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Il n'y à rien de nouveau sous le soleil,à part la vie .....!
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August 19

SUITE (d'une vie difficile " la mienne" )

 

LE FILS GENANT.....Mais ,

VOUS N'AUREZ PAS MON ÂME

 

SUITE ( d'une vie difficile " la mienne " )     

Un coup de coude me réveille de ma torpeur , "  hé Guichard tu viens " , me dit Guillot qui serà mon copain pour longtemps .

D’abord cette école elle est moche , je m’y sent mal , elle est toute en béton , la cour n’à pas de vieux platanes qui perdent leurs feuilles à l’automne qui crissent sous nos pas quand on marche dedans ....c’est pas une école , c’est un poulailler à gosses .. !

-" Avancez derrière dit le Maître... ! " en criant dans notre direction .

-" j’aime pas cette école , elle est moche .... ! "

-" hein qu’est-ce que tu dis... ? " dit Michel Guillot

-" rien ...rien...murmurai-je "

nous passons sous le préau , puis au fond à droite deux portes battantes bleues nous attentaient comme pour nous avaler notre liberté , des escaliers nous portent jusqu’au premier étage ou un grand couloir dessert les classes , les couloirs servent aussi de vestiaires pour nos manteaux .

Nous entrons dans la deuxième classe , je suis en CM2 avec l’instituteur Monsieur PEÏTRONKI ; petit bonhomme de la taille de napoléon et à l’allure goguenarde , doublé d’un œil mauvais ....gare à nos abattis , on va en chier (c’était un ancien garde mobile selon des sources de je ne sais pas où....).

Il est vrai que nous ne sommes pas très loin de la fin de la guerre (22 ans) en pleine période de renouvellement de la France pour créer des logements à ceux qui avaient reconstruits ce pays , et que le pays avait besoin de forces vives pour cela ; d’où le nombre de camarades étrangers venus nous aider et s’aider eux-mêmes en s’installant près des chantiers géants près de chez nous .

Et puis il y avaient ceux qui fuyaient l’Algérie où les conflits avaient éclatés .

Voici à peu près mon époque .(1962) , les années Twist / Age tendre et Tête de bois (Albert Raisner) , le King (Elvis Presley,Johnny Haliday et Sylvie Vartan, Françoise Hardy , Richard Antonny , Claude François qui montait en flèche ....,Piaf  et son manège,et celle qui avait inventé l'école ...France Gall...non c'est Charlemagne l'école ..et Bécaud, et Aznavour , et tous les autres ...)

Et la TV qui arrivait dans les foyers doucement , les premiers feuilletons , Ivahnoé...Zorro et le sergent Garcia.., la Piste aux étoiles et le Clown Zavata ..., et les grands films du dimanche soir . Que de boulversements dans ce pays et dans le monde qui continue d'avancer sans cesse .

-"  Clac ..... ! " fait la règle du Maître sur son bureau .

-"  Asseyez-vous .... ! " dit l’autoritaire nabot ...il est si petit qu’on pourrait jouer avec .

Un petit brouhaha et nous voici tous assis attendant la suite ....

Puis Petronki nous récite son blabla avec une tronche qui te donne envie de te tirer dare dare ..

-" ouvrez vos cahiers de brouillon , on và écrire une liste des choses à acheter et que vous aurez besoin tout au long de l" année.... "

-" hé bé çà commence bien " pensais-je , avec l’argent qu’il y à a la maison çà va encore gueuler ( chez-nous on jure pas ...alors j’en profite dans ma narration ...vous permettez chers lecteurs , c’est un plaisir pour moi , j’ai été frustré .....)

Après ces quelques lignes de futures emplettes à ramener dans nos chaumières, nous avons droit à un coup de règle de bureau (c’est une manie ) .

Pour aujourd’hui , nous allons faire connaissance , vous allez vous lever à l’appel de votre nom et dire où vous habitez ...

Et c’est parti pour un tour ...au mien quelques garçons se foutent encore de moi et de mes grandes oreilles ...

-" hé Roquet les belles oreilles ..... ! "

-"  Clac,clac,clac.....çà suffit rugit le Maître ... "

-"  Guichard assiez-toi à ta place .. "

j’obtempère de bonne grâce et remarque un moineau sur le sapin de la cour (l’unique sapin ) , ses branches viennent contre la fenêtre où je me suis assis , et je me mets à penser que c’est bien d’ètre un oiseau....

puis la sonnerie retentit pour nous libérer à la récréation , bousculades dans le couloir où les autres classes sortent aussi , croche-patte avec moquerie à la clef "  hé babar attention tu và t"envoler .... "

" c"est pas babar c"est Jumbo " dit un autre ..... !

Ben c’est ma fête .....et en plus ils sont plus musclés que moi ces moqueurs là .....comment je vais m’en sortir moi .... ?

Faut que je vous dises ( toi lecteur ) , que je pesais pas lourd , j’étais chétif et malingre , je mangeais pas bien chez-nous ; non pas qu’il n’y avait rien à manger , mais la nourriture m’écœurait . Donc je grandissait sans grossir .

 Arrivés dans la cour de récré .....je cherche Dominique (mon frère ) , et je le trouve ...on échange des banalités et puis il part s’amuser de son côté pendant que je repère des grands cons qui me dévisagent d’une façon pas catholique .....ils viennent sur moi goguenards en rigolant poendant que je me carapate vers les toilettes ....ouf... !

" çà pue là dedans " pensais-je en me soulageant .

Puis je repère les lieux sous le préau pour voir où sont les gugus moqueurs ; je vois les maîtres sous le préau à discuter dans un coin pendant qu’un autre , sifflet à la main surveille la cour ....de temps en temps , un coup de sifflet part et des gamins s’éparpillent comme une volée de moineaux .

D’autres enfants jouent déjà aux billes ou aux osselets comme si l’école avait commencé il y à trois mois ....les osselets il và falloir que j’essaye .

La sonnerie me fait sursauter , c’est déjà l’heure de rentrer en classe jusqu’à midi.

Puis j’essaie de repérer Doudou pour lui dire de m’attendre à 11h1/2 devant la porte pour rentrer ensemble ; de loin je lui fait un signe en articulant bien «  tu m’attendrà …. ! » , d’un signe de tête il dit oui .

 

11h30 nous sommes dehors , le meilleur moment et le plus casse pied à cause des moqueurs qui se foutent de ma gueule et de mes oreilles …j’en ai marre . !

Et c’est des bousculades , des  coups de pieds , mais qu’est-ce que je fais ici , et Reims quand est-ce que j’y retourne …j’en ai assez .

Nous rentrons par le raccourci en tirant sur les branches des cerisiers qui souffrent avec tous ces gamins gourmands .

Puis traversant la rue , nous tombons sur le terrain de l’église St Curé d’Ars avec le batiment en préfabriqué qui nous sert de cathéchisme  avec la petite sœur qui nous l’enseigne ….elle est marrante ; elle est aussi petite que nous , et gentille .

J’aime bien le cathéchisme , j’apprends plein de trucs sur ce qu’on voit pas , mais moi j’y crois car je sens que c’est vrai qu’il y à quelque chose au-delà de notre entendement ; il y à une force qui nous entraîne et nous pousse toujours plus loin , même qu’on ait pas envie d’y aller , on y và parce qu’on sent que c’est çà , que c’est logique et naturel ; il ne peut pas en être autrement.

 Ce n’est pas une obligation , c’est une constatation qui fonctionne avec notre moi intérieur , et le mien est intact depuis pas mal de temps , je ne l’éteindrai jamais cette lumière qui me guide .

 

Entre temps, Doudou m’à rejoint au catéchisme car il a l’âge d’y être et puis çà fait peut-ètre également une garderie pour reposer les parents …..

De temps en temps nous avons le Père Cuchet , c’est un petitout plein de nerfs qui bouge partout , c’est un nerveux qui voit tout .

 

Et puis il y à le Père Rolland …. Haaa …le Père Rolland c’est quelque chose d’important dans ma vie, c’est un être que j’aime et qui m’à aidé à comprendre certaines choses , j’allais le voir au presbytère qui était dans un pavillon , une maison , villa jouxtant la monnaie , dans une rue sans issue qui débouchait sur une petite placette ronde avec trois ou quatre cerisiers  .

Il m’à expliqué la foi, les choses de Dieu en général …..Il était si bon professeur que je pigeais tout à la perfection ; et c’est à ce moment là qu’il m’à demandé si je voulais être servant de messe (enfant de chœur ….), j’ai accepté à condition que Doudou soit avec moi.

Alors tout s’est précipité, nous avons dû faire notre communion solennelle  je crois dans la foulée, Chantal notre sœur l’à fait en même temps ainsi que notre jolie cousine Marie–Claude. (nous avions 12/13 ans )

 

Puis nous sommes devenus des servants de messe très accomplis, goûtant le vin blanc de messe, mettant de l’eau dans la bouteille pour remonter le niveau ( Pfffff …j’en connais d’autres qui l’on faits aussi  ) . Nous avions après la messe les baptêmes de bébés , et les parains souvent nous donnaient des pourboires conséquent , au début on y donnait à notre mère et puis on a tout gardé pour nos bonbons et autres ( je me suis payé mon 1er 45 tours …No Milk Today …d’Herman’s Hermits …Wouahhhh… !! ) .

 

      Cette époque musicale   1966…. !!  Beautiful

 

Puis de Messes en messes nous avons grandis dans nos chemins intérieurs respectifs Doudou et moi ; nous allions de découvertes en découvertes sur tous nos plans …on les connaissait pas tous car nous étions pratiquement interdits de sortir de la maison ; moi qui était  à Reims dehors du matin au soir, j’en souffrais énormément. IL nous était impossible d’aller en bas avec les copains discuter comme les autres …mais de temps en temps on pouvait aller patiner sur le trottoir bien en vue du balcon ( la mère surveillait tout …normal  dans un sens ) , mais ce que j’horripilait le plus c’était ces interdictions continuelles ; les surveillances de rentrée d’école à la minute près , et le reste .

Et les devoirs en rentrant ….la question sordide, le couteau dans la plaie :

« T’à des devoirs aujourd’hui …? »  disait ma mère.

Moi je répondais toujours « Non non…… ! », surtout quand un problème de robinets qui fuient nous était donné à faire ou à quelle heure un train à la con va t’il passer dans une gare à la con, tout en tenant compte de sa vitesse à la con et à quelle heure il và croiser un autre con de train  de marchandises ....ce que j’e m’en balance et contre-fous de savoir çà pour rouler avec mes patins à roulettes sur mon trottoir préféré.

Qu’est-ce qu’ils peuvent me gonfler ces adultes qui sont là pour emmerder les gosses  au lieu de les aimer tout simplement.

Et mon Reims …il est où mon Reims … ?

Quand est-ce que j’y retourne …. ? 

Pendant ce temps là, je préférais apprendre au catéchisme l’histoire de Jésus-Christ  Noé et les autres de sa bande …çà c’était de la belle histoire qui tenait la route.

Et ma foi grandissait grâce au Père Rolland à qui j’avais demandé comment je pouvais devenir prêtre …

Il m’avait répondu je crois : «  faut demander à tes parents …! »

Ben si je demande à mes parents, je vais me faire tuer …. Je n’ai pas demandé.

Les saisons passent et se ressemblent à mourir d’ennui, j’en ai marre de cette école pourrie où tous les gosses me tapent dessus, je vais me tirer de cette ville où rien ne m’attache…si peut-être Doudou, ce petit Frère qui me suit partout.

Mais je veux revoir Mam Marti …où est elle …et ma grand-mère et ma famille … ?

J’en ai marre…….. !

 

La Punition des robinets

 

C’est vendredi, quatre heure et demi ….

J’attends Doudou qui traîne toujours comme moi pour sortir, ce qui nous rapproche moins vite de la maison où nous allons êtres enfermés tout un week end  .

Surtout, avec dans mon cartable un fameux devoir de problème à rendre le lundi au père Pétronki qui me bafferait à tous les coups...

Hé bien pour tout vous dire, pas pressés de rentrer  au Peupliers  ( notre immeuble de dix étages )  .

Bon j’ai peut être une solution…..je vis dire encore que j’ai pas de problème à calculer, ou du moins je vais éviter d’en parler, je ne parlerai que des autres devoirs courants et qui m’ennuient moins.

Bon traversé du raccourci, les cerises sont déjà loin, par contre il commence à faire un peu chaud et les feuilles abondantes de ces braves arbres nourriciers du mois de mai ous donnent leur ombre bienfaisante et rafraîchissante.

Nous traversons la rue au bout du raccourci et nous sommes sur le terrain de l’église et du catéchisme ; nous traînons un peu Doudou et moi , mai sans intérêt car les autres gosses ont déjà chez eux devant leur TV .

Nous rallongeons un peu le chemin  en passant par le centre commercial pour lécher la vitrine du bureau de tabac où  sont stocké les bonbecs …. On se mouille un peu les pieds au bassin de béton qui se trouve au milieu de ce centre, et nous ressortons pour trouver la rue qui une fois traversée nous plonge en plein cœur d’une immense pelouse interdite  car toute neuve …les gardiens veillent dur.

L’immeuble les Ifs est encore en construction sur la droite ; il est long comme un train , mais parlons pas de train çà me rappelle des trucs pas bien pour le moment .  

Poufff…. !  Traversée de cette pelouse, les peupliers sont là autour de nous majestueux déjà, que se soit les arbres ou notre immeuble  ils sont là, c’est grand dix étages …mais pas autant que ma cathédrale de Reims.

Nous sommes au pied de l’immeuble, et nous devons rentrer, c’est un calvaire, çà me déchire le cœur, je suis mal dans ma peau, triste à mourir .

-« Bonjour maman … ! » disons-nous en cœur Doudou et moi ( et pourquoi Doudou…c’est pas un prénom çà … ) .

-« Et alors c’est à cette heure que vous arrivez… ? »

Je vais vite ranger mon cartable dans notre chambre pour qu’il se fasse oublier, et nous allons goûter un bout de pain et une barre de chocolat .

Je traîne, je vais aux toilettes pendant un certain temps, le temps d’oublier les devoirs ou de les faire oublier à une certaine personne.

-« Les garçons, vous avez des devoirs …. ? Montrez-moi vos cahiers de copies… ! »

Aie, aie, aie…, moi malin j’avais pas noté le problème et bon je montrais bon gré , mal gré e cahier .

-« bon bon … Chantal … ! , tu và voir chez Pegoraro les devoirs que lui il à , tu me ramène ce qu’il notera » … !

-« oui maman dit Chantal ….. »

J’étais cuit et recuit et bon pour une bonne engueulade  et privations en tout genre avec en prime ce satané problème à faire …ha elle était forte pour faire des coups comme çà la Mère Guichard.

Bien entendu Chantal est redescendue avec ce foutu problème , de cette donneuse de Pégu ..!

Hé ben j’y ais pas coupé, je suis resté tout le vendredi soir à rien comprendre à ce foutu problème qui n’avait rien  faire dans ma tête  qui était pleine d’autres questions en tout genres , et qui voulait se barrer à Reims ; et encore tout le samedi , puis le dimanche fermé à clef dans la chambre des parents en les regardant partir en voiture (la Trianon ) pendant que je devais par obligation faire ce problème pour satisfaire tout le monde .

Hé ben j’ai essayé, j’y ai rien compris, quand tout le monde est rentré de promenade , je me suis pris encore des baffes  et des remontrances à vouloir fuir au galop pour rejoindre Reims où j’apprenais bien à l’école parce que j’étais heureux .

A la découverte de mon corps

 

Je suis à un âge où le corps d’un adolescent change et se transforme sans cesse.

Je suis tout simplement malingre car je ne mange pas beaucoup, je n’ai jamais faim et le fait de me mettre à table m’ennuie énormément, car, ce n’est pas un moment de plaisir, mais d’obligations en tous genres.

-« Mets pas ton pain à droite, pas les coudes sur la table…! » ordonne papa Guichard.

-« Finis ta viande, tu ne sortiras pas de table tant que tu n’auras pas terminé ton assiette.. ».

Et je restais des heures devant cette assiette (avec Fanfan elle aussi) de viande dure à mâcher, moi qui préférai les bonnes blédines de Mam Marti, ou un bon bol de chocolat chaud avec des tartines de beurre.

Mais je grandissais quand même, et je me demandais pourquoi ma bistouquette se dressait si fièrement le matin, si bien que j’en étais gêné pour me lever et aller au WC, ou déambuler dans le couloir devant tout le monde. 

Puis un jour, ma grande sœur Catherine que j’aimais comme une mère car elle était gentille, se trouvant dans la cuisine un jour ou nos parents était absents je crois, devait se poser les mêmes questions que moi sur l’autre sexe, et à trouvé la solution en me faisant découvrir le sien tout en échange de mon anatomie malingre.

C’était pas mal quand même de voir comment est une fille, toucher un peu aussi ces bosses que nous garçons à l’école appelions des nichons, car la poésie ne nous étouffait pas.

 La semaine prochaine on découvrira le bas du corps ; ben quel programme, surtout que je m’en foutais un peu ; je n’avais pas l’âge de ces choses là.

Puis plus tard …..C’est Chantal qui a voulu découvrir aussi, ben là je me demandais bien pourquoi moi. Ben c’est pratique, car quand on est tous fermés dans une maison avec interdiction d’aller en bas s’amuser avec nos copains ou copines inexistantes pour ces dernières …on se découvre entre frangins pour se dépuceler l’esprit …..Et plus.

Je tenais à parler de cet intermède pour plus tard.(vous verrez pourquoi)

 

Ecole buissonnière avec les copains

 

-« Allez les garçons debout c’est l’heure …! » dit notre mère

Bon ben on se lève, pipi et tout le reste suit aussi, déjeuner à la soupe (beuurkk…) , le cartable au bout du bras (lourd le cartable ) , puis nous prenons le chemin de l’école .

Mon copain Guillot Michel me rejoint avec son demi-course, sacré vélo, des fois il me le prête et je n’arrive pas à lui rendre car j’aime trop çà.

J’en fais des tours de vélo ….quelle chance il à d’en avoir un.

Ce jour là avant d’arriver devant l’école, avec un autre copain (je ne sais plus lequel), on décide de faire péter l’école, on n’ira pas, ben tiens ho… !

On ira sur les bords de l’Isère à la découverte de cette campagne qui longe notre rivière.

Et pour plus de facilités et moins d’encombres, nous prenons les chemins buissonniers cela va sans dire ; celui qui nous emmène à canard, vers la maison des rameurs qui n’existait pas à l’époque.

Nous prenons donc vers l’Est, tout droit à travers les champs boueux (bonjour les godasses), jusqu’à la Joyeuse qui se jette dans l’Isère.

A cet embranchement nous remarquons une barque amarrée à un tronc , et nous décidons d’aller faire un tour avec , mais ce n’est pas si facile que cela de grimper à bord de ce frêle esquif qui balance tout le temps d’un côté et de l’autre ….nous n’avons pas la technique .

Si bien que notre copain de fortune tombe à l’eau ….quelle poisse ; cet andouille nous sape notre après-midi, car Michel est allé le chercher, moi j’ai marché dans l’eau au bord pour agripper Michel de peur qu’il se noie, qui lui-même tenait l’autre pour l’aider.

Nous étions tous les trois trempés, sous les arbres, le soleil brillait moins fort ce jour là et nous commencions à avoir froid avec nos vêtements mouillés.

 

 

 

J’ai la présence d’esprit de dire :

-« les gars faisons du feu pour sécher nos habits car on va se prendre une rouste si nous revenons trempés de la sorte … ! »

Et comme nous avions déjà commencé à fumer des cloppes en douce(les fameuses P4), nous avions toujours une boite d’allumettes sur nous, et il fut facile de faire du feu avec tout ce bois qui nous entourait.

-« Tu parles d’une journée, ben on n’est pas encore rentrés secs chez-nous » disait Michel

Et l’autre qui se confondait en excuses –«  c’est de ma faute, je n’ai pas fait exprès, j’ai glissé, c’est plein de vase au bord »

Effectivement à cet endroit là il y avait beaucoup de vase et de profondeur.

Le copain aurait bel et bien pu se noyer, nous l’avons échappés belle.

Nous avons attendus longtemps avant que nos affaires soit sèches, 2 heures au moins près du feu sur des branches plantées en terre ; des vrais robinsons de pacotille.

Nous avons remis nos vêtements à moitiés secs et puants la fumée  pour enfin rentre chez-nous avec l’appréhension de se faire engueuler .

Mais en rentrant, rien ne s’est passé car la parade à été vite trouvée,

-« Bonjour Mman »

-« Mais qu’est-ce c’est que cette odeur de fumée….. ? »

-« Rien, y’ un chantier qui faisait un grand feu de planches , j’ai regardé les ouvriers faire »

-« Oui ben va te changer et te laver car çà sent pas bon »

Et bien je ne me suis pas trop mal débrouillé pour cette fois …..ouf… !

Bien heureux que cela se termine comme çà .

 

Le lendemain, je demande  Michel comment cela c’est passé avec sa mère, il me répond :

-« Ho ben elle était partie faire des commissions, je me suis lavé et changé et puis c’est tout »

Ben oui, nous les commissions, c’était la maison Chartier qui nous livrait toute les semaines, et ce qui se consommait tous les jours, c’est nous qui y allions au supermarché en face, de l’autre côté de la pelouse sous haute surveillance de la mère du haute de son balcon du 4ème étage des Peupliers (notre tour de 10 étages).

Au rez de chaussé il y avait notre copain ……………et ses sœurs sublimes.

au second Antoine Valenti (l’Italie) , c’est dans cette famille que nous regardions Zorro , Ivanhoé , la piste aux étoiles avec en fond les cris des petits Valenti qui disaient à leur mère :

–« Maman…..café au lait …. ! » sur un ton de commandement de petit mâle Italien

Et Cette bonne Madame Valenti obtempérait avec gentillesse pour eux  (je voyais la différence de cette mère avec la mienne ….)

 

 au troisième la famille Bitch, trois sœurs aussi, au quatrième il y avait nous, au cinquième la famille Vella ….Catherine ma sœur seras amoureuse de Bernard et se mariera avec Jean-Paul ; toujours au cinquième La famille Rouméas ….la fille la plus jeune me plaisait bien et j’espérai toujours devenir son copain..Mais comme nous ne sortions jamais que pour les commissions ….basta .

Au sixième étage Pegoraro la donneuse de devoirs en tous genres (les devoirs).

Et puis plus haut je ne m’en souviens plus, de visu si, mais j’ai oublié les noms.

 

Il y en avait du monde dans cette tour des Peupliers, et autour bien sur plein de Peupliers plantés avec des pelouses vertes où il était interdit de marcher , le garde veillait .

Le chien loup :    Wouffff…. !  çà choppe et çà mord

 

De temps en temps j’allais au bureau de tabac en face des Ifs, qui se trouvait être une vieille ferme.

Il y avait un chien loup énorme puisque je n’étais pas bien gros, et ce jour là en approchant de la ferme.

 De loin je vois ce Chien énorme arriver comme un taré, bavant et hurlant comme une bête enragée.

Bien sûr je recule et le chien s’avance toujours sur moi, si bien, que je rebrousse chemin à toutes jambes en pensant échapper au fauve qui me rattrape, et me mords dans le dos.

Je rentre en me plaignant du dos, mais sans cigarettes pour notre père...

Si il à pas ses cloppes, il va être énervé ce soir ….ben il tapera dans sa boîte à mégots où il y à des réserves pour les jours noirs.

C’est qu’on à même u jours de disettes ramassés des mégots pour notre père afin qu’il puisse fumer ….vous avez faits déjà çà vous … ?

Je n’ai même pas eu le temps de prendre l’ait et de flâner un peu dans la rue à cause de ce clébard, c’est pas vrai çà …j’en ai marre de ce pays, de ces immeubles où tout le monde s’entasse comme des poules de batterie …il est où mon Reims … ?

 

LE   VERCORS et les Grands Goulets :

 

Dimanche, notre père nous emmène dans la Trianon (Simca )

          Sa 1ère voiture (Trianon)                           Puis la 2ème ( L'Ariane )

                           

      Elle était de la même couleur                  Pour celle-ci m'en souviens plus

Elle était grande cette voiture et on était fiers de se balader dedans, on était un peu serrés derrière à Quatre, mais Fanfan passait devant sur les genoux de notre mère pour que nous rentrions tous dans la voiture. je l’aimais bien cette voiture, on dirait une voiture Américaine, là où il y à les cowboys …. !

Nous voici partis pour le Vercors, cette grande montagne qui nous surplombe tous les jours, qui veille sur nous comme une mère, qui nous donne de beaux orages pour arroser le blé du printemps, de la fraîcheur l’été sous ses grands arbres, de la neige pour la luge l’hiver pour glisser dessus …tout quoi ….c’est mère Montagne.

Mais alors pour y aller là haut sur la montagneuuuuu…..çà me rappelle une chanson çà.

La voiture prend la route qui tourne et qui tourne, et çà tourne aussi dans mon estomac qui se retourne et se retourne comme ma mère retourne mes poches pour laver mes shorts …j’en suis malade mais je dis rien pour pas arrêter la voiture car le père và peut être râler qui sait, ou bien notre  mère …

-« Houlà…viiite chéri arrête la voiture fanfan và vomir … ! »

Beurrk…… moi aussi pensais-je.

Ouf… ! , la voiture s’arrête et tout le monde descend pour prendre l’air ; çà fait du bien à l’estomac, et à notre Père qui grille un clope pour se détendre . 

Bon allez …..on remonte pour attaquer les Grands Goulets ; moi çà và mieux , je vais profiter un peu du paysage qui est si beau , j’avais jamais vu çà ; bon sang que c’est beau … !

Voilà les premiers goulets.

Les goulets sont simplement de petits tunnels très courts  espacés les uns des autres sur des kilomètres et de leurs voûtes tombe des gouttes d’eau en saison douces, et il y pend des glaçons l’hiver. En voiture il est impossible de s’arrêter quand on a commencé à rouler dans les goulets à part sur les espaces prévus à cet effet quand on les rates pas ….

J’ai encor mal au cœur, vivement qu’on revienne à la maison, je suis mieux à lire mes livres du club des cinq, car j’ai pas fini celui que j’ai commencé. (La Palisse...).

 

Le   Timbre à Viré et l'évasion est ratée

 

-« Asseyez-vous… ! » obtempère le Maître (instituteur)… 

 Ce matin le dispensaire est venu pour nous coller des timbres en vue de la préparation aux vaccin de la tuberculose qui à tant fait de victimes ces dernières années .

Nous passons à tour de rôle devant le bureau du maître pour avoir droit à ce timbre collé sur notre plexus ; que nous garderons pendant au moins huit jours.

Au bout de trois jours le mien commençait à me gratter sérieusement … et çà énervait .

 

La semaine suivante donc, la même personne venait nous els enlever et un médecin nous examinait l’endroit où était collé ce foutu timbre. Là où était collé le mien c’était tout rouge, plein de petits boutons et çà grattait vilain …on disait alors que le timbre avait viré.

Alors on passait à la radio des poumons ; et là j’ai entendu qu’on disait –« il à un voile sur les poumons, faut l’envoyer en préventorium (genre de Sanatorium en moins grave) …du préventif.

Et me voilà chez moi à voir les préparatifs de linge étiquetés à mon nom pour pas les perdre dans les grandes lessives du préventorium qui se trouvais à Autrans dans l’Isère , au moment des jeux Olympiques d’hiver .

Je me suis donc retrouvé dans cette maison de repos où l’oxygène abondait , où on se caillait les miches , où les montagnes étaient si belles , avec pour numéro d’immatriculation le 117 gravé au fer rouge sur ma brosse à dent au manche bleu …ce numéro m’à poursuivi sur tout ce que j’avais sur moi et dans mes placards pendant 9 mois .

Le matin , le midi et le soir avant de manger on nous faisais avaler presque de force de gros cachets rouges impossible à déglutir tellement ils était énormes ; si bien que , je les balançait dans le radiateur à côté de moi ….je me suis fait prendre comme un bleu , on m’à changé de place , plus de radiateur , mais ….mon voisin de table croyant que c’était des bonbons bouffait les miens ; j’avais donc un nouveau mangeur de cachetons . (c’est du vécu j’vous dis …).

 

Pendant ce temps , je foutais toujours rien à l’école du prévent , car les maîtres étaient cools avec nous puisque qu’on était sensés êtres des petits malades …..nous prenions beaucoup l’air dehors pendant que les surveillants se les gelait sous les préaux .

Un jour avec mon copain René (un autre …) ….René Faure , le fils du monsieur qui avait été me chercher à Reims avec ma mère ….j’ai mes sources .

Donc un jour de longue sortie , pendant que les surveillants se les caillait toujours , j’ai eu une idée saugrenue ( ben ouais ) de faire un igloo avec la neige abondante et épaisse qui recouvrait le devant des pentes du prévent  pour nous abriter du froid et pour s’amuser aussi .

 

Et nous voilà mon René et moi à construire cet édifice que nous avons bien réussi grâce aux blocs de neige durcis et montés comme des briques les uns sur les autres jusqu’à réussir à faire l’arrondi du toit comme un vrai Igloo , avec son entrée en tunnel  . Et tout çà pourquoi , je vous le donnes en mille ….. ?

Pour me barrer de ce Prévent de merde où on bouffe des cachetons à nous foutre malades .

 

Le lendemain, on à pris des couteaux de cantine qui coupent jamais rien , piqué deux ou trois tranches de pain , gardés deux pâtes de fruit du goûter , et on décide de foutre le camp à la prochaine sortie en se cachant dans l’igloo.

 

Nous sommes donc à attendre que la cloche de la fin de la sortie sonne , bien calés dans notre Igloo , on était bien , pas trop froid et confiants .

Renée me demande : «  mais comment on va trouver notre chemin pour renter à romans … ? »

Je lui réponds : « Facile …….on suit les rails du train , j’ai vu en venant que c’était tout droit , t on arrive chez-nous tranquilles » .

Ben oui quoi  !

Et bé René il s’est dégonflé , on est sortis de notre Igloo , il n’y avait plus personne dehors , personne ne nous avait vus ni remarqués absents ; on est remontés dans nos chambres et on à vaqués à nos occupations du soir .

 

Je revois de temps en temps René qui travaille chez un Chausseur connu, il est toujours le même , souriant , malgré son handicap ; c’est un bon gars .

Mais le numéro 117  avait raté son évasion  .

Et ce soir là en cherchant le sommeil dans ce lit de dortoir de 30 garçons d'un côté et autant de filles de l'autre séparés par la cabine du surveillant je me suis surpris à penser à toutes sortes de choses , la vie , les sentiments des proches , parents , Père , mère et tout le reste , frères , soeurs ...je pigeais toujours pas ce qui m'arrivais .

 

                                           11 Sept 2007  :    00h:49

                                           à  bientôt pour la suite (mais çà vient  ...patience )

                                   

 

 

May 09

BARBE ROUSSE * ( La poésie est une musik ..!)..4477 Visites

TOP SECRET du poète( Pourquoi j'écris...?)

                                                 

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POURQUOI J'ECRIS          

 

Voilà ! je suis au bout de ma plume,près de toi;

Quand elle écrit pour plus tard,mon âme extrapôle,

Se promène et s'installe comme étant aux abois;

C'est une âme de Poète qui se donne à son rôle.

Ce n'est pas une intelligence,c'est une éffluve !

Un soupçon d'aventure,un coin de paradis !

Une école intérieure,la lave d'un Vésuve !

C'est l'empreinte d'une vie,la parole d'un Ami.

C'est cela un poète,une douce musique

Qui peut devenir dure ou triste quand on n'aime pas;

Arogante et drôle ou bien même nostalgique,

Que gouverne la Muse depuis mes premiers pas.

Ce sont les enfants qui nous comprenent messieurs !

Car le poète regarde son âme comme un miroir;

C'est ainsi que j'écris les mots simples et luxueux

Que me souffle mon double quand la nuit se fait noire.

C'est une valeur intérieure,un joyau vermeil.

Je suis riche à millions et possède des diamants,

Des forêts et des lacs où les ours sommeillent,

En rêvant à un aigle gracieux dans le vent.

C'est pour cela que j'écris ,bien mieux ,je transcris !

Car mon esprit explose en un millier d'étoiles

Enveloppant mon coeur et cette âme qui crie

Sur le papier comme le peintre sur sa toîle.

Les mots et les syllabes nous viennent souvent d'un jet,

D'une lumière,d'une parole que l'on a prononçée,

Par une présence,d'un lieu ou d'un court trajet;

De nos joies , mais aussi de nos âmes délaissées.

Car souvent nous sommes seuls quand s'éclairent les lampions,

Et personne ne voit ce que nous ressentons !

Tout sujet nous réveille,même une larme sur une joue;

Alors nous écrivons,c'est notre rendez-vous !

Rendez-vous à nos mots car nous sommes orateurs

Des oublis ! là où notre langue s'est désséché,

La plume déverse sa verve pour l'amateur

D'âme blessée,sensible et non pas si cachée.

Voilà pourqoi j'écris ! comprends-tu à présent

Le doux murmure de mon ètre ? il semble etre ailleurs;

Dans un nuage,comme le dit l'homme railleur,

Mais non ! il est bien là accompli et vivant.

Je te semble mystérieux,ouvre bien les yeux !

Contemple ma musique,tu connaîtra mon âme,

La partition est claire , rythmée c'est merveilleux;

Si tu ne comprends rien , c'est que tu est un âne !

Mais l'âne est mon Ami et tu l'es toi aussi;

Il vaut mieux ètre ainsi têtu et capricieux

Que voleur et barbare que le monde déprécie,

Ou bien un dictateur,assassin disgracieux.

Je peux tout écrire,tant que l'encre coulera

Au fil de mes doigts que mon coeur veut guider;

Car je peux voir dans les volutes d'une fumée,

L'Amérique toute entière,les chutes du Niagara.

Je n'ai pas besoin de prendre l'avion bruyant

Pour atterir sur une île merveilleuse et belle,

Un livre d'images me suffit et ,bien souvent

Je voyage de pays en pays en plein ciel.

C'est pour cela que tous disent que je suis un rêveur !

Que je ne sers à rien,mais ils sont dans l'erreur,

Car ils taisent l'émotion qui vibre au fond d'eux même

Oubliant la valeur des écrits et du Thème.

Ma parole s'oublie et ma plume l'éveille,

Je peux ètre distrait et oser un travail,

Ecouter un discours et rester en éveil

De la résonance d'un mot où que j'aille.

Je suis deux,je suis moi,ma parole et mon âme,

Et cela persécute tous ceux qui me cotoient;

Leur offrant du plaisir et quelquefois des larmes,

Car il est dur d'ètre Poète autant que Roi.

Il faut se partager et c'est toute une astuce

Entre la vie présente et l'écrit du moment,

Pour l'Amour d'une amante et de tous ses foetus

Qui naissent pour la patrie et prématurément.

C'est un bien que d'écrire pour que l'on se comprenne,

c'est pourquoi j'use l'encre de ma plume Amoureuse

Des mots;comme l'eau l'est aussi de La FONTAINE,

Qui chante sa mission d'une rime glorieuse.

Je fais jouer les lettres avec mignardise

Et je m'amuse de tout,même d'un petit ''T'',

Qui vous met dans l'embrouille et puis vous tyranise.

Ce quatrain me régale et je vous l'ai jeté.

On peut tout faire,un point,un signal s'esclame !

Une virgule reprend l'air et passe à la suivante,

Suivie;d'un point virgule avant le petit drame ;

Que vous impose l'accent d'une fin triomphante.

C'est ainsi que j'écris avec ma matère grise

Qui ne se prend jamais pour un grand littéraire,

Mais qui sait transposer les principes à sa guise

Pour celui qui lira s'il n'est plus terre à terre.

Comment doit'on faire,comment doit'on lire les Vers ?

Avec le ton d'un ètre qui écoute son coeur !

Battre à l'unisson en se moquant des travers

Que lui inflige le temps sans penser aux heures.

Oh enfant de l'instant ! si tu est un Poète;

N'écoute pas les grands et poursuis donc ta sieste,

Qui t'offrira les mots et la rime poétique

Que d'autres ont découvert à force de pratique.

Puis tu prendra ta plume et inscrira les sons

Plus merveilleux les uns que les autres pour moi;

Puis tu essaiera d'en créer une chanson

Que t'offre les Pensées d'un homme Champenois

 

REIMS,ville natale,

tes bouchons explosent

commme le peintre sur sa toîle.

 

la photo : facede nord de la mairie , sécu , poste et la place pour jouer aux boules

 

                   XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX

 

poesieuniverspelle@yahoogroupes.fr

On croirait lire du HUGO.
Belle promenade, ca vaut le coup de revoir certains passages pour rendre le texte encore meilleur. ( ce compliment est ma plus belle récompense...... mission barbe rouse)

 

             MISSION BARBE ROUSSE

              barbe Rousse

 

Dans sa barbe rousse il pensait,pensait sans cesse

A toutes ces barbes bleues qui gardent leur couleur;

Il pianotait sur un clavier son manifeste

Pour que la scène d'un théatre lui rende honneur.

 

Le rideau est lourd et se lève devant sa face

Pour que ses yeux brillent un peu plus sous le soleil;

Là devant lui les acteurs vivent sa dédicace

Tel que le vit un jour de gloire Monsieur CORNEILLE.

 

Il n'oublie pas de sa province Monsieur BRASSENS

Et son cheval qui galoppait dans ce grand vent,

Ni son TOULON qui est un petit PORT au PRINCE

Quand l'estivale se met à nue pour l'estivant.

 

Et il pensait,et il pensait bien trop longtemps

A tout,ces drôles de gens,et toutes ces barbes bleues;

Qui vont sans cesse et pire,contre le mauvais temps,

Contre leur vantardise et leurs sourires....Parbleu !

 

Barbe Rousse supportait toutes ces aventures

Et le sort de la femme caressant son enfant;

Il se construisait seul dans une architecture

Qui devint le Palais d'Orthographe qu'il défend.

 

Il passait des heures entières auprès de la lampe,

Et elle brillait aussi pour la beauté des mots ;

Son coude s'était usé adossé au bureau,

Mais la plume dictait sans honte son estampe.

 

Barbe Rousse à trois femmes,2 enfants et 2 chats,

Ils ne sont pas au bord des phrases de l'océan

Qui se jette à ses yeux,mais pourquoi est-ce lui

Que le ciel à choisi pour maître de céans ?

 

Qui peut le dire si ce n'est pas ce simple écrit!

Peut ètre ces barbes bleues qui l'ont souvent contré,

Ou bien tous ses Amis qui l'ont si mal décrit;

Il n'avait jamais su dessiner son portrait.

 

Puis il a pris la route,le sac d'exclamations,

Et dans un ruisseau d'encre a baigné son idée

D'une lumière blanche transformée d'ambitions;

Que diriez-vous de suivre un peu ce Farfadet ?

 

De lire son histoire et suivre ses pensées!

Il veut vous énnoncer le but de son Art

Et vous réconcilier dans cette belle Odyssée;

S'y efforcera-t'il même s'il est un peu tard?

 

C'est l'effort de sa vie et son seul rendez-vous,

Il a voulu fixer les plus grandes de ses heures

En vous volant les vôtres de ROMANS au PEROU;

Ainsi il a choisi d'etre un homme transcripteur.

 

Surprenez ses phrases et essayez de rejoindre

L'acteur silencieux qui demeure en vôtre coeur.....

Le sentez-vous bondir quand il veut vous dépeindre,

Une toîle de SESAME trônant au Sacré-Coeur ?

 

Les monts et les vallées défilent devant ses yeux

Comme la rivière du Gers devant ses rives,

Il suit les rires discrets des enfants et des vieux

En souhaitant que ja.!mais,jamais on l'en prive.

 

Il ne devinait pas que le sourire existait

Parce qu'il lui était caché dans sa jeunesse,

Il rencontrait des bras qui le tarabustait

Encore et encore sans craindre son mini-stress.

 

Puis il a grandi dans les rues et les couloirs,

Là où il pouvait se retrouver,ètre un autre;

Le compagnon de route attendu au parloir

S'était fait confident pour les âmes et ses hôtes.

 

Barbe Rousse écoutait sans cesse ses ainés,

Ces joueurs de boules,tueurs de temps passé;

Il suivait les conseils de leurs bonnes années

Pour engloutir les heures d'un savoir bien pensé.

 

Que le temps était court,teignant les cheveux gris

Aux hommes et aux femmes postulants pour cet honneur;

Qu'il fallait les respecter,même rabougris,

Car de les écouter est un porte- bonheur.

 

Encore un peu de temps pour ajuster un mot,

Pour suivre une marmotte dans la clairière d'un bois,

Ou se rincer la glotte avec les communaux,

Il prenait l'temps de vivre comme robin des bois.

 

Hà ! c'était une ombre Barbe Rousse à l'époque,

Ses discours partaient comme une flèche vers les seigneurs,

Qui le prenaient souvent pour un homme loufoque;

Mais ils ne pouvaient rien contre ce Gribouilleur.

 

Car ses mots tranchaient l'erreur comme un sabre arabe,

Le désert serait plus doux pour ces gouverneurs,

Que de lire l'alphabet de cet homme redoutable

Qui n'a pas peur de prendre à partie ces meneurs.

 

Vous faites la sourde oreille à ce peu de morale,

Quand bien même vous lisez,vous ne comprenez rien;

Vous êtes comme le poisson qui gire dans son bocal

Emprisonnés sans doute comme le galérien.

 

Mais changeons de sujet ,la fauvette l'appelle !

Le printemps se présente à ses yeux éblouis,

Et il le reconnait au vol de l'hirondelle;

Et à la flânerie du passant ébahi.

 

Il présente ses voeux à la fleur qui sommeille

Et attend l'éclosion du bourgeon paresseux;

Suit de son regard la sautillante corneille

En songeant aux paroles que conseille LAO-TSEU.

 

''Connaître les autres,c'est sagesse,

Se connaître soi-même,c'est sagesse supérieure;

Imposer sa volonté aux autres,c'est force,

Se l'imposer à soi-même,c'est force supérieure.''

 

Ainsi se prononce le sage attentionné,

Et les heures s'éclairent quand la nuit se fait noire;

Ainsi grave t'il les prhases affectionnées

Pour les hommes de bon sens en dépit des grimoires.

 

Le soleil s'épuise et réchauffe la terre

Que le bipède trompe en enfouissant l'ordure,

Electrons et neutrons suivent l'interstellaire

En combinant l'ozone de notre iperstructure.

 

Barbe Rousse marmonait dans cette indifférence

Une psalmodie que l'expérience lui dictait,

Pour la postérité de VENISE à FLORENCE

Où la véhémence des mots se reflétait.

 

Les textes ne lui suffisaient plus,il dut parler!

Il ne pouvait plus taire ce feu qui le brûlait,

Ces balbutiements qui le dérangeaient sans cesse

Depuis des temps commme une épée de DAMOCLES.

 

Même ses proches ne comprennaient pas sa mission;

Il était sursitaire et passait tout au crible,

Ses pensées se suivaient et semblaient impossibles

A réaliser par l'homme en mal de réflexion.

 

Il devait soigner les âmes et les corps meurtris

Par le manque d'oxygène et l'envie d'éspérance;

Quel effort faisait donc toutes ces industries

Pour que l'homme apprécie l'air de son Ranch .

 

Mais il n'était pas seul à bramer ses Poèmes,

Charles LECOMTE de LISLE était avant lui,

Et il reprenait les hommes pour leur Anathème

Que Barbe Rousse avait gardé en usufruit.

 

''Hommes!,tueurs de DIEU,les temps ne sont pas loins,

Où sur un grand tas d'OR vautrés dans quelque coin

Ayant rongé le sol nourricier jusqu'aux roches,

 

Ne sachant que faire,rien,ni des jours ni des nuits,

Noyés dans le néant des suprèmes ennuis,

Vous mourrez bêtement en emplissant vos poches !''

 

Et c'était le drame,c'était le grand reproche,

Que fait'on si les mots bousculent encor'sa tête?

Suivrez-vous donc cette musique et ses doubles croches,

Ou dresserez-vous encore vôtre grosse crête?

 

Le rossignol chante à sa porte et il l'envie

De reproduire la partition qu'il affectionne,

Des PYRENEES elle se propage à VARSOVIE

Et vient émigrer dans le parc de CARCASSONNE.

 

C'est aussi le prix du Silence et de la Paix

Que Barbe Rousse s'était promis de protéger,

Mais personne n'y croyait et l'homme sortait l'épée

Souhaitant par la force arriver à l'Apogée.

 

Les Barbes Bleues tranchaient les gorges et l'Amitié,

Ils ne savaient rien faire d'autre sur cette terre....

Dominer,dominer,se battre à sassiété

Pour acquérir cette planètte en propriétaires.

 

Et les Poètes souffraient et se consummaient

En affûtant les griffes ascérées de leurs plumes,

Pour que le bon sens ne reste pas aux "guillemets"

Et ne soient pas reconnus à titre "Posthume"!....

 

Ils n'abusaient jamais de ce qu'ils écrivaient,

Ni de l'encre posée sur une page blanche;

Vous ne pouvez savoir ce qui les captivait,

Car leur tête était prise du lundi au dimanche.

 

Même le temps ne pouvait jamais rien pour eux

Et ils s'abandonnaient à leurs discours en vain;

Devant un café crème fumant et mousseux

Traçant dans la vapeur un souffle d'écrivain.

 

Les Alexandrins sont comme un fleuve de lave,

Et la force des Vers comme un soc de charrue,

Où les mots se répètent de salves en salves

Pour répercuter en écho au fil des rues.

 

Le Poète est une âme pure faite en diamant

Où le mensonge peut blesser au bord de ses lèvres;

Et s'il préfère écouter le chant des Amants,

C'est parce-qu'il le compose adossé à son cèdre.

 

Vous ne pouvez comprendre l'émotion de ses nuits

Qu'en saisissant le sens de sa propre vertu,

Le chemin qu'il poursuit n'est qu'une ombre qui luit

Celle de la Muse où la lumière se situe......

 

Barbe Rousse plissait les yeux dans cette clarté

Innondante d'Amour et de félicité,

Puis partant dans un songe au fil d'un arc en ciel,

Il regagnait son île dans l'éclair d'un soleil.

 

A peine arrivé il s'asseyait sur la plage,

Où le sable reflète ses milliard d'étincelles,

Où le cri des oiseaux rejoint celui des mages,

Où l'extraordinaire lui offre un carrousel.

 

Et il se prend au jeu,et semble émerveillé

Du cadeau somptueux que lui donne la vie,

Il n'en crois pas ses yeux et veut se réveiller,

De ce beau paysage,splendide paradis.

 

Le décor n'est pas comme en bas,triste et perfide,

Mais bien comme le pensent les pauvres et les mendiants;

Fait de joie et de paix comme au temps d'ATLANTIDE

Où l'homme était heureux et surtout clairvoyant.

 

Les montagnes se dressent à rejoindre les dieux ,

Un pour chaque individu qui passe auprès d'eux;

Les ruisseaux et les lacs analogues au cristal

Sont bordés de milles fleurs et de bois de santal.

 

Les chemins de promenade pavés de marbre rose

Aboutissent aux clairières où chante une fontaine,

A cet endroit se joue les notes de BERLIOZ

Où se mèle le son d'une Cloche Tibétaine.

 

Les parfums ennivrants se mèlent aux couleurs

Des plantes exotiques où le vert se surpasse;

Parmis cette verdure un léger vent éfleure,

L'âme de PLATON que soutient le Grand ATLAS.

 

En avançant un peu plus le long du chemin

Accompagné d'un ruisseau où baigne le jonc,

Et,passant le pont d'architecture de Romains,

Une esplanade nous acceuille parmis des pigeons.

 

La grand place est de Jade et les bancs d'Emeraude,

Un kiosque à musique retient encor un orchestre

Vétu d'Or et de satin bleu pour gorges chaudes,

Baritons,Ténors,dirigés par un grand Maître.

 

Les roulements de tambours marquent l'instant présent,

Puis une flûte traversière entame un jeu

De partition avec le bason pesant,

Q'un piano de verre égaye d'un son courageux.

 

C'est une symphonie,celle de Barbe Rousse !

Elle chante pour le peuple venu se reposer

A l'ombre de ses mots sortis du grand Larousse;

Pour Maître HUGO,le retraité de GUERNESEY.

 

Une fontaine un peu plus loin s'écoule en pluie

Dans une vasque de bronze et de cuivre martelé,

Où,des tourterelles roucoulent en compagnie

D'un couple de rossignols et de roitelets.

 

C'est un lieu de beauté où flane la mémoire

Des Alexandrinistes que le temps n'oublie pas,

LAO-TSEU et BRASSENS se racontent DUMAS

En buvant l'elixir de jeunesse et de gloire.

 

Mais continuons encor et scrutons les visages,

Ils sont presque tous là !Les autres dorment'ils encor!

Ou sont'ils dans un sage et divin paysage,

Ou perdus en chemin dans un sombre décor ?

 

MOZART et BEETOWEN s'échangent quelques croches

Et portent sur eux la clé de Sol des Rois;

Plus loin COLUCHE et de GAULLE se sentent plus proches

De RUBENS repeignant le cheval de Troie.

 

Barbe Rousse est certainement dans le Paradis

Car il sent dans son corps le sol qui magnétise;

Voici VOLTAIRE et ROUSSEAU auprès de MOISE

Racontant l'exploit de la Mer Morte à VERDI;

 

Et RONSARD dans ce coin achevant la "Franciade"

Pour le plus heureux des Rois de France,Charles IX,

Entouré des filles d'Atlas,les sept Pleiades

Resplandissantes de la lumière de ZEUS.

 

Quelqu'un tape son épaule...Est'il là aussi..?

S'il peut ressentir cet effet,regardons qui...!

"Laurent ! enfin je te retrouve,tu est aussi

Vivant parmis eux,même ton idole...TCHAIKOWSKY ".

 

C'était son père,il savait qu'il le reverrait;

Le coeur content il continuait sur une avenue

Bordée de peupliers et de petits fourrés,

Tout était si beau que son âme était émue.

 

Chose étrange....un sentiment de calme et de Paix

Accentuait l'émotion de notre avanturier,

Ce silence l'emplissait curieusement de respect

Et de délectation joyeuse,mais contrariée;

 

Dans le monde les hommes et du temps qui se passe,

L'existence de la paix oublie sa fière allure,

Si Barbe Rousse est atristé,c'est qu'il rêvasse

Au temps qui se fond enfin en caricature;

 

Ici on se repose enfin et l'on respire

L'air de jouvence sans penser au surlendemain,

Et l'on visite sans heurts ce celeste empire

Où flotte le parfum des roses et du jasmin.

 

Au bout de l'avenue un Palais étincelle

De mille feux de richesses pour les yeux de tous,

Il est fait de cristal et de formes isocèles

Avec trois tours de jaspe du pays de NEGOUS.

 

Une nuée Arc en Ciel s'élève du centre,

Serait-elle en liaison avec un autre monde ?

Comment le savoir à moins de visiter l'antre,

Ou admirer la vue sur le chemin de ronde.

 

Vu de loin le Palais semble immense et très haut,

Mais l'effet d'optique est tel qu'il n'est pas si près,

Il faut pour l'atteindre accéder à des niveaux,

De degrés en degrés il faut se concentrer.

 

Mais en levant les yeux la lumière vous aveugle,

La puissance de l'éclat est d'une telle énergie

Qu'il faut se mettre en accord avec ce grand oeuvre,

Avec l'espace,le ciel,et la cosmologie.

 

Puis une fraîcheur vous acceuille sur un grand parvis

Fait de pierres d'Opale assemblées savamment,

Au centre un jet d'eau,Symbole d'une source de vie

Retombe en pluie dans une vasque admirablement.

 

La spendeur de l'ensemble l'est aussi en mesures,

La vasque du jet de quinze mètres de haut

Compte huit mètres de diamètre en son envergure,

Dans le bassin de cent soixante cinq mètres pour l'eau.

 

A cinquante mètres du bassin rond,le Palais

Sur sa longueur a une taille gigantesque

De deux mille deux cent mètres bordé de giroflées,

Sur mille cinq cent mètres d'un jardin romanesque.

 

Reste encor la hauteur des parois de cristal;

Deux cent quinze mètres de verre captant la lumière

Que gardent jalousement trois tours monumentales,

Des deux cent soixante quinze mètres de leurs pierres.

 

Ces mesures symbolisent

La force et la structure

Pour ceux qui paradisent

Dans cette fioriture.

La somme des longueurs retrace l'unité

Que la hauteur renforce de toute son énergie.

 

Puis on pousse les portes d'airain et de platine

Où le sceau d'une croix s'imprime sur un huit,

Qu'un créateur scultat depuis la palestine,

Pour les croyants du monde,des Yogistes aux Jésuites.

 

L'intérieur est d'argent,d'or et de pierreries

Incrustées dans des voûtes d'ébène et de granit,

On se croirait aux halles d'une bijouterie

Aux dalles de marbre luisantes sous le zenith.

 

Barbe Rousse éclabousse ses yeux de merveilles

Qui aurait pu penser que ces lieux existaient ?

Et pourtant il vois,comptemple et en bégaye

De surprise,si bien,que s'installe le respect.

 

Je ne suis que moi-même dans ce lieu de beautées,

Et je me rassasie de la lueur du ciel,

Il éclaire ce nouveau Monde d'un soufle de Paix

Où je me promène souvent à temps partiel.

 

 

D'un pas feutré j'avance dans ce hall de joyaux,

Où le soufle d'un zéphyr éfleure mon visage,

Et me stoppe sous des lampes à se croire en studio;

Puis ellles descendent en douceur et en tamisage.

 

Etant au centre d'une étoile de SALOMON,

J'écoutais chaque bruit,inspirais les odeurs,

Où se mélait la Myre , parfum des Pharaons,

Et la douce musique d'un grand compositeur.

 

Ce monde est certainement celui du roi MELCHIOR,

D'un KENNEDY et d'un MOLIERE talentueux

Qui connaissaient ce lieu et redoublaient d'éfforts,

Afin de le dévoiler aux gens tortueux;

 

'' Pour y accéder,il faut ètre juste et bon,

Et ne pas avoir un esprit matérialiste,

Etres égaux pour les hommes de Paris au Gabon,

Puis ètres certains d'ètres notés sur la liste ! ''.

 

De l'étoile de SALOMON ,on monte d'un degrés,

Le fait d'y penser nous transporte plus haut !

Et par cet éffluve nous pouvons nous intégrer

A L'atmosphère unique de ce crescendo.

 

A cet endroit, il faut montrer patte blanche

Devant une porte de Bronze et de Rubis,

Et sur une plaque electronique qui se déclanche

Au contact des doigts,et pour notre alibi.

 

Ici,l'ultra-moderne se marie à l'ancien

Où l'on ne distingue pas les temps d'évolution,

Où l'homme n'a plus besoin d'ètre Académicien

Car de penser apporte une clarification.

 

L'esprit s'identifie à l'ètre Universel

Et répond à SHAKESPEARE sur la question d'HAMLET,

''je suis celui qui est !,et mon Amour ruisselle

Pour ceux qui observent tous les écrits des Tablettes''.

 

Il y a plusieurs chemins pour venir ici,

Trouvez un bon guide et laissez-vous emporter

Dans le vaisseau du grand LEONARD de VINCI,

Qui transperce la Mer Cosmique et sa Densité.

 

Enfin la porte s'ouvre et l'étage apparait

Dans une lueur bleue que des vitraux diffusent,

Cet endroit est l'acceuil fait d'étoffes chamarées

Pour étouffer les bruits et contrôler la Muse.

 

Je suis maintenant présent devant des Anciens,

Je ne pense rien de peur que l'on me fasse taire,

Et,je scrute les visages que je crois ètre mien;

Suis-je si nombreux depuis ma naissance sur terre ?

 

Pas un ne parle,car leurs yeux suivent mes pensées;

''Qu'as tu fait de ta vie homme intègre et sincère ?''.

''J'ai lu les paroles que vous avez prononçées

Et j'ai essayé de les donner en concert'';

 

''Qu'as tu fait de tes mains homme heureux de la terre ?''.

''Je les ai posées là où le mal tenaillait......

En prenant tous les photons de la stratosphère !,

J'équilibrai le corps des ètres Privilégiés;

 

J'ai aussi écris les mots que l'on me dictait

Pour la postérité et tout ses éléments,

J'ai pris la peine de mon semblable par charité

Tel que l'à pratiqué aussi le Musulman;

 

Que celui qui n'a jamais fait le mal me juge

Pour que je ne me crois pas sans imperfections,

Car vous savez que je n'use pas de subterfuges,

Et,que je suis franc- tireur sans une distinction;

 

Je n'ai pas peur des phrases et des sous-entendus

Que tous les nobles fourvoyeurs peuvent proférer;

Je n'ai que la fierté de m'ètre résolu

A offrir le mystère que j'ai pu mémorer.

 

Une voix Cristaline et légère répondit :

''En toi la clarté s'est soumise au Mont Carmel,

Massif qui est la possession des Erudits

Sur un Monde d'espoir au parfum d'hydromel;

 

Ta mission était celle de soulager les peines,

Par tes mains,par tes lèvres tu apportait la FOI,

En respectant les données de ton subalterne

Tu a gagné le coeur du Pauvre et du Bourgeois''.

 

Une Paix m'envahit et m'apporte la Joie,

A ces mots je peux découvrir l'étage suivant

D'où des cristaux de verre le soleil flamboie

Pour éclairer de son mieux mon entendement.

 

Des parterres de fleurs,des cascades chantantes

Me surprennent à rêver devant cet édiffice,

A la terre que l'on laisse et tout ses artifices

Qui nous aident à mieux vivre et comprendre l'existence.

 

Une voix me dit-''Barbu ! retourne en bas,là bas,

Et reprend ce chemin que j'ai tracé au Diamant;

Vas au devant de celui qui ne savait pas,

Et Porte le dans l'éphémère survie du temps''.

 

''Comment ferai-je si je n'accepte pas ces lieux ?

Cette terre où la vie ne rend que des obus,

De cette génération où je passe pour un vieux,

A raison pour mon âme refusant son foetus;

 

Laissez-moi rester là,me reposer un peu,

Baigner dans le silence et la sérénité,

Gardez-moi avec vous auprès de ce grand feu

Qui m'apporte la Paix et enfin la Gaieté''.

 

''N'aie pas peur de la terre,elle est une Lumière

Dans l'Univers,elle se comptemple de très loin,

Elle n'existe dans un But qui n'est qu'hummanitaire

Afin que tous les hommes s'entendent et baissent le poing !''.

 

''Si votre décision est bonne pour ma vie,

Alors je reviendrai conseiller mes Amis;

Laissez-moi simplement venir de temps en temps

Ressourcer mon Esprit près du Maître des vents ''.

 

''Accordé,accordé,reprirent en choeur les Grands !

Nous t'avons tous choisis pour ton petit talent,

Ecrire,écrire,et transcrire sans l'ombre d'un doute