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TOP SECRETIl n'y à rien de nouveau sous le soleil,à part la vie .....!
August 19 SUITE (d'une vie difficile " la mienne" )LE FILS GENANT.....Mais , VOUS N'AUREZ PAS MON ÂME
SUITE ( d'une vie difficile " la mienne " ) Un coup de coude me réveille de ma torpeur , " hé Guichard tu viens " , me dit Guillot qui serà mon copain pour longtemps .
D’abord cette école elle est moche , je m’y sent mal , elle est toute en béton , la cour n’à pas de vieux platanes qui perdent leurs feuilles à l’automne qui crissent sous nos pas quand on marche dedans ....c’est pas une école , c’est un poulailler à gosses .. ! -" Avancez derrière dit le Maître... ! " en criant dans notre direction . -" j’aime pas cette école , elle est moche .... ! " -" hein qu’est-ce que tu dis... ? " dit Michel Guillot -" rien ...rien...murmurai-je " nous passons sous le préau , puis au fond à droite deux portes battantes bleues nous attentaient comme pour nous avaler notre liberté , des escaliers nous portent jusqu’au premier étage ou un grand couloir dessert les classes , les couloirs servent aussi de vestiaires pour nos manteaux . Nous entrons dans la deuxième classe , je suis en CM2 avec l’instituteur Monsieur PEÏTRONKI ; petit bonhomme de la taille de napoléon et à l’allure goguenarde , doublé d’un œil mauvais ....gare à nos abattis , on va en chier (c’était un ancien garde mobile selon des sources de je ne sais pas où....).
Il est vrai que nous ne sommes pas très loin de la fin de la guerre (22 ans) en pleine période de renouvellement de la France pour créer des logements à ceux qui avaient reconstruits ce pays , et que le pays avait besoin de forces vives pour cela ; d’où le nombre de camarades étrangers venus nous aider et s’aider eux-mêmes en s’installant près des chantiers géants près de chez nous .
Et puis il y avaient ceux qui fuyaient l’Algérie où les conflits avaient éclatés .
Voici à peu près mon époque .(1962) , les années Twist / Age tendre et Tête de bois (Albert Raisner) , le King (Elvis Presley,Johnny Haliday et Sylvie Vartan, Françoise Hardy , Richard Antonny , Claude François qui montait en flèche ....,Piaf et son manège,et celle qui avait inventé l'école ...France Gall...non c'est Charlemagne l'école ..et Bécaud, et Aznavour , et tous les autres ...)
Et la TV qui arrivait dans les foyers doucement , les premiers feuilletons , Ivahnoé...Zorro et le sergent Garcia.., la Piste aux étoiles et le Clown Zavata ..., et les grands films du dimanche soir . Que de boulversements dans ce pays et dans le monde qui continue d'avancer sans cesse .
-" Clac ..... ! " fait la règle du Maître sur son bureau .
-" Asseyez-vous .... ! " dit l’autoritaire nabot ...il est si petit qu’on pourrait jouer avec .
Un petit brouhaha et nous voici tous assis attendant la suite ....
Puis Petronki nous récite son blabla avec une tronche qui te donne envie de te tirer dare dare ..
-" ouvrez vos cahiers de brouillon , on và écrire une liste des choses à acheter et que vous aurez besoin tout au long de l" année.... "
-" hé bé çà commence bien " pensais-je , avec l’argent qu’il y à a la maison çà va encore gueuler ( chez-nous on jure pas ...alors j’en profite dans ma narration ...vous permettez chers lecteurs , c’est un plaisir pour moi , j’ai été frustré .....)
Après ces quelques lignes de futures emplettes à ramener dans nos chaumières, nous avons droit à un coup de règle de bureau (c’est une manie ) .
Pour aujourd’hui , nous allons faire connaissance , vous allez vous lever à l’appel de votre nom et dire où vous habitez ...
Et c’est parti pour un tour ...au mien quelques garçons se foutent encore de moi et de mes grandes oreilles ...
-" hé Roquet les belles oreilles ..... ! "
-" Clac,clac,clac.....çà suffit rugit le Maître ... "
-" Guichard assiez-toi à ta place .. "
j’obtempère de bonne grâce et remarque un moineau sur le sapin de la cour (l’unique sapin ) , ses branches viennent contre la fenêtre où je me suis assis , et je me mets à penser que c’est bien d’ètre un oiseau....
puis la sonnerie retentit pour nous libérer à la récréation , bousculades dans le couloir où les autres classes sortent aussi , croche-patte avec moquerie à la clef " hé babar attention tu và t"envoler .... "
" c"est pas babar c"est Jumbo " dit un autre ..... !
Ben c’est ma fête .....et en plus ils sont plus musclés que moi ces moqueurs là .....comment je vais m’en sortir moi .... ?
Faut que je vous dises ( toi lecteur ) , que je pesais pas lourd , j’étais chétif et malingre , je mangeais pas bien chez-nous ; non pas qu’il n’y avait rien à manger , mais la nourriture m’écœurait . Donc je grandissait sans grossir .
Arrivés dans la cour de récré .....je cherche Dominique (mon frère ) , et je le trouve ...on échange des banalités et puis il part s’amuser de son côté pendant que je repère des grands cons qui me dévisagent d’une façon pas catholique .....ils viennent sur moi goguenards en rigolant poendant que je me carapate vers les toilettes ....ouf... !
" çà pue là dedans " pensais-je en me soulageant .
Puis je repère les lieux sous le préau pour voir où sont les gugus moqueurs ; je vois les maîtres sous le préau à discuter dans un coin pendant qu’un autre , sifflet à la main surveille la cour ....de temps en temps , un coup de sifflet part et des gamins s’éparpillent comme une volée de moineaux .
D’autres enfants jouent déjà aux billes ou aux osselets comme si l’école avait commencé il y à trois mois ....les osselets il và falloir que j’essaye .
La sonnerie me fait sursauter , c’est déjà l’heure de rentrer en classe jusqu’à midi.
Puis j’essaie de repérer Doudou pour lui dire de m’attendre à 11h1/2 devant la porte pour rentrer ensemble ; de loin je lui fait un signe en articulant bien « tu m’attendrà …. ! » , d’un signe de tête il dit oui .
11h30 nous sommes dehors , le meilleur moment et le plus casse pied à cause des moqueurs qui se foutent de ma gueule et de mes oreilles …j’en ai marre . !
Et c’est des bousculades , des coups de pieds , mais qu’est-ce que je fais ici , et Reims quand est-ce que j’y retourne …j’en ai assez .
Nous rentrons par le raccourci en tirant sur les branches des cerisiers qui souffrent avec tous ces gamins gourmands .
Puis traversant la rue , nous tombons sur le terrain de l’église St Curé d’Ars avec le batiment en préfabriqué qui nous sert de cathéchisme avec la petite sœur qui nous l’enseigne ….elle est marrante ; elle est aussi petite que nous , et gentille .
J’aime bien le cathéchisme , j’apprends plein de trucs sur ce qu’on voit pas , mais moi j’y crois car je sens que c’est vrai qu’il y à quelque chose au-delà de notre entendement ; il y à une force qui nous entraîne et nous pousse toujours plus loin , même qu’on ait pas envie d’y aller , on y và parce qu’on sent que c’est çà , que c’est logique et naturel ; il ne peut pas en être autrement.
Ce n’est pas une obligation , c’est une constatation qui fonctionne avec notre moi intérieur , et le mien est intact depuis pas mal de temps , je ne l’éteindrai jamais cette lumière qui me guide .
Entre temps, Doudou m’à rejoint au catéchisme car il a l’âge d’y être et puis çà fait peut-ètre également une garderie pour reposer les parents …..
De temps en temps nous avons le Père Cuchet , c’est un petitout plein de nerfs qui bouge partout , c’est un nerveux qui voit tout .
Et puis il y à le Père Rolland …. Haaa …le Père Rolland c’est quelque chose d’important dans ma vie, c’est un être que j’aime et qui m’à aidé à comprendre certaines choses , j’allais le voir au presbytère qui était dans un pavillon , une maison , villa jouxtant la monnaie , dans une rue sans issue qui débouchait sur une petite placette ronde avec trois ou quatre cerisiers .
Il m’à expliqué la foi, les choses de Dieu en général …..Il était si bon professeur que je pigeais tout à la perfection ; et c’est à ce moment là qu’il m’à demandé si je voulais être servant de messe (enfant de chœur ….), j’ai accepté à condition que Doudou soit avec moi.
Alors tout s’est précipité, nous avons dû faire notre communion solennelle je crois dans la foulée, Chantal notre sœur l’à fait en même temps ainsi que notre jolie cousine Marie–Claude. (nous avions 12/13 ans )
Puis nous sommes devenus des servants de messe très accomplis, goûtant le vin blanc de messe, mettant de l’eau dans la bouteille pour remonter le niveau ( Pfffff …j’en connais d’autres qui l’on faits aussi ) . Nous avions après la messe les baptêmes de bébés , et les parains souvent nous donnaient des pourboires conséquent , au début on y donnait à notre mère et puis on a tout gardé pour nos bonbons et autres ( je me suis payé mon 1er 45 tours …No Milk Today …d’Herman’s Hermits …Wouahhhh… !! ) .
Puis de Messes en messes nous avons grandis dans nos chemins intérieurs respectifs Doudou et moi ; nous allions de découvertes en découvertes sur tous nos plans …on les connaissait pas tous car nous étions pratiquement interdits de sortir de la maison ; moi qui était à Reims dehors du matin au soir, j’en souffrais énormément. IL nous était impossible d’aller en bas avec les copains discuter comme les autres …mais de temps en temps on pouvait aller patiner sur le trottoir bien en vue du balcon ( la mère surveillait tout …normal dans un sens ) , mais ce que j’horripilait le plus c’était ces interdictions continuelles ; les surveillances de rentrée d’école à la minute près , et le reste .
Et les devoirs en rentrant ….la question sordide, le couteau dans la plaie :
« T’à des devoirs aujourd’hui …? » disait ma mère.
Moi je répondais toujours « Non non…… ! », surtout quand un problème de robinets qui fuient nous était donné à faire ou à quelle heure un train à la con va t’il passer dans une gare à la con, tout en tenant compte de sa vitesse à la con et à quelle heure il và croiser un autre con de train de marchandises ....ce que j’e m’en balance et contre-fous de savoir çà pour rouler avec mes patins à roulettes sur mon trottoir préféré.
Qu’est-ce qu’ils peuvent me gonfler ces adultes qui sont là pour emmerder les gosses au lieu de les aimer tout simplement.
Et mon Reims …il est où mon Reims … ?
Quand est-ce que j’y retourne …. ?
Pendant ce temps là, je préférais apprendre au catéchisme l’histoire de Jésus-Christ Noé et les autres de sa bande …çà c’était de la belle histoire qui tenait la route.
Et ma foi grandissait grâce au Père Rolland à qui j’avais demandé comment je pouvais devenir prêtre …
Il m’avait répondu je crois : « faut demander à tes parents …! »
Ben si je demande à mes parents, je vais me faire tuer …. Je n’ai pas demandé.
Les saisons passent et se ressemblent à mourir d’ennui, j’en ai marre de cette école pourrie où tous les gosses me tapent dessus, je vais me tirer de cette ville où rien ne m’attache…si peut-être Doudou, ce petit Frère qui me suit partout.
Mais je veux revoir Mam Marti …où est elle …et ma grand-mère et ma famille … ?
J’en ai marre…….. !
La Punition des robinets
C’est vendredi, quatre heure et demi ….
J’attends Doudou qui traîne toujours comme moi pour sortir, ce qui nous rapproche moins vite de la maison où nous allons êtres enfermés tout un week end .
Surtout, avec dans mon cartable un fameux devoir de problème à rendre le lundi au père Pétronki qui me bafferait à tous les coups...
Hé bien pour tout vous dire, pas pressés de rentrer au Peupliers ( notre immeuble de dix étages ) .
Bon j’ai peut être une solution…..je vis dire encore que j’ai pas de problème à calculer, ou du moins je vais éviter d’en parler, je ne parlerai que des autres devoirs courants et qui m’ennuient moins.
Bon traversé du raccourci, les cerises sont déjà loin, par contre il commence à faire un peu chaud et les feuilles abondantes de ces braves arbres nourriciers du mois de mai ous donnent leur ombre bienfaisante et rafraîchissante.
Nous traversons la rue au bout du raccourci et nous sommes sur le terrain de l’église et du catéchisme ; nous traînons un peu Doudou et moi , mai sans intérêt car les autres gosses ont déjà chez eux devant leur TV .
Nous rallongeons un peu le chemin en passant par le centre commercial pour lécher la vitrine du bureau de tabac où sont stocké les bonbecs …. On se mouille un peu les pieds au bassin de béton qui se trouve au milieu de ce centre, et nous ressortons pour trouver la rue qui une fois traversée nous plonge en plein cœur d’une immense pelouse interdite car toute neuve …les gardiens veillent dur.
L’immeuble les Ifs est encore en construction sur la droite ; il est long comme un train , mais parlons pas de train çà me rappelle des trucs pas bien pour le moment .
Poufff…. ! Traversée de cette pelouse, les peupliers sont là autour de nous majestueux déjà, que se soit les arbres ou notre immeuble ils sont là, c’est grand dix étages …mais pas autant que ma cathédrale de Reims.
Nous sommes au pied de l’immeuble, et nous devons rentrer, c’est un calvaire, çà me déchire le cœur, je suis mal dans ma peau, triste à mourir .
-« Bonjour maman … ! » disons-nous en cœur Doudou et moi ( et pourquoi Doudou…c’est pas un prénom çà … ) .
-« Et alors c’est à cette heure que vous arrivez… ? »
Je vais vite ranger mon cartable dans notre chambre pour qu’il se fasse oublier, et nous allons goûter un bout de pain et une barre de chocolat .
Je traîne, je vais aux toilettes pendant un certain temps, le temps d’oublier les devoirs ou de les faire oublier à une certaine personne.
-« Les garçons, vous avez des devoirs …. ? Montrez-moi vos cahiers de copies… ! »
Aie, aie, aie…, moi malin j’avais pas noté le problème et bon je montrais bon gré , mal gré e cahier .
-« bon bon … Chantal … ! , tu và voir chez Pegoraro les devoirs que lui il à , tu me ramène ce qu’il notera » … !
-« oui maman dit Chantal ….. »
J’étais cuit et recuit et bon pour une bonne engueulade et privations en tout genre avec en prime ce satané problème à faire …ha elle était forte pour faire des coups comme çà la Mère Guichard.
Bien entendu Chantal est redescendue avec ce foutu problème , de cette donneuse de Pégu ..!
Hé ben j’y ais pas coupé, je suis resté tout le vendredi soir à rien comprendre à ce foutu problème qui n’avait rien faire dans ma tête qui était pleine d’autres questions en tout genres , et qui voulait se barrer à Reims ; et encore tout le samedi , puis le dimanche fermé à clef dans la chambre des parents en les regardant partir en voiture (la Trianon ) pendant que je devais par obligation faire ce problème pour satisfaire tout le monde .
Hé ben j’ai essayé, j’y ai rien compris, quand tout le monde est rentré de promenade , je me suis pris encore des baffes et des remontrances à vouloir fuir au galop pour rejoindre Reims où j’apprenais bien à l’école parce que j’étais heureux .
A la découverte de mon corps
Je suis à un âge où le corps d’un adolescent change et se transforme sans cesse.
Je suis tout simplement malingre car je ne mange pas beaucoup, je n’ai jamais faim et le fait de me mettre à table m’ennuie énormément, car, ce n’est pas un moment de plaisir, mais d’obligations en tous genres.
-« Mets pas ton pain à droite, pas les coudes sur la table…! » ordonne papa Guichard.
-« Finis ta viande, tu ne sortiras pas de table tant que tu n’auras pas terminé ton assiette.. ».
Et je restais des heures devant cette assiette (avec Fanfan elle aussi) de viande dure à mâcher, moi qui préférai les bonnes blédines de Mam Marti, ou un bon bol de chocolat chaud avec des tartines de beurre.
Mais je grandissais quand même, et je me demandais pourquoi ma bistouquette se dressait si fièrement le matin, si bien que j’en étais gêné pour me lever et aller au WC, ou déambuler dans le couloir devant tout le monde.
Puis un jour, ma grande sœur Catherine que j’aimais comme une mère car elle était gentille, se trouvant dans la cuisine un jour ou nos parents était absents je crois, devait se poser les mêmes questions que moi sur l’autre sexe, et à trouvé la solution en me faisant découvrir le sien tout en échange de mon anatomie malingre.
C’était pas mal quand même de voir comment est une fille, toucher un peu aussi ces bosses que nous garçons à l’école appelions des nichons, car la poésie ne nous étouffait pas.
La semaine prochaine on découvrira le bas du corps ; ben quel programme, surtout que je m’en foutais un peu ; je n’avais pas l’âge de ces choses là.
Puis plus tard …..C’est Chantal qui a voulu découvrir aussi, ben là je me demandais bien pourquoi moi. Ben c’est pratique, car quand on est tous fermés dans une maison avec interdiction d’aller en bas s’amuser avec nos copains ou copines inexistantes pour ces dernières …on se découvre entre frangins pour se dépuceler l’esprit …..Et plus.
Je tenais à parler de cet intermède pour plus tard.(vous verrez pourquoi)
Ecole buissonnière avec les copains
-« Allez les garçons debout c’est l’heure …! » dit notre mère
Bon ben on se lève, pipi et tout le reste suit aussi, déjeuner à la soupe (beuurkk…) , le cartable au bout du bras (lourd le cartable ) , puis nous prenons le chemin de l’école .
Mon copain Guillot Michel me rejoint avec son demi-course, sacré vélo, des fois il me le prête et je n’arrive pas à lui rendre car j’aime trop çà.
J’en fais des tours de vélo ….quelle chance il à d’en avoir un.
Ce jour là avant d’arriver devant l’école, avec un autre copain (je ne sais plus lequel), on décide de faire péter l’école, on n’ira pas, ben tiens ho… !
On ira sur les bords de l’Isère à la découverte de cette campagne qui longe notre rivière.
Et pour plus de facilités et moins d’encombres, nous prenons les chemins buissonniers cela va sans dire ; celui qui nous emmène à canard, vers la maison des rameurs qui n’existait pas à l’époque.
Nous prenons donc vers l’Est, tout droit à travers les champs boueux (bonjour les godasses), jusqu’à la Joyeuse qui se jette dans l’Isère.
A cet embranchement nous remarquons une barque amarrée à un tronc , et nous décidons d’aller faire un tour avec , mais ce n’est pas si facile que cela de grimper à bord de ce frêle esquif qui balance tout le temps d’un côté et de l’autre ….nous n’avons pas la technique .
Si bien que notre copain de fortune tombe à l’eau ….quelle poisse ; cet andouille nous sape notre après-midi, car Michel est allé le chercher, moi j’ai marché dans l’eau au bord pour agripper Michel de peur qu’il se noie, qui lui-même tenait l’autre pour l’aider.
Nous étions tous les trois trempés, sous les arbres, le soleil brillait moins fort ce jour là et nous commencions à avoir froid avec nos vêtements mouillés.
J’ai la présence d’esprit de dire :
-« les gars faisons du feu pour sécher nos habits car on va se prendre une rouste si nous revenons trempés de la sorte … ! »
Et comme nous avions déjà commencé à fumer des cloppes en douce(les fameuses P4), nous avions toujours une boite d’allumettes sur nous, et il fut facile de faire du feu avec tout ce bois qui nous entourait.
-« Tu parles d’une journée, ben on n’est pas encore rentrés secs chez-nous » disait Michel
Et l’autre qui se confondait en excuses –« c’est de ma faute, je n’ai pas fait exprès, j’ai glissé, c’est plein de vase au bord »
Effectivement à cet endroit là il y avait beaucoup de vase et de profondeur.
Le copain aurait bel et bien pu se noyer, nous l’avons échappés belle.
Nous avons attendus longtemps avant que nos affaires soit sèches, 2 heures au moins près du feu sur des branches plantées en terre ; des vrais robinsons de pacotille.
Nous avons remis nos vêtements à moitiés secs et puants la fumée pour enfin rentre chez-nous avec l’appréhension de se faire engueuler .
Mais en rentrant, rien ne s’est passé car la parade à été vite trouvée,
-« Bonjour Mman »
-« Mais qu’est-ce c’est que cette odeur de fumée….. ? »
-« Rien, y’ un chantier qui faisait un grand feu de planches , j’ai regardé les ouvriers faire »
-« Oui ben va te changer et te laver car çà sent pas bon »
Et bien je ne me suis pas trop mal débrouillé pour cette fois …..ouf… !
Bien heureux que cela se termine comme çà .
Le lendemain, je demande Michel comment cela c’est passé avec sa mère, il me répond :
-« Ho ben elle était partie faire des commissions, je me suis lavé et changé et puis c’est tout »
Ben oui, nous les commissions, c’était la maison Chartier qui nous livrait toute les semaines, et ce qui se consommait tous les jours, c’est nous qui y allions au supermarché en face, de l’autre côté de la pelouse sous haute surveillance de la mère du haute de son balcon du 4ème étage des Peupliers (notre tour de 10 étages).
Au rez de chaussé il y avait notre copain ……………et ses sœurs sublimes.
au second Antoine Valenti (l’Italie) , c’est dans cette famille que nous regardions Zorro , Ivanhoé , la piste aux étoiles avec en fond les cris des petits Valenti qui disaient à leur mère :
–« Maman…..café au lait …. ! » sur un ton de commandement de petit mâle Italien
Et Cette bonne Madame Valenti obtempérait avec gentillesse pour eux (je voyais la différence de cette mère avec la mienne ….)
au troisième la famille Bitch, trois sœurs aussi, au quatrième il y avait nous, au cinquième la famille Vella ….Catherine ma sœur seras amoureuse de Bernard et se mariera avec Jean-Paul ; toujours au cinquième La famille Rouméas ….la fille la plus jeune me plaisait bien et j’espérai toujours devenir son copain..Mais comme nous ne sortions jamais que pour les commissions ….basta .
Au sixième étage Pegoraro la donneuse de devoirs en tous genres (les devoirs).
Et puis plus haut je ne m’en souviens plus, de visu si, mais j’ai oublié les noms.
Il y en avait du monde dans cette tour des Peupliers, et autour bien sur plein de Peupliers plantés avec des pelouses vertes où il était interdit de marcher , le garde veillait .
Le chien loup : Wouffff…. ! çà choppe et çà mord
De temps en temps j’allais au bureau de tabac en face des Ifs, qui se trouvait être une vieille ferme.
Il y avait un chien loup énorme puisque je n’étais pas bien gros, et ce jour là en approchant de la ferme.
De loin je vois ce Chien énorme arriver comme un taré, bavant et hurlant comme une bête enragée.
Bien sûr je recule et le chien s’avance toujours sur moi, si bien, que je rebrousse chemin à toutes jambes en pensant échapper au fauve qui me rattrape, et me mords dans le dos.
Je rentre en me plaignant du dos, mais sans cigarettes pour notre père...
Si il à pas ses cloppes, il va être énervé ce soir ….ben il tapera dans sa boîte à mégots où il y à des réserves pour les jours noirs.
C’est qu’on à même u jours de disettes ramassés des mégots pour notre père afin qu’il puisse fumer ….vous avez faits déjà çà vous … ?
Je n’ai même pas eu le temps de prendre l’ait et de flâner un peu dans la rue à cause de ce clébard, c’est pas vrai çà …j’en ai marre de ce pays, de ces immeubles où tout le monde s’entasse comme des poules de batterie …il est où mon Reims … ?
LE VERCORS et les Grands Goulets :
Dimanche, notre père nous emmène dans la Trianon (Simca )
Sa 1ère voiture (Trianon) Puis la 2ème ( L'Ariane )
Elle était de la même couleur Pour celle-ci m'en souviens plus
Elle était grande cette voiture et on était fiers de se balader dedans, on était un peu serrés derrière à Quatre, mais Fanfan passait devant sur les genoux de notre mère pour que nous rentrions tous dans la voiture. je l’aimais bien cette voiture, on dirait une voiture Américaine, là où il y à les cowboys …. !
Nous voici partis pour le Vercors, cette grande montagne qui nous surplombe tous les jours, qui veille sur nous comme une mère, qui nous donne de beaux orages pour arroser le blé du printemps, de la fraîcheur l’été sous ses grands arbres, de la neige pour la luge l’hiver pour glisser dessus …tout quoi ….c’est mère Montagne.
Mais alors pour y aller là haut sur la montagneuuuuu…..çà me rappelle une chanson çà.
La voiture prend la route qui tourne et qui tourne, et çà tourne aussi dans mon estomac qui se retourne et se retourne comme ma mère retourne mes poches pour laver mes shorts …j’en suis malade mais je dis rien pour pas arrêter la voiture car le père và peut être râler qui sait, ou bien notre mère …
-« Houlà…viiite chéri arrête la voiture fanfan và vomir … ! »
Beurrk…… moi aussi pensais-je.
Ouf… ! , la voiture s’arrête et tout le monde descend pour prendre l’air ; çà fait du bien à l’estomac, et à notre Père qui grille un clope pour se détendre .
Bon allez …..on remonte pour attaquer les Grands Goulets ; moi çà và mieux , je vais profiter un peu du paysage qui est si beau , j’avais jamais vu çà ; bon sang que c’est beau … !
Voilà les premiers goulets.
Les goulets sont simplement de petits tunnels très courts espacés les uns des autres sur des kilomètres et de leurs voûtes tombe des gouttes d’eau en saison douces, et il y pend des glaçons l’hiver. En voiture il est impossible de s’arrêter quand on a commencé à rouler dans les goulets à part sur les espaces prévus à cet effet quand on les rates pas ….
J’ai encor mal au cœur, vivement qu’on revienne à la maison, je suis mieux à lire mes livres du club des cinq, car j’ai pas fini celui que j’ai commencé. (La Palisse...).
Le Timbre à Viré et l'évasion est ratée
-« Asseyez-vous… ! » obtempère le Maître (instituteur)…
Ce matin le dispensaire est venu pour nous coller des timbres en vue de la préparation aux vaccin de la tuberculose qui à tant fait de victimes ces dernières années .
Nous passons à tour de rôle devant le bureau du maître pour avoir droit à ce timbre collé sur notre plexus ; que nous garderons pendant au moins huit jours.
Au bout de trois jours le mien commençait à me gratter sérieusement … et çà énervait .
La semaine suivante donc, la même personne venait nous els enlever et un médecin nous examinait l’endroit où était collé ce foutu timbre. Là où était collé le mien c’était tout rouge, plein de petits boutons et çà grattait vilain …on disait alors que le timbre avait viré.
Alors on passait à la radio des poumons ; et là j’ai entendu qu’on disait –« il à un voile sur les poumons, faut l’envoyer en préventorium (genre de Sanatorium en moins grave) …du préventif.
Et me voilà chez moi à voir les préparatifs de linge étiquetés à mon nom pour pas les perdre dans les grandes lessives du préventorium qui se trouvais à Autrans dans l’Isère , au moment des jeux Olympiques d’hiver .
Je me suis donc retrouvé dans cette maison de repos où l’oxygène abondait , où on se caillait les miches , où les montagnes étaient si belles , avec pour numéro d’immatriculation le 117 gravé au fer rouge sur ma brosse à dent au manche bleu …ce numéro m’à poursuivi sur tout ce que j’avais sur moi et dans mes placards pendant 9 mois .
Le matin , le midi et le soir avant de manger on nous faisais avaler presque de force de gros cachets rouges impossible à déglutir tellement ils était énormes ; si bien que , je les balançait dans le radiateur à côté de moi ….je me suis fait prendre comme un bleu , on m’à changé de place , plus de radiateur , mais ….mon voisin de table croyant que c’était des bonbons bouffait les miens ; j’avais donc un nouveau mangeur de cachetons . (c’est du vécu j’vous dis …).
Pendant ce temps , je foutais toujours rien à l’école du prévent , car les maîtres étaient cools avec nous puisque qu’on était sensés êtres des petits malades …..nous prenions beaucoup l’air dehors pendant que les surveillants se les gelait sous les préaux .
Un jour avec mon copain René (un autre …) ….René Faure , le fils du monsieur qui avait été me chercher à Reims avec ma mère ….j’ai mes sources .
Donc un jour de longue sortie , pendant que les surveillants se les caillait toujours , j’ai eu une idée saugrenue ( ben ouais ) de faire un igloo avec la neige abondante et épaisse qui recouvrait le devant des pentes du prévent pour nous abriter du froid et pour s’amuser aussi .
Et nous voilà mon René et moi à construire cet édifice que nous avons bien réussi grâce aux blocs de neige durcis et montés comme des briques les uns sur les autres jusqu’à réussir à faire l’arrondi du toit comme un vrai Igloo , avec son entrée en tunnel . Et tout çà pourquoi , je vous le donnes en mille ….. ?
Pour me barrer de ce Prévent de merde où on bouffe des cachetons à nous foutre malades .
Le lendemain, on à pris des couteaux de cantine qui coupent jamais rien , piqué deux ou trois tranches de pain , gardés deux pâtes de fruit du goûter , et on décide de foutre le camp à la prochaine sortie en se cachant dans l’igloo.
Nous sommes donc à attendre que la cloche de la fin de la sortie sonne , bien calés dans notre Igloo , on était bien , pas trop froid et confiants .
Renée me demande : « mais comment on va trouver notre chemin pour renter à romans … ? »
Je lui réponds : « Facile …….on suit les rails du train , j’ai vu en venant que c’était tout droit , t on arrive chez-nous tranquilles » .
Ben oui quoi !
Et bé René il s’est dégonflé , on est sortis de notre Igloo , il n’y avait plus personne dehors , personne ne nous avait vus ni remarqués absents ; on est remontés dans nos chambres et on à vaqués à nos occupations du soir .
Je revois de temps en temps René qui travaille chez un Chausseur connu, il est toujours le même , souriant , malgré son handicap ; c’est un bon gars .
Et ce soir là en cherchant le sommeil dans ce lit de dortoir de 30 garçons d'un côté et autant de filles de l'autre séparés par la cabine du surveillant je me suis surpris à penser à toutes sortes de choses , la vie , les sentiments des proches , parents , Père , mère et tout le reste , frères , soeurs ...je pigeais toujours pas ce qui m'arrivais .
11 Sept 2007 : 00h:49 à bientôt pour la suite (mais çà vient ...patience )
May 09 BARBE ROUSSE * ( La poésie est une musik ..!)..4477 Visites
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