraîcheur vous acceuille sur un grand parvis

Fait de pierres d'Opale assemblées savamment,

Au centre un jet d'eau,Symbole d'une source de vie

Retombe en pluie dans une vasque admirablement.

 

La spendeur de l'ensemble l'est aussi en mesures,

La vasque du jet de quinze mètres de haut

Compte huit mètres de diamètre en son envergure,

Dans le bassin de cent soixante cinq mètres pour l'eau.

 

A cinquante mètres du bassin rond,le Palais

Sur sa longueur a une taille gigantesque

De deux mille deux cent mètres bordé de giroflées,

Sur mille cinq cent mètres d'un jardin romanesque.

 

Reste encor la hauteur des parois de cristal;

Deux cent quinze mètres de verre captant la lumière

Que gardent jalousement trois tours monumentales,

Des deux cent soixante quinze mètres de leurs pierres.

 

Ces mesures symbolisent

La force et la structure

Pour ceux qui paradisent

Dans cette fioriture.

La somme des longueurs retrace l'unité

Que la hauteur renforce de toute son énergie.

 

Puis on pousse les portes d'airain et de platine

Où le sceau d'une croix s'imprime sur un huit,

Qu'un créateur scultat depuis la palestine,

Pour les croyants du monde,des Yogistes aux Jésuites.

 

L'intérieur est d'argent,d'or et de pierreries

Incrustées dans des voûtes d'ébène et de granit,

On se croirait aux halles d'une bijouterie

Aux dalles de marbre luisantes sous le zenith.

 

Barbe Rousse éclabousse ses yeux de merveilles

Qui aurait pu penser que ces lieux existaient ?

Et pourtant il vois,comptemple et en bégaye

De surprise,si bien,que s'installe le respect.

 

Je ne suis que moi-même dans ce lieu de beautées,

Et je me rassasie de la lueur du ciel,

Il éclaire ce nouveau Monde d'un soufle de Paix

Où je me promène souvent à temps partiel.

 

 

D'un pas feutré j'avance dans ce hall de joyaux,

Où le soufle d'un zéphyr éfleure mon visage,

Et me stoppe sous des lampes à se croire en studio;

Puis ellles descendent en douceur et en tamisage.

 

Etant au centre d'une étoile de SALOMON,

J'écoutais chaque bruit,inspirais les odeurs,

Où se mélait la Myre , parfum des Pharaons,

Et la douce musique d'un grand compositeur.

 

Ce monde est certainement celui du roi MELCHIOR,

D'un KENNEDY et d'un MOLIERE talentueux

Qui connaissaient ce lieu et redoublaient d'éfforts,

Afin de le dévoiler aux gens tortueux;

 

'' Pour y accéder,il faut ètre juste et bon,

Et ne pas avoir un esprit matérialiste,

Etres égaux pour les hommes de Paris au Gabon,

Puis ètres certains d'ètres notés sur la liste ! ''.

 

De l'étoile de SALOMON ,on monte d'un degrés,

Le fait d'y penser nous transporte plus haut !

Et par cet éffluve nous pouvons nous intégrer

A L'atmosphère unique de ce crescendo.

 

A cet endroit, il faut montrer patte blanche

Devant une porte de Bronze et de Rubis,

Et sur une plaque electronique qui se déclanche

Au contact des doigts,et pour notre alibi.

 

Ici,l'ultra-moderne se marie à l'ancien

Où l'on ne distingue pas les temps d'évolution,

Où l'homme n'a plus besoin d'ètre Académicien

Car de penser apporte une clarification.

 

L'esprit s'identifie à l'ètre Universel

Et répond à SHAKESPEARE sur la question d'HAMLET,

''je suis celui qui est !,et mon Amour ruisselle

Pour ceux qui observent tous les écrits des Tablettes''.

 

Il y a plusieurs chemins pour venir ici,

Trouvez un bon guide et laissez-vous emporter

Dans le vaisseau du grand LEONARD de VINCI,

Qui transperce la Mer Cosmique et sa Densité.

 

Enfin la porte s'ouvre et l'étage apparait

Dans une lueur bleue que des vitraux diffusent,

Cet endroit est l'acceuil fait d'étoffes chamarées

Pour étouffer les bruits et contrôler la Muse.

 

Je suis maintenant présent devant des Anciens,

Je ne pense rien de peur que l'on me fasse taire,

Et,je scrute les visages que je crois ètre mien;

Suis-je si nombreux depuis ma naissance sur terre ?

 

Pas un ne parle,car leurs yeux suivent mes pensées;

''Qu'as tu fait de ta vie homme intègre et sincère ?''.

''J'ai lu les paroles que vous avez prononçées

Et j'ai essayé de les donner en concert'';

 

''Qu'as tu fait de tes mains homme heureux de la terre ?''.

''Je les ai posées là où le mal tenaillait......

En prenant tous les photons de la stratosphère !,

J'équilibrai le corps des ètres Privilégiés;

 

J'ai aussi écris les mots que l'on me dictait

Pour la postérité et tout ses éléments,

J'ai pris la peine de mon semblable par charité

Tel que l'à pratiqué aussi le Musulman;

 

Que celui qui n'a jamais fait le mal me juge

Pour que je ne me crois pas sans imperfections,

Car vous savez que je n'use pas de subterfuges,

Et,que je suis franc- tireur sans une distinction;

 

Je n'ai pas peur des phrases et des sous-entendus

Que tous les nobles fourvoyeurs peuvent proférer;

Je n'ai que la fierté de m'ètre résolu

A offrir le mystère que j'ai pu mémorer.

 

Une voix Cristaline et légère répondit :

''En toi la clarté s'est soumise au Mont Carmel,

Massif qui est la possession des Erudits

Sur un Monde d'espoir au parfum d'hydromel;

 

Ta mission était celle de soulager les peines,

Par tes mains,par tes lèvres tu apportait la FOI,

En respectant les données de ton subalterne

Tu a gagné le coeur du Pauvre et du Bourgeois''.

 

Une Paix m'envahit et m'apporte la Joie,

A ces mots je peux découvrir l'étage suivant

D'où des cristaux de verre le soleil flamboie

Pour éclairer de son mieux mon entendement.

 

Des parterres de fleurs,des cascades chantantes

Me surprennent à rêver devant cet édiffice,

A la terre que l'on laisse et tout ses artifices

Qui nous aident à mieux vivre et comprendre l'existence.

 

Une voix me dit-''Barbu ! retourne en bas,là bas,

Et reprend ce chemin que j'ai tracé au Diamant;

Vas au devant de celui qui ne savait pas,

Et Porte le dans l'éphémère survie du temps''.

 

''Comment ferai-je si je n'accepte pas ces lieux ?

Cette terre où la vie ne rend que des obus,

De cette génération où je passe pour un vieux,

A raison pour mon âme refusant son foetus;

 

Laissez-moi rester là,me reposer un peu,

Baigner dans le silence et la sérénité,

Gardez-moi avec vous auprès de ce grand feu

Qui m'apporte la Paix et enfin la Gaieté''.

 

''N'aie pas peur de la terre,elle est une Lumière

Dans l'Univers,elle se comptemple de très loin,

Elle n'existe dans un But qui n'est qu'hummanitaire

Afin que tous les hommes s'entendent et baissent le poing !''.

 

''Si votre décision est bonne pour ma vie,

Alors je reviendrai conseiller mes Amis;

Laissez-moi simplement venir de temps en temps

Ressourcer mon Esprit près du Maître des vents ''.

 

''Accordé,accordé,reprirent en choeur les Grands !

Nous t'avons tous choisis pour ton petit talent,

Ecrire,écrire,et transcrire sans l'ombre d'un doute

Ce que nous te soufflons sans cesse sur ta route;

 

Poète redescends,reviens à tes accents !

Et compare ta vie à celle des vivants,

Tu verra que tu est de la même texture,

Et tu suivra les parcours de leurs conjonctures''.

 

Retour sur le manège des discours languissants,

Où les analphabètes contredisent les chants,

Où le jeu de l'oie ne respecte plus les règles

Données pour l'équilibre des hommes qui se dérèglent.

 

''Que ferai-je sans toi!'';comme disait Jacques BREL,

''Que ferai-je sans toi,je n'suis qu'une bagatelle,

Je suis de la même eau et de la même terre,

Je ne suis pas parfait et surtout solitaire ''.

 

''Allez donc ne crains pas,reste tout près de moi,

Et je te donnerai le secret de la foi !

Puis tu ira l'offrir à ces hommes de banlieues

Qui se perdent dans les fastes de la marche des anxieux;

 

Tu leur diras que l'homme ne sait pas ce qu'il veut,

Qu'il n'est pas prêt à vivre ce que le ciel prépare,

Que l'Aube se réveille après le couvre-feu

De mille étincelles visibles aux Baléares;

Tu leur diras aussi que la Paix est gratuite,

Qu'elle ne peut s'acheter,ni jamais se louer....

Par des Livres Sterling d'une banque Jésuite

D'un quelquonque homme d'affaire en cure à St Galmier;

Tu leur diras que l'OR ne leur appartient pas,

Que le plus cher Trésor est toujours invisible....,

Comme celui de Bagdad ou bien d'ALI- BABA,

Et qu'ils peuvent l'acquérir car rien n'est impossible.

Tu leur diras aussi que tu n'est pas comme eux,

Semblable à leur chair,mais jamais envieux;

Que la nuit tes soucis sont pour celui qui pleure,

Qu'il soit Blanc,Africain,ou bien un petit Beurre.

Tu leur diras que la terre souffre d'une chimie

Que les Labos ont versés auprès des rivières,

Que l'eau est polluée quand les enfants ont soif,

Que les oiseaux chantent faux depuis la dernière guerre,

Que l'on détruit ses ARBRES qui seuls sont nos Amis,

Qu'ainsi le Monde a peur et vibre dans l'angoisse.

Tu leur diras que tu a trouvé la lumière !

Que pour qu'elle les conduise il faut aussi lui plaire,

D'une seule pensée vers le Maître des cieux

Pour qu'il ouvre ses mains et exauce les voeux .

Tu feras lire ces lignes à ceux qui savent lire....

Mais ils ne sauront pas ce que tu veux leur dire,

Car c'est par la parole qu'il doivent toujours entendre

Mélée de mon Esprit qui n'est jamais à vendre;

 

C'est une belle histoire que je t'ai fait écrire

Pour distraire les grands qui pourront bien en rire,

Car l'ironie existe pour perdre les détracteurs

Afin de tout donner aux hommes de valeur.

Et si quelqu'un promet avoir la vérité,

Regardes le bien dans les yeux et sonde son coeur,

Dis lui que la création est la société,

Et qu'aucuns discours ne doit ètre dominateur.

Tes pensées t'ont apprises que tu n'es pas parfait,

Que tu peux ètre un homme dans un ètre vivant,

Que tu n'est pas non plus un Alfred de MUSSET,

Ni Lobsang-RAMPA,ni un Edmond ROSTAND.

 

 

Pensée de l'auteur

Ma MUSE tu m'amuses

Fabrice.GUICHARD

January 02

MANIFESTE POUR LA PLANETE BLEUE

 
    "Pour vivre sur Terre , Purifiez L'Atmosphère "

- MANIFESTE POUR LA PLANETE BLEUE –

 
 

 

J’ai de l’argent dans mes poches ...

Mais que reste t’il de ma terre... ?

Un peu d’ozone pour mes proches ,

S’ils ne brûlent pas sur la sphère .

 

Pourquoi trimer et produire du carbone ... ?

Pour offrir à nos désirs le pouvoir de gagner...

Jouer en bourse de quoi rester un homme

En détruisant la planète , là sous nos pieds –

 

Enfoirés que nous sommes , Gaïa nous nourrit ,

Nous porte dans ses bras , nous réconforte ,

Dans tous nos voyages de Marseille à Paris ;

Nous donne l’oxygène , cette vie qui nous porte .

 

Pourquoi continuer à brasser tout cet Or.. 

Pourquoi se défaire du bien que l’on à ....

Pourquoi rester là à ne rien faire dehors... ?

C’est absurbe et suicidaire de rester coît –

 

Ce n’est pas un procés , rien qu’un cri d’Amour ,

Pour cette belle Planète Bleue qui respire ,

C’est un cri de détresse envoyé pour toujours ,

Vers les Présidents , les Banquiers de l’ Avnir –

 

Il est presque trop tard pour sauver nos enfants ;

Resterons-nous bourreaux de nos propres entrailles.. ?

Où prenons - nous des solutions dés à présent... !

Pour sauver l’Humanité vaille que vaille –

 

Personnalités du Pouvoir , qui ne peuvent pouvoir ;

Sauver leur respectabilité et leur égo ...

Je leur demande de fermer cet Or Noir ,

Qui bouffe notre Planète et nos rêves idiots –

 

Notre seul besoin est d’huile et d’eau fraîche ,

De pain , de beurre , de lait et de poissons

Que fournissent les marins au retour de la pêche ;

Et un toit solide en hiver jusqu’aux moissons -

 

Je sais que des hommes font tout le nécéssaire...

Pour lutter et garder propre la Stratosphère ;

Je l’ai vu aux infos , mais nul ne dit mot...

Qui empêchera les Grands de pourrir nos eaux... ? –

 

Qui osera défier les Grands Ministères... 

Ceux de la finance ou ceux de la guerre... ?

Ceux là même qui ne se refusent rien ,

Ni le Cac 40 en hausse , ni même ses gains –

 

Je ne suis pas un dieu , ni un ange d’airain ,

Je suis le porte parole des enfants de la terre ;

Je suis une petite voix , presque rien ;

Un enfant de Gaîa qui parle à ses frères –

 

Revenez en arrière , comme aux belles saisons ,

Celles qui nous berçaient près des fourneaux ;

Celles qui nous offraient l’air pur à foison ,

Quand la Terre était propre jusqu’aux ruisseaux –

 

Rebroussez chemin , rengainez vos actions .....

Le Cac 40 qui détruit nos maisons ;

Rendez l’Or Noir à la Terre qui perd l’équilibre ,

Du poids de ses trous béants qui s’évident –

 

Comment pouvez-vous vivre en créant la mort.. ?

Honte à vous chefs des nations du monde ;

Honte à ceux qui laissent les enfants à leur sort ,

Honte à ceux qui partent vers leur tombe –

 

Les vieux chefs ne verront pas le déclin ,

Ils ne pensent qu’à leurs rêves de destin ;

Ils ferment les yeux , laissent faire les Banquiers ,

Vautrés sur leurs tas d’Or , toute leur monnaie –

 

Ils ne pensent qu’à construire leurs palaces flottants ,

Sur la mer asphyxié de leurs moteurs bruyants ;

Où ils se pavanent de yatchs en yatchs inutiles ...

Qui ne servent entre autre , qu’à leur égo futile –

 

Plus d’Actions , plus d’usines , toujours plus d’argent ,

En fermant les plus grandes on appauvrit les gens ...

En donnant du travail ailleurs ils payent moins ,

Le cac 40 augmente et les autres ne font rien –

 

On fabrique des pauvres qui payent des impôts ,

Non pas sur la fortune , mais sur leurs oripeaux...

Car ils ne font plus rien à part de l’intérim ,

Quand le destin accepte d’offrir cette prime –

 

Quand allez-vous comprendre que la Terre se meure.. ?

Qu’elle est prête à rugir et entrer en sommeil ,

Que les cheminées pourrissent l’ozone d’heures en heures...

Pour bien vous avertir la science est là qui veille –

 

Les glaciers fondent , ils ne se glacent plus...

Le carbone remonte , les abysses subissent ,

Toute cette connerie que les hommes choisissent ,

Pour cette perte fatale où ils ne vivront plus –

 

Messieurs les Financiers , sauvez la terre promise... !

Celle que nous laissons aux enfants de Gaïa ;

Celle qui vous nourrit de New-York à Venise ,

Où vous vous endormez à la chaleur de Râ –

 

Soyez de bon terriens , sauvez notre mère ,

Sauvez Gaîa si belle , si bleue et ses forêts...

Sauvez le peuple de Raoni et ses rivières ,

Et vous serez les plus heureux des roturiers –

 

Soyez enfin des hommes , pas des gamins ,

Qui à force de guerres jouent avec le feu ,

Celui de l’insouciance qui ne mène à rien ,

Qu’à se faire du mal et ne plus se faire vieux –

 

Pensez à vos enfants , ceux du lendemain ,

Vous leur laisserez la Terre à ensemencer ,

Les graines éternelles du pain quotidien ,

Que le boulanger pétrit chaque matin –

 

Pensez aux animaux , aux insectes charmants ,

Aux cigales de St Tropez , le calme du soir ,

Aux vagues et le ressac , au soleil levant ,

Jouer avec votre âme vers cet espoir –

 

Soyez enfin des hommes , changez le destin ,

De notre belle planète qui se meurt peu à peu ,

Soyez riches de vos actes les plus vertueux ,

Et fermez tous les sites les plus assassins –

 

Ces usines qui rejettent le jour et la nuit ,

Des nuages tueurs que respirent nos petits ,

Des produits qu’on entasse , jetés aux oublis ,

Pour faire de gros tas d’fric , rien qu’du fric –

 

Cela ne sert qu’à vous les financiers du monde,

A déclencher des guerres ou des regrets amères ,

Qui vont , qui viennent sur ce globe qui gronde ,

Et ne faire qu’accentuer toute cette misère –

 

Comprendrez-vous demain qu’en agissant de suite ,

Que la Terre s’ras sauvée et que les botanistes ,

Replanteront les arbres coupés chez Raoni ,

Pour que les gosses respirent encor toute une vie –

 

Imaginez l’Espace , l’Univers tout entier ,

Vous êtes un Spaciaunaute , dans les cieux ,

Contemplant votre Terre et sa lumière Bleue ,

Comme si vous étiez Dieu , émerveillé –

 

Vous avez créé cette Etoile , cette beauté ,

Cette Planète de lumière , les hommes dessus,

Vous voyez ceux-ci qui l’ont bien saccagée ,

Mais votre Amour à cette création est déçu –

 

Alors vous imposez à la plume d’un être ....

Les mots qu’il reçoit , les bribes de votre pensée ,

D’écrire toutes ces phrases pour la postérité ,

A l’enfance qui n’aura plus de joie, ni de fête -

 

Lui dîtes d’écrire à ces Grands détracteurs ,

Les Présidents du monde , les boursicoteurs ,

De se mettre en action , de ne plus gaspiller ,

Leur temps , leurs valeurs , ne plus vilenpider -

 

De sauver notre Terre , les mers polluées ,

Les baleines asphyxiées par ce brut qui pue ,

Que par l’argent les pauvres se font égorger

Par la société des civilisés bien en vue –

 

Puis quand un seul homme sur un tas d’Or ,

Qui n’augmentera pas , ni ne descendra....

Qu’il sera vous ; le seul riche de Gaïa...

Redescendrez-vous vers les autres alors... ?

 

Nous savons que vous êtes le plus riche ,

Que vous avez travaillé comme dix .... !

Peut-ètre pour sauver notre Terre qui meurre ,

Avec votre Fortune , Dieu vous mets en demeure -

 

Fier enfant courageux , regarde les cieux .... !

Contemple ma création et parle aux scientifiques ,

Dis leur de t’aider , à faire de ton mieux ,

Sauvez cette Planète , cette Terre magnifique -

 

Et je te garderai une place près de moi ,

Où tu pourras venir voir grandir tes enfants ,

Voir resplendir les mers , les forêts d’autrefois ,

En admirant les hommes rire dans le vent -

 

Tu verra tout cela homme riche et de foi ,

Tu ferra tout cela en souvenir de Dieu ,

En souvenir de ta naissance , de tes joies ,

Pour tous les hommes de la Terre , sous les cieux -

 

Je rendrai ensuite au poète sa plume ,

Afin qu’il écrive dans l’espace , vers la lune ,

La phrase bénie de l’Univers ;

‘’ Pour vivre sur terre , Purifiez L’Atmosphère ‘’ .

 

Conclusion

 :

Je ne suis pas grand chose...

Qu’un poète de bas de gamme ,

Mais je veux encor sentir les roses ,

Et embrasser ma femme -

 

Messieurs les Présidents , Nous n’avons pas besoin de tout ce matériel ,

Rien que le nécessaire pour gérer les besoins.....

Et sauver la Terre en rebroussant chemin ..... merci à vous .. !

 

                           Fabrice GUICHARD

 

 

October 25

TOP SECRET Nouveau....( ma ville ... ! )

Ville à découvrir > Histoire >

Les armoiries de la ville                     
 
                                                       
 
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D’après un article de Laurent Jacquot (L’Impartial, 23 mai 1998)
Association de Sauvegarde du Patrimoine Romanais et Péageois
1, rue des Clercs 26100 Romans
Fax 04.75.02.92.82
Courriel : romans-patrimoine@wanadoo.fr
Site internet : http://www.chez.com/romanspatrimoine26

                 Images animées de Noel 49                                         

 le Blason de ma ville ....

Allez sur notre site de Romans...merci


En langage héraldique, science des armoiries, les armes de Romans se décrivent ainsi :
« D’azur, à la porte de la ville ouverte en forme de tour carrée d’argent, pavillonnée et girouettée, flanquée de deux guérites pavillonnées et girouettées de même, le tout maçonné de sable et un grand R couronné d’or placé dans l’ouverture de la porte ».

L’origine de ce blason est à rechercher vers 1450, date à laquelle le dauphin Louis II (futur Louis XI) accepte l’autonomie des consuls de Romans, les autorités civiles de l’époque.
C’est certainement à cette époque que les Romanais choisissent la figure de la « porte fortifiée » pour symboliser l’autonomie du pouvoir civil face au pouvoir religieux des chanoines.
Le blason est timbré, c’est-à-dire surmonté d’une couronne murale ajoutée sous le Premier Empire, rappelant le rôle de chef-lieu de la municipalité moderne. Ces armes sont accompagnées de la devise « St Georges et Dalphiné », « cri de guerre » du dernier dauphin Humbert II, co-seigneur de Romans en 1344, St Georges étant le saint protecteur du Dauphiné.
Des doutes subsistent quant à la nature de la composition végétale qui soutient l’écu et la symbolique qui s’y rattache. Dans la majorité des représentations, il s’agit de deux branches de lierre, symbole de « l’affection constante », peut-être celle des Romanais pour leur ville ( ?). Mais certains documents ont retenu les branches d’olivier, considérées comme le symbole de sagesse, de paix, d’abondance et de gloire.
Nous ignorons comment et par qui fut choisie, au milieu du XVe siècle, la figure centrale de ces armes. Nous savons seulement que la porte fortifiée qui se trouvait alors sur le Pont Vieux fut retenue comme monument à styliser

XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX

 

le clocher Jacquemart        (FG)

 

Chez-nous à Romans on mange des ravioles info@laraviole.com

   

 

 

de la pogne       

et on n'à un super carnaval .... !

je vais pas tarder à vous faire un petit reportage photos pour vous montrer comment sont nos rues et ce que l'on y fait ...

vous avez déjà la pogne ...!

 si vous voulez aidez ce site d'infographie , allez y , il en a besoin ....    

si vous avez besoin d'animer votre blog ou votre site , celui ci est assez réussi  

 

Notre Mairie ou Hôtel de ville .... ( regarder de la gauche vers la droite )

  

l'ancien bâtiment  -  nouvelle construction  - foyer du théatre remodelé    

 

Nous avons une belle rivière qui coule en

ville partagée avec la ville de Bourg de Péage .

 

  

 les rives de l'Isère              en ville avec le pont Vieux (pour aller à Bg de Péage)

ben c'est le 22 Décembre 2006...et les gosses rêvent au Père noyel

  Vive le Père Nono

qui amène de bô cadeaux...et un bon casse croûte

t'a vu comme c'est beau chez nous , z'ont mis la faux rêt sur la place , sont fous ces jardiniers, je sais où

sont mes impôts ...si si si .....ils sont là .....ben c'est joli non...? pour boire l' un pot tranquille ..au vert !

s'amusent bien les gars ....z'ont ben raison ....c'est Noyel ..vont faire des sous les cafetiers ..!

Joyeux Noël à tous .....bandes de Blogueurs

http://www.marre-de.com/marre_de.php?id=137     ( allez y voir c'est rigolo)

 

October 17

TOP SECRET ( une vie difficille ...la mienne)6708 Lecteurs

Avant de lire mon blog , je tiens à dire que j’écris ceci pour désengorger mon cerveau de tout ce qui m’à blessé au cours de ma vie , et si vous ne comprenez pas que l'on puisse déballer sa vie ainsi , c’est que vous n’avez rien compris ...alors passez votre chemin et allez sur un site de rire ou de Fesses roses  çà vous changera , mais ne venez pas me juger ou me critiquer car je ne l’accepte pas du tout ...merci à vous .

LE FILS GENANT...Mais ,

VOUS N'AUREZ PAS MON ÂME

tout commence dans les années 1950 ..!

(pour les photos allez voir tout en bas de la page et repérez les références données en place de la photo pour la voir ....merci , pas d'autre solution que celle-ci , les photos sont enlevées ou disparaisent DE TEMPS EN TEMPS je ne sais pas comment ....Alors en attendant de les remettre.... faites un peu de gymnastique avé la souris ...)


 

j

e suis né le 10 Décembre 1953 à REIMS ( Marne )

dans la champagne pouilleuse comme je l'ai souvent entendu

j'ai une soeur ainée de 3 ans de plus , et une autre de 3 ans de moins je suis bein au chaud au milieu ...

ma mère avait 22 ans quand je suis arrivé à l'hopital de Reims

avec pour pères deux peintres des beaux arts ( ...?...) qui aimaient de concert celle qui m'à mise au monde .... hé bé çà promet...! elle butinait comme les abeilles

 

mes ziggs dans les bras de Maya (l'abeille) photo 2005 jpg

Vu qu’à 22 ans ma mère se débrouillait toute seule , elle nous à collés moi et ma grande sœur ( elle juste 1 mois ) aux sces de la DASS pour aller vaquer à ses occupations , travailler entre autre en Belgique chez une Baronne

Belge une fois...... !

Qui lui a appris les bonnes manières et le goût du luxe puisqu’elle n’à pas voulu se marier avec un de mes pères ( peintre des beaux arts...qu'elle trouvait minable , dire de cet homme qu'il est un bon à rien et qu'il à élevé 5 enfants...les siens ) qui lui avait proposé , sans vouloir reconnaître tous ses enfants , mais en l’aidant à les élever , c’était déjà pas si mal pour elle .....

je me souviens d'un jour où j'étais sur un pot de chambre de gosse , le mien , dans un petit appartement , je demandais une petite voiture que l'on m'a tendu et donné, je devais être chez ma mère ou ailleurs ... peut ètre ici sur cette photo :

mes ziggs ( je tiens debout ...bizare..!)photo093

C’est ce que je n’ai toujours pas compris ...enfin c’était sa vie et pas la mienne ....quoique... !(de ne pas se marier avec un de mes pères)

Donc je suis à ‘’ l’Aide Sociale à l’ Enfance ‘’ pendant un mois (en 1954 ) , puis de 1954 à 1961.

doc : aide Sociale à l'Enfance

Je vais donc relater mes souvenirs ...les premiers sont des passages ...des bribes de souvenirs bien ancrés en moi et qui sont vrais....tout ce que j’écris est vrai....c’est du vécu... !

Premiers souvenirs de 1954 à 1961

Rue Bacquenois

( on vole mes photos ..! je mets les n° en bas dans le fichier)

cliquez en bas sur la photo correspondante , 

 le tour est joué , vous la voyez..!

  croquis de l'appartement  (photo 094 )

Donc je suis dans mes nouvelles pénates , et avec Mam Marti qui est très gentille et que j'aime aussi ,elle me fait des bouillies succulentes et c’est super bon .. c’est de mon âge .

Il y a les voisins du dessous qui viennent nous voir de temps en temps , le monsieur est très gentil ; et puis il n’y a pas d’homme chez Mam Marti , le sien est mort à la guerre .

Un jour je me souviens que ce voisin m'à dit de me mettre sous sa chaise et de me cacher les yeux pour ne pas voir l'eclipse de lune ....voyez dans les archives si je ment , çà doit se trouver s'il y a eu une éclipse à cette époque ...

Dans de petites vitrines accrochées au mur , il y a des paysages , maquettes en bouchon (liège) magnifiquement travaillées , qui représente de petits bouts de vie , c’est très beau et je voulais toujours ouvrir ces vitrines , mais interdit .

Il y avait aussi à l'entrée le grand buffet avec ma tirelire dessus , qui était remplie par une dame qui venait souvent voir Mam Marti ..elle était gentille avec moi ..

Et sur l'autre buffet il avait un poste tsf qui passait un feuilleton que j'écoutais religieusement '' l'Homme à la Voiture Rouge '' , çà faisait un bruit d'enfer quand çà commençait...je commençais à aimer les bagnoles ; si bien qu'un jour dans la rue une DS était en train de se garer , et moi qui était tout petit ....la voiture m'à roulé sur le pied , mais j'ai gueulé tellement fort que le conduscteur a ouvert sa fenêtre pour me demander ce que j'avais ....mon pied...mon pied je gueulais...il a fini par comprendre et a reculé ...ouf...!

Puis je me souviens de l’école et de ma copine la trottinette (la vraie avec deux roues ) .

Je me souviens aussi , de Mam Marti qui m’accompagne à l’école dans une rue adjacente , je me souviens que dans cette école , tout le monde mettait des patins pour avancer comme sur des skis de fond dans les couloirs avant de rentrer en classe , si bien que, nous nous amusions à courir dans le couloir quand les maîtresses ne nous voyaient pas .... courrir et sauter sur les patins pour glisser plus loin et plus vite , et crack.... ! je me suis mis la tête dans un porte manteaux en ferraille ,et je me suis ouvert le front (j’ai encore le souvenir visible ...cicatrice..) , du sang de partout , çà bouge de tout les côtés et mam Marti arrive pour m’emmener deux rues plus loin chez un docteur qui me demande si il peut me recoudre sans piqûre pour endormir , moi je m’en moque éperdument , mais çà tire quand même un peu son aiguille ....

En repartant de chez ce docteur , on passe devant une vitrine , celle d’un horloger , et je vois une montre en or qui me plaisait beaucoup (à mon âge ) , c’était une montre en or massif , Mam marti me dit que si je suis sage je l’aurai peut ètre un jour .

Puis nous sommes rentrés rue Bacquenois .

Un peu plus tard et quelques mois je penses , car les souvenirs sont ceux qui nous marquent le plus par des événements particuliers.....

Donc bien plus tard.....je me souviens d’aller chercher le pain , dans la boulangerie qui est à l’angle de la rue des Poissonniers ( trottoir de gauche)et de la rue Bacquenois , et, dans l’autre sens (trottoir de gauche), celle de l’angle de la rue de la Madeleine , et tout en trotinette .....

Sur le chemin du retour , c’est rare si je n’était pas interpellé par les habitants de la rue qui me connaissait tous , pas mal d’anciens qui me filaient des bonbecs .... le pied.....

Je me souviens qu’à celle de la rue des Poissoniers , je piquais des bonbecs dans la vitrine , mais fallait faire attention aux gens qui passaient sur le trottoir...tout un art....

En revenant un jour de celle de la rue Madeleine , j’ai un jour vu un monsieur près d’ un gros camion qui m’a fait monter dans la cabine et qui me parlait gentiment ....on verra plus tard pour les expications de qui est qui .

Et puis ..... celui là de souvenir, est incomparable aux autres , quand j’allais avec Mam Marti au parc de la Patte d’Oie ...haaaa... ! mais c’était quelque chose ce parc .... la trotinette s’en donnait à cœur joie dans toutes les allées du parc , et surtout le bonheur était de tourner en rond sur le kiosque à musique planté au beau milieu du parc ....avec les petits copains du moment pendant que Mam Marti tricotait mon pull sur un banc en faisant causette avec je ne sais qui ......

 

 

     Photo sans titre ( celle du fameux Kiosque ...mon Kiosque )

Mais il y avait aussi en continuité sur le Boulevard G.Leclerc / et Foch , le square Colbert où le garde grondait si on marchait sur les pelouses , et en face de la patte d’Oie le Parc Zoologique avec de vrais animaux .

Je vous offre une part de mon terrain de jeu (plan de Reims )

mon terrain jeu (cliquez sur le de plan )

                                                                            Photo 096

DONC NOUS VOICI AU ZOO

:

Ce zoo avait la particularité d'ètre aussi un terrain de jeux de toutes sortes , un genre de parc d'attraction , et s'en était un pour moi ;

Il y avait des tobogans géants (hé j'étais petit...ils étaient grands ) .

Des tourniquets , balançoires , etc.....etc....

et surtout il avait les animaux , il y avait de tout .... singes , un ou deux lions je crois , ours , chevaux , même un phoque ou une otarie .

On en a passé des moments dans ce parc , et quand on pouvait s'échapper de LA Patte d'oie pour y aller , on ne se gênait pas ..... fallait ruser .

 

                           LE BAPTEME

 

ce jour est un autre jour comme les autres , mais Mam Marti me lave des pieds à la tête en frottant fort pour me décrasser de l'odeur de phoque que je dégage ....

je me retrouve dans mes habits du dimanche , avé les chaussures neuve et tout , et tout ; nous descendons les escaliers de la maison en bois s'il vous plaît , qui grincent comme du bois et c'est charmant ....alarme naturelle contre les voleurs .

La grosse porte d'entrée s'ouvre et à gauche toute vers la boulangerie du bout ....Holà ..ho..!

pourvu qu'on m'ait pas vu piquer les bombecs .... on passe devant la boulangerie et on n'y rentre pas ... ha bon...!

 rue des poissonniers, boul et plomberie

 

On rentre à côté chez le plombier ; René Clément , plombier de son métier et vendeur de pièces en tout genre qui a pignon sur rue (rue des poissonniers ). Mais qu'est-ce qu'on và faire ici....? ding...dong...!

" Bonjour mes amis dit ma brave nounou Mam Marti ...! "

" Comment çà và Mme marti .....! " - je suppose qu'il l'appellait ainsi , vu les années je n'en ai point le souvenir ..

" çà và ...çà và...merci bien " ....

On me présente , on me fait des bises , çà c'est plutôt bien , il y a un garçon de mon âge qui s'appelle rené ( un copain ... ) , sa soeur dont je ne me souviens plus du nom ...je l'appellerai Hélène (pourquois pas...!) , un femme charmante qi est celle du plombier qui est devenu mon parrain catholique .

J'ai oublié le chien qui est sympa , un epagneul breton blanc et marron , toujours sous la table à regarder qui vient et qui và ...

Je crois que c'est ce jour, où j'ai eu le plus de bises de la part d'une fille qui devait adorer les petits garçons ; mais j'ai aussi rencontré la camaraderie de René junior qui devais être un peu jaloux et qui a tenté de m'etouffer sous son oreiller , j'ai eu tellement peur que j'ai dévallé les escaliers qui mênent dans les pièces du bas jusqu'aux jupes de Mam marti ( je pense ) ; je crois qu'ensuite nous sommes rentrés chez nous .

branle bas de combat .....! tous aux abris ...mam Marti est dans tous ses états..;elle court de partout , je l'ai jamais vu comme çà .... et que j'te tire les cheveux avec le peigne , et que j'te frotte comme si j'avais trois kilos de crasse...mais elle và m'écorcher tout vif...et que j'te mets une grande serviette pour ps me salir en déjeunant....pourquoi pas la nappe pendant qu'on n'y est ....?

Et qu'elle frotte par terre comme si c'était Dimanche ....

Hé bé c'est Dimanche ....! et je me regarde dans un miroir ...pas mal le gosse...j'ai une cravatte sous le cou ..et tout , et tout , une petite pochette dans la poche de la veste...je suis beau comme un astre..... c'est quoi ce mystère...?

Et hop...! mam Marti ferme la porte d'entrée et nous voilà à dévaler les escalier jusque sur le trottoir de notre rue .

Direction la boulangerie , mais je ne crois pas que c'est pour l'histoire des bonbons ; il y a autre chose là dessous ; j'y comprends rien à rien à tout ce remue ménage.

 

On tourne devant la boulangerie , c'est pas pour les bonbons donc.....

puis on rentre chez le plombier , bon ben je vais encore bien m'amuser , "Bonjour Monsieur Clément ...!"

" bonjour Mme Marti , comment çà và ... , et le petit il est prêt déjà.....? "

" Simone dépêche toi , ils sont déjà là , on và être en retard à la messe...! "

à la messe...c'est quoi ce nouveau mot ...? tout le monde court de partout dans cette maison aussi , ils sont tous fous aujourd'hui....!

" Bon , tout le monde est là ...., je ferme le magasin... " dit le Père Clément .

Et nous voilà partis dans les rues de REIMS , traverser le parc , après plusieur détours nous arrivons devant une église , je ne savait pas que cela existait , je ne connaissait que les parcours de l'école et celui qui mène aux boulangeries et au parc de la Patte d'Oie ...

Hé bien ...que c'est beau une église ; c'est grand....! (St Jacques)

   (église St Jacques)

Tout le monde entre , et je vois du sombre , c'est tout noir là dedans , puis à mesure que nous restons encore , mes yeux s'habituent à la lumière et je vois .... je vois de belles choses , mais je ne comprends pas ce qui se passe autour de moi ....

Et puis toute l'église se vide , et nous restons nos amis et nous deux seuls avec un monsieur qui est habillé d'une drôle de manière .

Le monsieur me parle gentiment et me demande monter sur un tabouret qui est sorti de je ne sais d'où .... je monte dessus comme il me l'à demandé et je me retrouve au dessus d'un lavabo énorme et plein d'eau froide ....brrrrr....!

le monsieur chante un peu , parle un peu , demande à DIEU ( c'est qui lui...) de me protéger , et ceci et celà , et plouf...! il m'arrose d'eau .... et Mam Marti qui pleure ,

le père Clément qui me prends dans ses bras , j'y comprends rien de rien , voilà qu'il m'embrasse à présent , et tout les autres aussi , et bien c'est ma fête ou quoi...?

Et hop on sors tous de l'église , direction sens inverse ; il parraît , j'ai demandé à Mam Marti en douce , que j'ai été baptisé , que je suis un catholique et que le père Clément est mon parrain .... je piges pas tout , mais je vais essayer .

Tout le monde fait la fête chez le père Clément mon parrain ....on mange des bonnes choses , des gâteaux , des bonbons etc....

on joue tous (les enfants ) dans les chambres en haut du magasin , et puis me vient une terible envie d'aller uriner ...je descends pour aller dans la cuisine qui est derrière le magasin de mon parrain , j'entre dans la cuisine , sur la table il y à du gâteau , miam....

je prends un morceau de gâteau et le chien me saute dessus comme un beau diable en grognant et en me mordant le pied .... çà saignait de partout , j'ai dû marcher sur la queue du chien , je ne sais plus .

Je me suis retrouvé dans une voiture , direction (j'ai rien vu ...) une table sur laquelle je me suis retrouvé assis ou couché pour recoudre le pied qui a toujours une belle balaffre .

j'ai su que plus tard le chien avait été piqué parce qu'il m'avait mordu ; et depuis ce jour là j'ai une dette envers les chiens .....c'est fou la psychologie humaine.

 

La Foire Exposition ....

 

Il y à aussi le manège à chevaux , c'est l'endroit où des chevaux dressés sont montrés au public ..... je me souviens d'y être allé avec Mam Marti ....

Les chevaux dansent devant moi sur du Bethoven ou du Mozart , il virevoltent en s'apliquant à faire des pas savant que leur imposent leurs cavaliers d'une pression de talon sur leurs flans ....c'est magnifique à voir , je vous le conseille .

la Foire Exposition :

Quelle journée ....! lever et petit déjeuner tranquille , matin peinard , après-midi , nous allons à la foire exposition avec les voisins du dessous , au parc de la patte d'oie , tout se passe à cet endroit qui est aménagé à cette intention dans des baraques en bois où on ne voit rien de l'exterieur .

Nous entrons donc dans cette foire exposition , où tout s’expose , des tracteurs aux meubles de luxe.....enfin presque tout y est , même René le fils de mon parrain.... chouette , qu’est-ce qu’on và s’amuser... !

U petit moment d’inattention de Mam marti et hop je quitte sa main qu’elle tenait pour ne pas me perdre , et je file avec rené dans la foule .

On se promène comme des grands garçons que nous sommes , rien de bien intéressant pour des mômes de notre âge ... "  qu"est-ce que l"on peut bien faire d"autre...... ? "

J’ignore en écrivant qui à eu l’idée d’aller au Zoo de l’autre côté de la rue , parallèle au parc de la patte d’oie , mais nous y avons pensés tout les deux ....ni une ..ni deux nous essayons d’escalader les grilles du parc assez hautes pour notre âge , et pointues au bout en forme de fer de lance ( dangereux ) ; comme je suis le plus petit en taille , j’ai des difficultés à poasser par dessus , rené est déjà sur le trottoir à piaffer d’impatience pendant que je me débat avec les fers de lance..... je vais pas y arriver , quand j’ai une idée géniale et toute simple ....

"  Monsieur SVP ; monsieur ..... ! aidez-moi à passer de l"autre côté ... "

Et le passant interpellé s’est exécuté gentiment en me posant sur le trottoir à côté d’un René jubilant ....

Nous traversons la rue , nous allons vers le zoo , et , nous demandons comment entrer sans payer ... Là rené est le plus fort , il me dit "  viens on va passer par la voie ferrée , je connais un endroit où passer pour entrer dans le zoo "

Et nous voici sous le pont de la voie férrée ; vous savez les ponts tout simples de nos villes , ces ponts en acier où une rue passe dessous , et qui sur le côté ont une large bande de béton en pente où l’on peut marcher dessus ..... et nous avons marché dessus pour rejoindre les rails plus haut , nous avons longés la voie pendant un moment pour arriver pile derrière le zoo .

René avait repéré avec d’autres copains je pense , un trou dans le grillage du zoo .

"  allez Fabrice viens ....y'à personne ..... ! "

En plus c’est en pente , tout sur les fesses pour rejoindre en bas la cage de l’Otarie ..... !

Qui lui nous regardait peinard dans sa marre à plongeons .

"  Allez dépêche toi , on và se faire repérer... ! " dit René .

Et hop , je passe le Phoque ou l’Otarie (cte trouille...j’étais petit) , et hop je longe le grillage de la cage , et hop dehors ; mais dans le zoo et parc d’attractions....il est fort ce René .

 

Nous sommes amusés cet après-midi là comme des fous , balançoires , tourniquets , tobogans géants, du poney , et tout ce que je me rappelles plus ...jusqu’à ce que ... !

Des gens viennent nous chercher , (il y a dû avoir un sacré branle bas de combat à la Foire pour nous trouver , les policiers ont étés alertés , nous sommes repartis avec eux , ils nous ont rendus à nos mères respectives , et , tout le long du retour j’entendais Mam Marti qui disait " Il m"à coupé les jambes ce gamin ....il m "à coupé les jambes ... ! "

Je regardais , et je voyais toujours les jambes .

Arrivé à la maison Mam Marti ne criait pas , mais elle répétait sans cesse " il m"à coupé les jambes... ! "

Et je m’imaginais ses jambes coupées , avec l’os au milieu et plein de sang partout , cela me faisait un peu peur je crois car je suis allé me cacher sous sa table de nuit , qui était une petite table avec une jolie nappe dessus (un truc dans ce genre ) .

Pendant ce temps Mam Marti me cherchait partout avec un martinet (manche de bois avec des lanières de cuir au bout ) . je ne sais plus comment cela s’est terminé .

Je crois que j’ai feins d’être malade ou que je l’ai été vraiment au point d’avoir une bouillote de glace sur la tête pour descendre la fièvre .

Je me souviens d’ailleurs que je m’ennuyait , et que lorsque j’avais moins mal au crâne , j’allais regarder par mon œil de bœuf (fenêtre demi-ronde) , la petite voisine d’en face qui me faisait des signes en m’envoyant des bises de loin ....j’avais déjà du charme ....de loin .

Et j'avais tellement envie de la rejoindre , quen tapant ma tête sur la vitre , elle s'est cassée , et le vitrier est venu réparer...pour les conneries j'étais pas mauvais .  

 

LA DAME ET LA VOITURE ROUGE

Un jour que je revenais du pain sur ma trottinette , une dame en bas de chez-nous m’à attrapée dans ses bras et m’à écrasé à me couper le souffle en m’embrassant .

"  Hé ho elle est pas bien celle là ....çà và pas non ..je m"étouffe..... ! "

Elle me donne une grosse voiture de course avec des roues en bois et des vrais pneus , pas mal la voiture... et puis elle s’en và ; je ne l’ai pas vu pendant longtemps .

   Ma voiture rouge ( elle était com çà ..une Gordini)

- LA MONTRE -Pendant ce temps ma tirelire se remplissait comme une outre , en outre j’ignorai bien sûr que cela s’appelait une tirelire et que c’était pour moi ...... mais la suite en dit un peu plus ....

            com la mienne

j'aime les montres depuis mon enfance , car à 8/9 ans j'ai bloqué devant une vitrine de bijoutier à Reims , et soi-disant ma grand-mère paternelle venait me voir en secret de la famille , et sur le bahut de ma nourrice , il y avait une tirelire que ma grand-mère remplissait...le jour où elle a été pleine , on m'a demandé ce que je voulait , j'ai répondu , la belle montre chez le bijoutier, en or massif , il voulait pas la vendre à ma nourrice parce que c'était un enfant de mon âge qui allait la porter et soi disant l'abîmer...mais j'ai porté cette montre le dimanche , et quand à l'âge de 10 ans ma mère m 'a repris ( vous lirez ce passage plus loin ), je n'ai plus revu cette montre....je la cherche encore dans toutes celles que j'achète , car je collectionne des montres ........ j'ai une montre dans la tête voyez-vous ....cette histoire , je ne la raconte pas souvent , je vous l'ai livrée ..... vous comprenez mon amour des montres c'est pour rester en contact avec cette nourrice que l'on m 'à empêché de revoir et qui est morte de chagrin de ne plus me voir ....c'est une bien triste histoire , mais c'est la mienne ...et les montres me tiennent près de ma nourrice que je n'oublierai jamais ...car c’est elle qui a acheté ma première montre, avec les économies de ma grand-mère .

 

-MON ECOLE ( La Buirette )-

 

je suis à l’école de la Buirette assis à côté du poêle à charbon ou pas bien loin , c’est sur ce chauffage à charbon que le matin l’instituteur faisait chauffer du lait pour nous le donner , il provenait de drôle de berlingots , et très souvent nous avions droit à ce breuvage divin , il sentait bon , je m’en régalait .

Un matin que nous rentrions tous en classe , l’instituteur lance mon nom d’une voix plus forte qu’à l’habitude ... " Fabrice Merlette ...à partir d’aujourd’hui tu ne t'apelles plus Merlette , mais Guichard , et quand je t"appellerai tu répondra présent à ce nom ....tu à compris ... ? " .

Je bredouillait quelque chose comme oui , je ne sais plus , j’y comprenais rien à ce qu’il me disait .... dans la cour il y avait un petit oiseau qui cherchait sa pitance dans les miettes laissées par les petits goûters de la dernière récréation .

-" CLAC..... ! " fait une craie lancée par l"instituteur dans ma direction , je l"aie prise en pleine joue , çà cingle un peu .

- " Guichard .... ! qu"est-ce que je t"ai dis... " hurlà l"instituteur ...

-" Tu me réponds présent à ton nom , tu t"appelles Guichard et plus Merlette ... "

-" oui Mssieur disais-je en me frottant la joue ... " , et l’instituteur continua avec les autres pendant que je retournai à mes réflexions , mes pensées dirai-je qui me tenaillaient .

-LA 4CV RENAULT –

Ce matin là ,je vais chercher du pain au bout de ma rue , dans le sens du parc .... je reviens doucement car le parc m’appelle pour tourner autour du kiosque en trottinette , et dessus en patins à roulettes .

Hé oui , je sais faire des deux , sauf du vélo .

C’est le seul engin que je n’ai pas fait , il y à bien un garçon de mon âge qui en a un , et qui est au parc tous les après-midi après l’école , mais il me prête jamais son vélo à grosse roues ; c’est des roues grosses comme nos brouettes actuelles ( on n’en voit plus de nos jours ) .

Peut être que demain on ira au parc qui sait.... ?

Je rentre en traînant ma trottinette avec le pain sous le bras..

" Mais qu"est-ce que tu fais ...  , tu as vu l"heure qu"il est .... ! " s’exclame Mam Marti ,

allons bon.... j’ai dû traîner u peu pour l’avoir affollée comme çà .

" dépêche toi de mettre ton short pour aller au parc , tu t"en souviens plus ... ? "

Ben non .....de quoi qu’elle parle Mam .... ?

Et nous voici partis au parc avec les patins , la trottinette , le goûter et son tricot ; oui son tricot , car Mam sort jamais sans lui , il occupe ses heures et me chauffe les pieds l’hiver , c’est la championne des chaussettes de laine ....froid moi ... ? jamais , aux pieds... !

Nous voici arrivés au parc qui est toujours là pour nous , avec ses vieux et beaux arbres, ses allées où on peut se balader en écoutant les oiseaux chanter la Madelon (z’avez qu’à l’imaginer...) .

Le garçon au vélo est là aussi , et je le regarde évoluer béa , comment fait il pour tenir sur ce truc ... ?

Un monsieur est pas loin de lui , et se retourne vers moi avec un grand sourire et s’approche,

" alors çà te plairait de faire un tour de vélo petit ... ? "

.....tu parles que çà me plairait..... ! ! ! ! ! pensais-je....

" Bonjour madame dit t"il en parlant à Mam , je peux faire essayer le vélo à votre petit garçon .... ? "

" mais bien sûr monsieur ....mais faîtes bien attention qu"il ne tombe pas ... " la phrase clé des mamans .

Et me voilà sur le vélo , les pieds sur les pédales , le monsieur derrière qui me tient bien , et nous tournons autour du kiosque pendant que le garçon du vélo fait la gueule ...je suis sur son vélo et le monsieur est son papa ....

Je suis sûr qu’il est jaloux car je lui ai pris son vélo .....

Et puis je roule un peu plus vite et les pédales du vélo tournent toutes seules , le monsieur ....le papa du garçon au vélo me tient tout en me parlant ... 

" regarde devant toi et pédale ..... ! n"ai pas peur je te tiens ... "

Moi je pédale et je regarde devant moi , je tourne autour du kiosque , encore un tour , et puis un autre , et encore un autre , et puis je vois le monsieur assis sur le banc à côté de Mam et je comprends ..... à ce moment là , je me casse la gueule du vélo .

" mon Dieu , mon Dieu ..... il s"est fait mal .....je vous avais dit de faire attention .... ! " crie Mam au monsieur ...

Et c’est depuis ce jour là que je sais faire du vélo ....(cette histoire est vraie et authentique..) .

Ensuite ma trottinette m’a servie de vélo quand elle était bien lancée , je mettait les deux pieds dessus et je freinais avec le pied en appuyant sur la roue de derrière ...c’était pas mal .

En pensant à toute cette journée , j’arrives enfin devant la porte avec mon pain , et qu’est-ce que je vois ..... la femme qui serre dans les bras .

Elle m’attrape encore et me soulève pour ensuite me porter jusque dans la rue des poissonniers où une 4CV attends .

Je me retrouve avec elle et un monsieur dans cette voiture qui nous emmènes à la gare , où un train nous attends .

Je suis sur une banquette du train , la tête sur les genoux de la dame et je fais semblant de dormir pour éviter de causer avec ses adultes que je ne connais pas ...où vais-je aller.... ? je ne suis pas rassuré du tout et Mam me manque à ce moment là ...j’ai les trouilles de ma vie .

Je vais continuer à faire semblant de dormir .....

Le train n’en fini pas de rouler et moi de dormir ....

J’entends les adultes parler mais je ne comprends pas ce qu’ils disent .

Puis le train s’arrête enfin , nous descendons tous , mais ce n’est pas le même endroit ni la même gare....

  • CHANGEMENT ...... GRANDS CHANGEMENTS –

Me voici tenu par la main par ce monsieur Faure comme dit la dame étouffeuse , monsieur Faure par ci , monsieur Faure par là ......

Ils se connaîssent ces deux là , et moi je les connais pas ...... !

Nous arrivons dans une petite rue , une porte se pousse sur un couloir très noir qui est éclairé par une ampoule pas très puissante ; au bout un escalier de bois grinçant nous emmène au deuxième étage , sur le palier à droite , la dame ouvre une porte , me pousse devant elle et me dit .......

" voici ton père , et tes frères et sœurs........... ! "

J’y comprends rien du tout.......mais alors ......rien du tout .

Je me retrouve dans un lit à côté de mon lit , un autre lit et un petit garçon que je ne connais pas et je recommence à faire semblant de dormir pour oublier ce cauchemar .

J’ouvre les yeux , des bruits de rue me réveillent , d’autres de casseroles et de pas , ce ne sont pas des sons habituels et je referme les yeux ; non.... ! je ne veux pas y penser.

Je rouvre les yeux doucement et je regarde enfin autour de moi , le petit garçon est toujours là endormi dans son lit , bien caché sous ses couvertures , dans une chambre faite de cloisons de tissus ou des cerfs et des biches me regardent .

Pour un changement c’est un grand changement , où est Mam marti.... ?

Pourquoi suis-je ici.... ?

Une tête vient de regarder par le rideau , c’est la fameuse dame qui m’a attrapé dans la rue Bacquenois .

J’entends que cela chuchote derrière le rideau , " il faut qu"on lui explique bien qu"il est avec sa famille et ses parents ".

Puis la tête revient avec tout le reste pour me lever du lit et m’emmener de l’autre côté du rideau ou un autre monsieur que je n’avais pas bien vu en arrivant est là , assis sur une chaise jaune en bois ; plus loin sur une autre chaise semblable dors un chat noir le nez dans sa queue.

Le monsieur me regarde tranquillement , et la dame s’approche de moi gentiment :

" Je suis ta maman et voici ton père , et puis il y à Catherine , Chantal , Marie-Françoise tes sœurs et Dominique ton Frère " .

Je sens que je vais devenir fou , je veux pas rester là , je ne suis pas à ma place , je veux rentre chez moi , avec Mam Marti , je suis pas bien ici pensais-je..... !

Mais je ne disais rien de peur de fâcher quelqu’un .

La dame maman me fait asseoir à une table où tout le monde s’assoie pour déjeuner , mais je ne mange rien , je n’ai pas du tout faim .

Le matin se passe ainsi en me lavant dans une cuvette qui se trouvait dans un évier en ciment , puis en m’habillant avec mes affaires qui étaient sur mon lit posées sûrement par dame maman.

Le midi , je ne me souviens plus où j’ai mangé , si j’ai mangé , j’étais toujours contrarié de mon état , de ma condition nouvelle ; je ne comprenais rien à rien et ne voulait pas comprendre .

Dans l’après-midi ou peut ètre plus tard , nous sommes tous allés dans une maison à la cité Nadi , où il y avait plein de monde qui m’embrassait , des enfants aussi , que de monde tout d’un coup , mais où est Mam Marti , pourquoi elle est pas là , c’est pas normal ...

Pendant que je pensais à tout cela , une petite fille de mon âge est venue s’asseoir à côté de moi et m’a attrapée par le cou , elle doit me sentir triste et n’arrête pas de m’embrasser ....

Elle est toute blonde , c’est Marie-Claude Guichard .....donc une cousine , elle est gentille .

Puis nous repartons tous dans cette maison de la rue Pierre Semard , là où il y à mon lit derrière le rideau , à côté du lit de Dominique (dit Doudou pour la famille...) .

 

 

-Adaptation -

Nous allons donc tous nous coucher .....derrière le rideau .

Le lendemain , c’est le branle bas de combat au réveil , tout le monde s’affaire , dans l’ordre , on nous fait laver , habiller , puis après un petit déjeuner fait de soupe de légumes ... " beurk... !

C’est immonde , où est ma blédine si bien préparée , et Mam marti , elle est où ... ? " .

Puis avant de partir , où.... ? on nous fait mettre des blouses grises trop grandes pour nous avec des espèces de trucs aux avants bras e tissu noir , vilain et honteux ....c’est pas la joie .

(j’ai sû ensuite que c’était pour pas user les coudes de la blouse et pour éviter de trop salir les manches ) .

Je me retrouve dans une nouvelle école ( l’école Gaillard de Romans ) , où les classes ressemblent à celle que j’ai laissé à Reims .

C’est l’appel des enfants par les instituteurs pour se mettre en rang dans la cour avant de rentrer en classe , on me fait mettre dans une file qui doit ètre celle de ma clase , et nous rentrons .

Nous restons debout jusqu’à ce que l’instituteur nous donne l’ordre de nous asseoir à nos places ; sauf moi qui attends debout sur un côté .

-"  le nouveau ... ! tu te mets ici , à cette place ... "

- " ton nom c’est comment déjà... ? " dit l’instituteur comme si il ne le savait pas ...

-"  Fabrice Merlette Guichard .... ! " dis-je d’une voix timide ..

-"  Non , tu t"appelles bien Guichard Fabrice .... ? , c"est ce qui est écrit sur mon cahier de présence ... " .

-"  Oui Mssieur dis-je timidement "

-" Bon ... ! sortez vos cahiers de brouillons , nous allons faire une dictée ... "

Chouette pensais-je , j’aime bien çà les dictées , vais essayer de faire zéro fautes ... !

Pendant cette dictée j’entendais des chuchotements de eux garçons qui parlaient de moi , mais pas gentiment ....

-"  vouais ....t"à vu ses grandes oreilles ... ? , on dirait un éléphant hé ..... ! "

hé bien çà commence bien , je savais que j’avais les oreilles décollées , mais bon de là a mle faire charrier et moquer de la sorte non .... !

-" chut.... ! taisez-vous au fond...on s"entend plus , Gaspard au piqué ... ! ! "

Enfin la sonnerie de la récréation sonne l’entracte de la dictée et la correction entamée .

-"  les enfants vous sortez dans l"ordre et le silence ... ! et je vous rappelle qu"il est interdit de se battre "

-"  Il à des oreilles d"éléphant hé.... ! venez voir ses grandes oreilles hé .... ! "

j’essayais de me rebiffer mais ils étaient de plus en plus nombreux à me tracasser avec mes oreilles "

-" Qu"est-ce qui se passe là bas .....Pruiiit ... ! "d"un coup de sifflet les garçons s"envolent tous , et je reste planté comme un largué qui comprend rien à rien à ce qui lui arrives .

Ben , où est-ce que je suis tombé ....pensais-je , c’est partout pareil ici , çà và durer longtemps comme çà .... ?

Puis la sonnerie de la fin de la récrée me réveille de ces pensées , et nous sommes de nouveau dans la classe ; à la correction de la dictée j’ai zéro fautes ... ouf .. ! une consolation au moins .

-Adaptation -

Nous allons donc tous nous coucher .....derrière le rideau .

Le lendemain , c’est le branle bas de combat au réveil , tout le monde s’affaire , dans l’ordre , on nous fait laver , habiller , puis après un petit déjeuner fait de soupe de légumes ... " beurk... !

C’est immonde , où est ma blédine si bien préparée , et Mam marti , elle est où ... ? " .

Puis avant de partir , où.... ? on nous fait mettre des blouses grises trop grandes pour nous avec des espèces de trucs aux avants bras en tissu noir , vilain et honteux ....c’est pas la joie .

(j’ai sû ensuite que c’était pour pas user les coudes de la blouse et pour éviter de trop salir les manches ) .

Je me retrouve dans une nouvelle école ( l’école Gaillard de Romans ) , où les classes ressemblent à celle que j’ai laissé à Reims .

C’est l’appel des enfants par les instituteurs pour se mettre en rang dans la cour avant de rentrer en classe , on me fait mettre dans une file qui doit ètre celle de ma clase , et nous rentrons .

Nous restons debout jusqu’à ce que l’instituteur nous donne l’ordre de nous asseoir à nos places ; sauf moi qui attends debout sur un côté .

-"  le nouveau ... ! tu te mets ici , à cette place ... "

- " ton nom c’est comment déjà... ? " dit l’instituteur comme si il ne le savait pas ...

-"  Fabrice Merlette Guichard .... ! " dis-je d’une voix timide ..

-"  Non , tu t"appelles bien Guichard Fabrice .... ? , c"est ce qui est écrit sur mon cahier de présence ... " .

-"  Oui Mssieur dis-je timidement "

-" Bon ... ! sortez vos cahiers de brouillons , nous allons faire une dictée ... "

Chouette pensais-je , j’aime bien çà les dictées , vais essayer de faire zéro fautes ... !

Pendant cette dictée j’entendais des chuchotements de eux garçons qui parlaient de moi , mais pas gentiment ....

-"  vouais ....t"à vu ses grandes oreilles ... ? , on dirait un éléphant hé ..... ! "

hé bien çà commence bien , je savais que j’avais les oreilles décollées , mais bon de là a mle faire charrier et moquer de la sorte non .... !

-" chut.... ! taisez-vous au fond...on s"entend plus , Gaspard au piqué ... ! ! "

Enfin la sonnerie de la récréation sonne l’entracte de la dictée et la correction entamée .

-"  les enfants vous sortez dans l"ordre et le silence ... ! et je vous rappelle qu"il est interdit de se battre "

-"  Il à des oreilles d"éléphant hé.... ! venez voir ses grandes oreilles hé .... ! "

j’essayais de me rebiffer mais ils étaient de plus en plus nombreux à me tracasser avec mes oreilles "

-" Qu"est-ce qui se passe là bas .....Pruiiit ... ! "d"un coup de sifflet les garçons s"envolent tous , et je reste planté comme un largué qui comprend rien à rien à ce qui lui arrives .

Ben , où est-ce que je suis tombé ....pensais-je , c’est partout pareil ici , çà và durer longtemps comme çà .... ?

Puis la sonnerie de la fin de la récrée me réveille de ces pensées , et nous sommes de nouveau dans la classe ; à la correction de la dictée j’ai zéro fautes ... ouf .. ! une consolation au moins .

Puis vient l calcul mental ou je n’exele pas , ni les problèmes de robinets qui fuient, l’avenir me donnera raison , enfin presque raison .

La sonnerie de midi vient me sauver de tous ces calculs qui m’ennuient .

Je ne me souviens plus qui est venu me chercher à l’école , mais je crois bien que c’est le fils ( René que je vois de temps en temps) à Mr Faure qui m’a guidé jusqu’à la porte de la vieille maison (c’est comme çà que tout le monde l’appelait chez-nous) ...

J’ai dû monter les vieux escaliers de bois qui grinçaient à un certain endroit , dans le virage qui tournait sur la gauche , je crois , puis la porte à droite en haut de l’escalier et j’y étais ... !

J’ouvre la porte avec toujours le même malaise , qu’est-ce que je dois dire , comment m’adresser à ces gens , même si on me dit que c’est ma famille .....

Je vais tenter quelque chose.... !

" je voudrais écrire à Mam Marti pour lui demander de m"envoyer ma trotinette , mes patins à roulettes et ma montre ... " disais-je d’une voix timide à Mme ma mère .

-" Mais bien sûr , on le ferà tout à l"heure " me répondit elle

Bon ben je vais au moins avoir des nouvelles de Mam marti ...pensais-je.

Après avoir mangé , j’ai écris une longue lettre à Mam Marti pour lui demander tout ce que j’ai mentionné , et ensuite j’ ai attendu la réponse ....en vain .

Mais les patins sont arrivés au bout de quelques jours et j’étais content de les retrouver .

 

Puis je suis allé me coucher en mettant mes patins sous le lit .

Avant de m’endormir , je réfléchissait encore à tout ce qui m’arrivait , j’y comprenais rien à rien , j’étais là avec tous ces gens , une famille qui disait ètre la mienne mais que je ne connaît pas , et j’ai beaucoup de mal à m’adapter .....je dois faire des efforts pas possible pour y arriver , j’aime tellement les choses simples et tranquilles , sans heurts et sans besoin de penser à ce qui peut se passer ....ou pas .

BONVALET

Les semaines passent et se ressemblent dans le fait que je ne parle pas beaucoup au sein de cette famille , à part peut ètre à ce petit garçon qui est devenu un frère en une nuit ( ? ) , lui aussi parle et joue un peu avec moi de temps en temps .

Je lui montre mes patins , il en voudrait bien aussi , çà à l’air de lui plaire ...

J’ai à ce moment là 10 ans et il en à 3 de moins que moi , donc 7 ans pour lui qui est un petit garçon tout blond et très gentil comme tous les Dominique ( doudou ) .

Il n’y à pas bien d’argent à la maison et on nous l’à bien fait comprendre , et puis cela se voit ...

Si bien que ; je ne sais plus qui , nous à appris à en gagner un peu pour acheter le pain en récupérant les cartons dans les rues de bonne heure le matin , en les stockant où nous pouvions ( derrière l’escalier de service de la maison ) , pour aller le soir les revendre chez le ferrailleur BONVALET Boulevard de la libération pour quelques sous et au poids , on y revendait ce que l’on pouvait , même de la ferraille quand on en trouvait .

Mais il n’y avait pas que nous qui faisions cela , d’autres aussi démunis le faisaient , si bien que le matin c’était la course aux cartons et des disputes parfois qui partaient de l’autre côté du trottoir ..... quelle galère ... !

Nous nous amusions aussi des fois en y allant de plus bonne heure pour avoir plus de cartons , mais ensuite il fallait se planquer le lendemain pour ne pas avoir les foudres du vieux ramaseur.

En rentrant de ces petites corvées ou virées matinales , on se faisait décrasser avant de manger notre soupe épaisse ( beurck ) qui me donnait envie de vomir , et on fillait à l’école des souffrances pour les moqueries ( pour moi si .....) .

Ce que nous aimions bien aussi ; c’était aller à la gare chercher le pain de glace pour mettre dans la glacière ....on avait pas de réfrigérateur électrique , c’était pour les riches , en rentrant des fois çà gueulait un peu parce que la glace avait fondue ; mais c’était lourd ce truc et çà gelait les doigts .

Mais çà faisait une promenade , car les promenades me manquaient énormémant , surtout mon parc de la Patte d’Oie .

Je me souviens d’un jour où nous nous ennuyions avec Doudou , nous avons joué à cache cache en revenant de commissions autour de l’escalier de service du bas de l’entrée de la maison , et nous tournions autour comme des fous , si bien que lorsque la minuterie de la lumière s’est arrêté , j’ai été tout droit dans le mur d’en face et je me suis ouvert la tête du côté gauche cette fois ....direction la clinique , bon à recoudre .

Je me souviens d’un mardi-gras où nous nous sommes tous déguisés , et j’étais content de jouer à ce jeu là , j’étais déguisé en cuisinier , et je tapais sur une casserole à tour de bras dans la rue ....je ne me souviens pas de tout .

Sauf peut ètre d’avoir étés nous montrer à la mémé en face de notre porte sur le même palier ..... et je n’oublierais jamais cette grand-mère qui à beaucoup comptée pour moi et Doudou ...c’est la Berthe ; hé oui Berthe et Lillas ; deux braves femmes qui ont comptés pour nous gamins que nous étions .

Notre Berthe ( vieille cousine )n’avait jamais eu d’enfant , Lillas son amie de toujours est tombée sur un ballon qui est resté accroché sur elle ....et donc les deux amies ont élevés ce petit ballon (René )toutes seules , et il est devenu l’ami du Père Guichard ( mon papa actuel ) .

Et même que des fois c’est arrivé qu’ils partaient tous les deux en fredaine et rentraient un peu joyeux .

Je me souviens d’une fois où nous étions tous couchés ; y ’à eu un de ces ramdam , un bruit sourd , des éclats de voix ( ma mère ...) , et puis plus rien .

Ils sont jamais ressortis les deux amis ... !

Notre Père Guichard travaillait à la Mûre , livraison de Fioul , c’était à côté de chez-nous son travail

LE GRAND DEMENAGEMENT DE LA VIEILLE MAISON

Tout doucement je me suis approché un peu des filles , mes sœurs ....Catherine l’ainée , Chantal et Marie-Françoise la chinoise , je dis cela parce qu’elle avait une coupe de cheveux comme les chinoises ; mais elle n’est pas du soleil levant .....qui sait .

Elles avaient la chambre en face de celle des parents , derrière les vitres , hé oui ces vieilles maisons n’avaient pas beaucoup de lumière , alors ceux qui les ont construites ont placés des cloisons avec pas mal de vitres pour laisser passer la lumière ....qui passait pas , ou si peu , on n’avait souvent les ampoules qui brillaient .

Puis est venu ce grand déménagement , on est partis de cette vieille maison pour aller dans un grand immeuble de dix étages ...............

Les Peupliers – Allée n° 4 – 4ème étage à la Monnaie ( dans le nord de la France on dit un bloc)..

La Monnaie c’est comme qui dirait la campagne à côté de la ville , il y à de grands champs de blés autour de ces immeubles , car il y à d’autres immeubles déjà construits avec des pelouses tout autour et de l’air pur , çà sent bon de partout , c’est la campagne ....c’est super .. !

Pour l’école c’est l’école de la Monnaie

C’est aussi l’année du Catéchisme près de l’église de la Monnaie ( St Curé D’Ars )

Mais c’est également le début de mes déboires les plus marquants , les plus douloureux (pour moi ...chacun à son degrés de souffrances et son pourcentage à ne pas dépasser pour éviter la folie ) ...

Ce qu’il y à de bien déjà dans cet immeuble de dix étages , c’est l ’ascenseur ....manège gratos.

Puis c’est la rentrée des classes , ou tout simplement le retour à l’école , mais un peu plus loin comme parcours à faire qu’en ville .

Nous passons par le raccourci qui est bordé de cerisiers , mais les cerises sont encore vertes , mais ont les mange quand même quittes à prendre une bonne colique ensuite .....dans ce raccourci , de gauche comme de droite il y à de belles maisons toutes les mêmes ....pourquoi on en à pas une comme çà ... ?

Puis au bout du raccourci , on tourne à droite après une maison , au bout d’un petit chemin il y à un petit mur , un grillage écrasé par les passages fréquents des gamins , nous faisons la même chose ; sur la gauche le gymnase de l’école , un peu plus loin devant nous la porte de l’école qui nous accueille .

Nous poussons tant bien que mal cette porte en fer assez lourde et nous entrons , je dis on car Doudou est avec moi ...le petit frère fidèle .

Nous entrons directement sous le préau qui sert d’entrée et de Discutoir / Vigie à instituteurs ; coups de sifflets partent de là tout azimuts et rappellent à l’ordre tous les contrevenants au règlement strict du moment .

Quelle barbe ... !

La sonnerie retentit comme celle de l’école d’avant ( gaillard...la même) .

Les instituteurs ( nos Maîtres comme nous les appelions ).... ils étaient maîtres en tout , même en baffes , en claques en tous genres , en punitions , en fessées à coups de règles et sur les doigts ....enfin .

Avant d’entrer en classe appel dans la cour :

" Quand je vous appelle par votre nom vous répondez présent en levant le doigt ". dit le Maître

AROD............... ! présent msieur

BEGOT.............. ! " " " "

BENISTANT...... ! " " " "

BILLON.............. ! " " " "

BRUYERE......... ! " " " "

BUFFIERE......... ! " " " "

CAVALLO......... ! " " " "

CERRUTI.......... ! " " " "

COLLIAT........... ! présent msieur ( répondent les jumeaux )

CROCHET........ ! " " " "

FIORAVENTI..... ! " " " "

GUICHARD....... ! " " " "

GUILLOT........... ! " " " "

GUMILARD ...... ! " " " "

GRINI................ ! " " " "

HERINO............. ! " " " "

KEVORKIAN..... ! " " "

KOENIG............!

KHELIFA .......... ! présent msieur

LEGER.............. ! " " " "

MORENO.......... ! " " " "

PALLA............... ! " " " "

PEGORARO..... ! " " " "

PELLAT............. ! " " " "

ROMPION ...... ! présent msieur

VALLON............ ! " " " "

VERCASSON... ! " " " "

VICTOR............. ! " " "

 Et tous ceux que j'ai oubliés...!

"  - Comment voulez-vous qu’avec tous ces noms je sois rasciste .....élevé sur les bancs de l’école avec des copains ayant des origines de tous pays .....Espagne , Algérie , Italie , Afrique du Nord ( pieds noirs......bé comment je dis moi ... ! ) , Arménie , Portugal , même des Polonais qui arrivaient sur nos bancs de l’école .

hé bein çà promet avec tous ses zozos ; y'à des droles de gueules dans cette classe , fini la tranquilité ....je sens que l'on và encore me balader avec mes grandes oreilles.....!  "

 

                               18  Août  2006    ....:  0h:35

                           

                            voir la  suite vers un autre billet de cette drôle de vie (voir suite)

 

 

( @+ ........) pour mes aventures d'une vie difficile...la suite arrive chaque semaine , mes souvenirs reviennent de + en + fort ...de + en +  précis ... si vous êtes assidus , vous n'allez pas vous ennuyer ....!

 
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